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mercredi 19 mai 2010

PILOT 101

[6.57] Furious D, grand spécialiste de l'industrie de l'Entertainment, aime secouer et agiter sa compréhension instinctive de l'industrie du cinéma et de la télévision dans un cocktail d'humour, d'esprit et de sagesse.

Il nous donne une masterclass sur les pilotes de séries, dans le sillage du battage médiatique autour de la saison 2010 des pilotes et des présentations de grilles de rentrée (http://dknowsall.blogspot.com/2010/05/hollywood-babble-on-on-513-take-me-to.html).

Vous pouvez lire également ce que pense Lee Goldberg de cette rentrée série. Un homme qui en connaît un rayon sur le business de la télévision et un nom familier des lecteurs de notre petit blog (http://leegoldberg.typepad.com/a_writers_life/2010/05/pickups-and-letdowns.html).

jeudi 24 septembre 2009

D'ABORD BARBIE, PUIS MONSIEUR PATATE?

[7.40] Dans le cas où vous, chers et loyaux lecteurs, vous posez la question de savoir pourquoi il y a peu de sujets cinéma ces derniers temps sur cet humble blog, la nouvelle qui suit pourrait vous donner un début d'explication.

D'après Michael Fleming dans Variety, la célèbre poupée Barbie de Mattel aura bientôt droit à son film avec de vrais acteurs dedans (http://weblogs.variety.com/bfdealmemo/2009/09/u-turns-barbie-into-movie-star.html). Un film live action des Maîtres de l'Univers de Mattel est dans les tuyaux, il y a une rumeur (une plaisanterie?) récurrente à propos d'un film autour de ce bon vieux Viewmaster, et les Majors font le tour de toutes les franchises de jouets et de jeux pour les transformer en blockbusters. Il ne fait aucun doute que notre cher ami canadien Furious D n'aura pas à attendre longtemps avant de voir enfin son adaptation des Hippos Gloutons par Lars von Trier (http://dknowsall.blogspot.com/2009/05/very-important-mission.html).

Laurence Mark (Julie & Julia) produira le film pour Universal. L'idée c'est qu'un film avec des acteurs en chair et en os est une étape logique après 16 DVD d'animation (plutôt bien faits d'ailleurs) mais est-ce vraiment nécessaire? Honnêtement? Naaan, sérieusement? Comme si Le Chihuahua de Beverly Hills ne suffisait pas.

Pour être parfaitement juste il est vrai que je ne me situe pas dans la cible d'audience visée (rires). Mais ce doit être un rêve, bientôt je vais me réveiller et je vais voir Monsieur Patate me dire "Bonjour" comme Patrick Duffy dans ce fameux épisode de Dallas.

Voir également: http://www.ropeofsilicon.com/article/barbie-he-man-ghost-rider-2-oh-my-who-said-good-cinema-was-dead (En Anglais)

mercredi 2 septembre 2009

DES ARAIGNEES, DES SOURIS ET DES OURS! OH MON DIEU!

Ainsi donc The Walt Disney Company achète Marvel Entertainment avec une transaction en actions et cash pour environ 4 milliards de dollars US. Marvel, bien sûr, est le foyer de quelques uns des plus prestigieux et lucratifs personnages de la bande dessinée américaine, tels Spider-Man, Les Quatre Fantastiques, Les X-Men or Iron Man.

Tout bien considéré la nouvelle selon laquelle Marvel est racheté par plus gros n'est pas vraiment une surprise. L'expansion de l'éditeur de comic books, licenseur de produits dérivés et compagnie cinématographique s'appuie ces derniers temps principalement sur le cinéma, le film de super-héros étant la dernière vache à lait en vogue à Hollywoodland (à propos, est-ce qu'il existe une vache super-héros?) Comme l'a écrit votre humble serviteur dans un commentaire sur Deadline Hollywood Daily, le blog de Nikki Finke (1), Marvel est arrivé à un point où certains enfants ou adolescents pensent que les comics sont des produits dérivés adaptés du portefeuille de personnages de Marvel. Et les films sont chers à produire et à promouvoir, spécialement les blockbusters de super-héros avec leur festival d'effets spéciaux.

Alors quoi? Warner Brothers est l'heureux propriétaire de DC Comics (Batman, Superman, La Ligue des Justiciers et tant d'autres...) Reste Twentieth Century Fox et Disney, ce sera la souris. La synergie saute aux yeux: « Cette transaction combine la marque globale Marvel et son catalogue de personnages mondialement connus incluant Iron Man, Spider-Man, les X-Men, Captain America, les Quatre Fantastiques et Thor, avec les talents créatifs de Disney, un portefeuille de propriétés dans le domaine de l'Entertainment sans équivalent, et une structure économique qui maximise la valeur de propriétés créatives au travers de plateformes et territoires multiples » explique Robert Iger, PDG de Disney.

Les motifs de Disney sont brillamment analysés par notre ami canadien Furious D sur son blog: ils ont besoin de plus que Pixar, le deal avec Dreamworks et les aimants à pré-ados ou ados pour le bien de l'évolution de la compagnie et ils renouent avec la stratégie de développement de la période Michael Eisner (http://dknowsall.blogspot.com/2009/08/hollywood-babble-on-on-360-disney.html). Au passage, ils prennent une grosse part du gâteau des super-héros au cinéma. Pour la saga complète de la souris qui mange l'araignée lisez DHD, car Nikki Finke a couvert exhaustivement le sujet avec pas moins de 11 mises à jour (http://www.deadlinehollywooddaily.com/shocker-disney-buying-marvel/) sur les faits et l'mpact de la nouvelle. Tant sur les contrats des franchises cinéma Marvel en cours que sur le problème spécifique des parcs à thèmes.

« Disney a t-il surpayé Marvel? » demande Nikki (voir sa 6ème Mise à jour). Strictement sur le papier peut-être, mais à en juger par l'intérêt de mes neveux pour tout ce qui commence par "Spider" et se termine par "Man" le coup d'Iger est clairement très malin. Maintenant Disney va attirer des catégories qui préfèreraient mourir plutôt que de regarder High School Musical 3 et qui n'étaient pas intéressées par leurs derniers produits d'animation, même fabriqués par Pixar. « Prenez les films de Spider-Man ou d'Iron Man. Ils conviennent parfaitement. Mais nous savons évidemment que Disney a beaucoup de produits qui sont orientés vers un public de jeunes filles plutôt qu'un public de jeunes garçons. Et nous aimerions avoir l'opportunité de nous occuper de ce public-là d'une manière plus efficace » dit Robert Iger - qui doit connaître mes neveux - à la chaîne d'informations économiques et financières CNBC.

Donc Furious D a raison lorsqu'il écrit: « L'influence de Disney pourrait ramener la compagnie [Marvel] vers le business de l'édition de masse, mais, et c'est un mais de la taille de Kirstie Alley, je ne crois pas que cela les intéresse ». L'enjeu c'est le celluloïd, pas le papier: les suites d'Iron Man, Captain America, Les Vengeurs, Thor, et de nombreux autres étaient dans les tuyaux avant l'achat de Marvel par Disney. Votre serviteur est curieux de savoir comment les trois derniers cités vont s'en sortir hors de leur marché domestique, particulièrement Thor and Cap. Et je ne fais pas dans le Geek mais (oups, désolé Nikki) David "The Hoff" Hasselhoff était un bien meilleur Nick Fury que Samuel L. Jackson.

Finalement le plus intéressant dans l'acquisition de Marvel par Disney c'est que Disney fait ses emplettes. « Parce que chacun sait qu'Eisner, quand il dirigeait Disney, allait à reculons lorsqu'il s'agissait de faire des acquisitions telles que celles d'ABC (pensant qu'il était mieux que la croissance de Disney soit organique). Mais Iger, d'abord avec Pixar, et maintenant avec Marvel, se montre le pdg le plus audacieux du secteur des grands médias » écrit Nikki Finke (2). Quel prochain achat pour Disney? Humble tuyau pour monsieur Iger: essayez ITV, ils ont ces merveilles séries en Supermarionation (Escadrille sous-marine, Les Sentinelles de l'air, etc) Imaginez: les Jonas Brothers dans un film live-action d'Escadrille sous-marine, Demi Lovato chantant le générique de Capitaine Scarlet... Les synergies sont infinies.

Mise à jour: Nikki Finke écrit à propos de l'étendue de la synergie avec Marvel (http://www.deadlinehollywooddaily.com/why-disney-has-to-wait-for-marvel-synergy/) et enquête sur les relations entre Disney et Universal autour des parcs à thèmes après le rachat de Marvel (http://www.deadlinehollywooddaily.com/universal-vs-disney-over-marvel-characters/).

Mise à jour 2: Un article intéressant de Steven Zeitchik pour Risky Biz (http://www.riskybusinessblog.com/2009/08/disney-acquiring-marvel-avengers-iron-man.html). Au regard des articles de Nikki et de celui-là il est clair qu'une relance active si ce n'est agressive de la branche édition de Marvel Entertainment à un niveau mondial contribuerait à aider Disney à obtenir plus rapidement un retour sur investissement.

Mise à jour 3: Les coulisses exclusifs de l'acquisition de Marvel par Disney sur DHD (http://www.deadlinehollywooddaily.com/behind-the-scenes-of-disney-marvel-deal/). Nikki Finke me rappelle cette phrase de Perry White dans Superman II: « Car moi je la connais, Lois Lane. Non seulement elle ramenera le reportage de l'année, mais en plus elle réalisera une interview exclusive de la bombe intitulée "Comment je fais Tilt" ». Mais Superman appartient à DC.

(1) http://www.deadlinehollywooddaily.com/marvel-beats-street-in-quiet-2nd-quarter/
(2) Celles et ceux qui sont intéressés par la période qui a véritablement façonné la compagnie Disney telle qu'elle est aujourd'hui, avec l'avènement de Michael Eisner, peuvent essayer de mettre la main sur un ouvrage fascinant de John Taylor qui s'appelle Storming the Magic Kingdom: Wall Street, the Raiders and the Battle for Disney (Ballantine Books, 1988). Un des 15 livres en permanence sur mon bureau.

vendredi 15 mai 2009

SIX PIEDS... OH PUIS ZUT

En mars nous réagissions à la liste des 36 pilotes publiée par Den of Geek (http://www.denofgeek.com/television/207248/36_upcoming_us_tv_pilots.html) qualifiant ladite liste (désolé pour l'auto-citation) d' « l'alignement de pilotes le moins attirant de la décennie ». Depuis le mois dernier, Celle-Qui-Doit-Être-Lue, alias Nikki Finke, de Deadline Hollywood Daily, nous donne en temps réel ce qui restera de cette liste pour la saison 2009-2010.

Juliana Margulies est en vedette de The Good Wife pour CBS. « Une série dramatique juridique au féminin avec Juliana Margulies pour remplacer la dernière série dramatique au féminin avec Juliana Margulies et qui s'est plantée sur Fox l'année dernière » écrit notre ami canadien, spécialiste de l'industrie de l'Entertainment, blogueur, écrivain, homme de culture et de goût, monsieur Furious D (http://dknowsall.blogspot.com/2009/05/fabulous-furious-d-fall-tv-freakout.html) - qui se rappelle de Canterbury's Law. « Semble tout de même sur le point d'être pris» écrit Nikki dans son blog. Geena Davis était-elle indisponible? Faites le avec la grande Miriam Margolyes et peut-être que j'y jèterai un oeil.

CBS toujours. Le network hésite entre deux série médicales: Miami Trauma et Three Rivers. Oh mon Dieu, par pitié! Miami Trauma parle d'un groupe de chirurgiens traumatologiques à Miami, c'est produit par Jerry Bruckheimer (la franchise Les Experts) et j'ai hâte d'apprendre quelle chanson de The Who sera utilisée comme générique. Three Rivers concerne d'après Den of Geek, "Des transplantations d'organes, racontées des points de vue du docteur, du receveur et du donneur". Au moins le premier a l'air assez glamour pour les réseaux américains et, avec Dexter Morgan ou Michael Westen dans le coin, les chirurgiens de Miami auront assez à faire. Déménagez Three Rivers de Pittsburgh à Miami, je suis certain que Dex et Mike peuvent faire les trois-huit pour les gars de la transplantation.

Come on along with ABC? FlashForward, le futur nouveau Lost, est programmé. Un ennui technique durant une expérience scientifique permet accidentellement aux gens d'avoir un aperçu de leurs vie dans l'avenir. Comme dirait Carol, la réceptionniste antipathique de Little Britain: la machine dit naan... Empire State, décrit comme étant un « Roméo et Juliette dans le Manhattan contemporain » est "entre les deux" sur le plan décisionnaire dit Nikki. Le genre est-il mort avec Aaron Spelling? Et bien, le réseau CW semble croire que ce n'est pas le cas, vu qu'un revival de Melrose Place doit accompagner le revival de 90210. Prêts pour un revival de Models Inc.?

Human Target, avec Mark Valley et adapté d'une bande dessinée DC, est sur la grille de Fox . J'aimais la bande dessinée, j'ai bien aimé la première adaptation avec Rick Springfield dans les années 1990 et j'aime le concept (un mystérieux spécialiste en sécurité prend l'identité de personnes en danger, devenant ainsi une "cible humaine" pour ses clients). Mais je suis sans doute trop nostalgique de séries telles que Stingray (celle de Stephen J. Cannell, pas la série avec des marionnettes) ou Equalizer. Un jour NBC-Universal nous fera un remake d'Equalizer avec un des frères Glenister. A propos de NBC, certains disent que Trauma est le nouveau Urgences mais le concept sonne comme une vieille série de Glen A. Larson ("des ambulanciers et le personnel médical d'urgence à l'autre bout d'un appel au 911" écrit Den of Geek).

Deux pilotes qui n'ont plus besoin de soins d'urgence: Eva Adams, le remake de Lalola - un format argentin- et la nouvelle tentative de version US d'Absolutely Fabulous, tous deux rejetés par Fox. « Absolutely Fabulous était chaud, chaud, chaud. Mais les cadres de Fox se sont demandés si c'était vraiment fait pour leur public. En d'autres termes, trop féminin? » demande Nikki Finke (http://www.deadlinehollywooddaily.com/fbc-has-officially-passed-on-abfab/) Hein? Comment est-ce qu'ils ont "pitché" ça au réseau: "Sex and the City bourré"? S'il vous plait Lee Goldberg, écrivez nous donc un autre opus de votre Unsold Television Pilots. Le matériel est tout chaud et il attend...

Tous les détails avec grand style par Nikki Finke sur DHD. Nikki est comme Le Shadow, Nikki sait!

http://www.deadlinehollywooddaily.com/primetime-pilot-panic-latest-network-by-network-update-on-renewals-pickups/
http://www.deadlinehollywooddaily.com/is-this-nbcs-fall-schedule-hmm-chuck-returning-southland-on-friday/

Précédent Six pieds... : http://thierryattard.blogspot.com/2009/03/six-pieds-vous-connaissez-la-suite.html

dimanche 19 avril 2009

STATE OF PLAY US

Grande Bretagne, Grande Bretagne, [imaginez la voix de Tom Baker] Grande Bretagne, terre natale d'America's Got Talent, Jason Statham, Little Britain USA... et de State of Play. Quelqu'un, je ne me souviens plus qui (puisse cette personne bien vouloir excuser ma mémoire défaillante), a écrit que la chaîne BBC America était le foyer des futures séries américaines - ou quelque chose dans ce genre. Mais c'est valable également pour les films.

Le remake US de State of Play, le classique de la BBC avec John Simm, qui met en vedette Russell Crowe, est sorti ce week-end en Amérique du nord. Merci à notre ami canadien Furious D et à son formidable blog (http://dknowsall.blogspot.com/2009/04/hollywood-babble-on-on-270-is-smart.html) pour avoir attiré notre attention sur cet article du Los Angeles Times titré Un sort déprimant pourrait attendre 'State of Play' (http://www.latimes.com/entertainment/la-et-word16-2009apr16,0,395527.story).

Eh bien, les fidèles lecteurs de la version française de ce blog connaissent déjà mes réserves à propos de ce remake cinématographique. Depuis mon article sur la saison 1 de Life on Mars, en fait - Brad Pitt était alors lié au projet. John Horn écrit: « Une partie de la probable contre-performance de "State of Play" sera sans doute imputée à Crowe, l'Australien âgé de 45 ans - qui est en surpoids et débraillé dans le rôle du journaliste d'investigation - mais c'est loin d'être le seul problème. Le genre de "State of Play" est tout aussi problématique: film dramatique de haut niveau, un genre qui est en train de devenir une relique des grands studios ».

Furious D objecte poliment que « c'est difficile d'être un thriller lorsque vous êtes plus prévisible que les marées ». Il n'y a heureusement aucune règle qui exige que le personnage ressemble à un mannequin de chez Calvin Klein, par conséquent la forme physique de Russell Crowe est indifférente. Mais ma perplexité va grandissante lorsque je lis ici et là que le principal problème de State of Play est que le thriller élaboré est un genre qui ne marche pas au box office. « Ouais mais nan, mais ouais... » répondrait Vicky Pollard de Little Britain. Hollywoodland est une industrie où les "Franchises" sont perçues comme le Ticket d'Or mais où les studios proposent cycliquement le pire et le meilleur dans bien des genres, depuis les Blockbusters jusqu'aux films indépendants ou dits indépendants.

Prenons par exemple l'année 2006: Big Mama 2, Nanny McPhee, Scary Movie 4, mais aussi les excellents V for Vendetta, Slevin ou le sophistiqué Inside Man - L'homme de l'intérieur (http://thierryattard.blogspot.com/2008/06/croupier-inside-man.html) - avec un budget de production de 45 millions de dollars US et un box office total de plus de 184 millions de dollars (http://www.boxofficemojo.com/movies/?id=insideman.htm) pour Universal, le studio à l'origine du film State of Play. Si l'idée c'est qu'il n'y a plus de place pour un nouvel Inside Man, j'espère que non mais nous sommes en récession, les comédies se portent plus que bien, et les compagnies de productions scannent tous les comic books afin de trouver un nouveau Dark Knight.

Mais peut-être que le karma de State of Play US pourrait être résumé en trois mots: Life on Mars. Le film, réalisé par le talentueux Kevin McDonald (Le dernier roi d'Ecosse) arrive par pur hasard juste après l'annulation de la version US de Life on Mars - la série de la BBC avec... John Simm et Philip Glenister (qui jouait un policier dans le State of Play original!) Ces tentatives américaines de refaire des séries britanniques pouvaient sembler commercialement pertinentes lorsque ces séries passaient aux Etats-Unis exclusivement en syndication ou sur PBS, mais avec BBC America, le DVD et internet, tout Américain intéressé par ce que la télévision britannique peut offrir a vu Life on Mars.

Et pourquoi se donner la peine de faire des adaptations américaines d'oeuvres si profondément britanniques comme Blackpool, avec David Morrissey - qui interprétait si brillamment le polititicien dans State of Play - ou State of Play, avec ses intrigues à Whitehall et les spécificités de la presse du Royaume-Uni. Particulièrement quand il y a dans ce dernier Simm et Morrissey, deux des plus grands acteurs britanniques de ce siècle.

D'après ce que je comprends de la lecture de différents articles, le "plus" produit du film serait l'accent sur l'opposition entre journalisme papier et les blogs mais eh, les gars, The Times They Are A-Changin - comme disait le barde. Et qu'est-ce qu'un traitement sous l'angle du thriller politique à l'Américaine pourrait ajouter? On a tout vu dans le genre depuis Les Hommes du Président jusqu'à la version 2004 d'Un crime dans la tête (http://thierryattard.blogspot.com/2008/05/un-crime-dans-la-tete-2004.html). « Parce que c'est toujours un sinistre contractant de la défense. Et si ce n'est pas le cas, c'est une cabale de la CIA ou du FBI. Ou bien les militaires. Ou alors c'est quelque autre méchant de la finance (les compagnies pharmaceutiques ou de la chimie sont des choix populaires) » écrit Furious D.

D'après Deadline Hollywood Daily, le blog de Nikki Finke, State Of Play s'est placé N°2 vendredi 17 mais avec seulement 4,5 millions de dollars pour 2803 salles, et pour un week-end sous-performant probablement à 14 millions de dollars(http://www.deadlinehollywooddaily.com/tweens-take-zac-efron-to-1-friday-while-serious-state-of-play-snags-2/). Nous verrons quelles seront ses recettes totales mais « Est-ce que la vedette initiale, Brad Pitt, aurait fait la différence au box office? » demande Nikki, avant de répondre elle-même à la question.

Etonamment, l'intérêt de Hollywood pour les séries télévisées britanniques ne semble pas diminuer après Life on Mars et State of Play. Warner Brothers envisage un remake grand écran de Primeval (http://www.broadcastnow.co.uk/news/2009/04/itvs_primeval_to_get_hollywood_treatment.html). Si la saison 3 de cette série naguère bonne continue à réinventer les produits de la syndication américaine des années 1990, deux épisodes mis bout à bout seraient certainement moins chers.

http://www.stateofplaymovie.net/

Mise à jour (20 avril): Il semblerait que certains observateurs soient pour le moment plutôt satisfaits du box office de State of Play, donc préparez vous pour Château de cartes - Le film, Affaires d'états (The State Within) redux et Best of Masterpiece Theatre - La comédie musicale!

dimanche 8 mars 2009

MES ONCLES CHARLIE

Notre ami canadien Furious D (http://dknowsall.blogspot.com/) a repéré deux parodies de Watchmen - Les Gardiens. La première est un générique de dessin animé façon Filmation, et la deuxième - ma préférée - s'intitule Two and a Half Watchmen! J'ai particulièrement apprécié la réplique sur Lady Gaga, en fait je suis encore en train de rire pendant que j'écris..

http://dknowsall.blogspot.com/2009/03/saturday-silliness-cinema-watching.html

vendredi 27 février 2009

DES LIONS EN HIVER

Beaucoup de nouvelles sur le front corporatif. Remercions donc Nikki Finke's Deadline Hollywood Daily (http://www.deadlinehollywooddaily.com/). Nikki et son blog sont en grande forme, en ce début d'année 2009.

« Des lions, des tigres et des panthères! Oh mon Dieu! » (Dorothée dans le Magicien d'Oz)

UN TIGRE A LA PORTE (OHI'MBUBE, OHI'MBUBE)

Carl Icahn (http://www.icahnreport.com/), financier américain et raider, a augmenté sa présence dans l'actionnariat de Lionsgate (http://www.deadlinehollywooddaily.com/carl-icahn-increases-stake-in-lionsgate/). Parmi les éléments de valeur de cette compagnie: Saw, la franchise de films d'horreur, les films de Tyler Perry (http://www.tylerperry.com/) et un catalogue impressionnant(http://www.deadlinehollywooddaily.com/carl-icahn-may-be-amassing-a-bigger-lionsgate-stake-than-anyone-realizes/).

Pour être parfaitement honnête, cette nouvelle laisserait votre humble serviteur totalement indifférent si elle n'était pas complètée d'un scoop plus intéressant de Nikki: M. Icahn semble s'intéresser aussi à MGM (http://www.deadlinehollywooddaily.com/carl-icahn-interested-in-mgm-now-too/).

La question est maintenant la suivante: quelles sont les intentions de Carl Icahn derrière cette chasse aux lions? Une fusion? Ou du shopping sur catalogue, à la fois sur les titres Lionsgate et MGM? Comme notre ami canadien Furious D (http://dknowsall.blogspot.com/), grand connaisseur de l'industrie, le remarque en commentaire sous le post de Nikki: « Il doit projeter d'ajouter le catalogue MGM/UA à celui de Lionsgate. En tant que marque, MGM sait vendre de l'Histoire, mais a bien du mal à vendre de nouveaux projets » (http://www.deadlinehollywooddaily.com/carl-icahn-interested-in-mgm-now-too/#comment-206049).

Nous aimons tous la marque MGM, nous lui devons une partie de notre intérêt pour le cinéma. Mais avec tout le respect dû à ces trois lettres, le MGM d'aujourd'hui c'est avant tout la bournesque franchise 007, le catalogue et des remakes de fleurons de la MGM (Rollerball, Les pirates du métro... De grâce regardez les originaux d'abord!) Comme l'écrit Nikki: « Les gens de MGM ont peut-être fait leur publicité sur le retour des jours glorieux, mais c'était seulement pour fabriquer de quoi rendre la compagnie désirable aux yeux des autres ». Itte missa est?

LE RENARD S'EVADE A TROIS HEURES

Il pleut des scoops chez DHD... Nikki Finke a annoncé que Peter Chernin a décidé de quitter son poste de N°2 de News Corporation - maison-mère de Twentieth Century Fox (http://www.deadlinehollywooddaily.com/source-peter-chernin-leaving-news-corp/). « Qui pour lui succèder? » demande Nikki. Votre serviteur pense, comme beaucoup d'observateurs, que Elisabeth Murdoch - la fille du patron de News Corp, Rupert Murdoch - est la mieux qualifiée.

Mais Elisabeth Murdoch ne souhaite pas entrer au conseil d'administration de News Corp (http://www.deadlinehollywooddaily.com/new-murdoch-family-drama-report-says-daughter-elisabeth-declined-spot-on-news-corp-board/). Avec Shine Group, elle a réussi au Royaume-Uni à bâtir avec brio un mini-empire de production télévisuelle qui rappelle l'époque de ITC Entertainment. Shine possède Kudos, compagnie régulièrement mentionnée dans ce blog.

samedi 21 février 2009

L'UNIQUE RAISON DE GARDER UN OEIL SUR LES OSCARS

Demain, Nikki Finke (http://www.deadlinehollywooddaily.com/) va bloguer sur la cérémonie des Oscars en direct pour son Deadline Hollywood Daily (http://www.deadlinehollywooddaily.com/dhd-reminder-2-its-live-snarking-time/).

Pendant que nous parlons de personnes que nous apprécions, notre ami canadien Furious D a décidé d'aider Kate W. et ses collègues pour le délicat moment du discours d'acceptation(http://dknowsall.blogspot.com/2009/02/heres-your-oscar-speech.html).

Mise à jour: « Venez pour le cynisme. Restez pour la subversion »... (http://www.deadlinehollywooddaily.com/live-snarking-the-2009-academy-awards/). Magnifique! Ma préférée: « Vous savez que le public du Kodak Theatre est en manque de spectacle lorsqu'un Français qui fait tenir un Oscar sur son menton obtient les plus gros applaudissements de la soirée ».

Vous ne pensiez tout de même pas que celle-là allait passer inaperçue. N'est-ce pas, Nikki?

mercredi 5 novembre 2008

POUR UNE POIGNEE DE RECONFORT (A PROPOS DE LA SORTIE DE QUANTUM OF SOLACE)

Remerciements spéciaux à François Justamand

« C'est un monde nouveau, avec de nouveaux ennemis, et de nouvelles menaces. Mais vous pouvez toujours compter sur un homme... » Et bien au moins ses producteurs le peuvent: Quantum of Solace, le nouveau 007 - sorti le 31 octobre - bat tous les records pour son premier week-end en Europe: 1,3 millions d'entrées en France (sur 3 jours) et £ 15 384 217 pour sa sortie au Royaume-Uni, marché test par nature pour la franchise. Le film sort le 14 novembre aux Etats-Unis.

Avec une note de 261 millions de dollars pour un film de 105 minutes, peut-être le film le plus couteux minute par minute jamais réalisé (http://www.deadlinehollywooddaily.com/new-bond-wannasee-double-casino-royale-questions-about-quantum-of-solace-cost/), l'échec n'était pas une option pour Sony, MGM et Eon Productions, les forces derrière Quantum. Les explications de ces très bons chiffres du premier week-end sont multiples: des dates de sorties pertinemment planifiées, pas de concurrence réelle, le succès commercial de Casino Royale - le précédent, et le prestige d'un des mythes les plus solides de la pop culture: James Bond.

Mais lequel exactement? Le personnage créé par Ian Fleming pour ses romans? Sean Connery dans James Bond 007 contre Docteur No (1962) et Bons baisers de Russie (1963)? Ou le sommet de l'évasion extravagante sur grand écran établi dans Goldfinger (1964): le super-espion séducteur et suave combattant des vilains mégalomanes, avec un petit peu d'aide sous la forme de gadgets, des voitures pleinement équipées pour permis de tuer, et des filles tout droit sorties de rêves de Hugh Hefner. Le tout avec cette ingéniosité et cette sagacité typiquement britanniques, au shaker et pas à la cuillère.

Les livres demeurent rarement intacts lorsqu'ils sont adaptés au cinéma. Honnêtement et avec tout le respect dû à l'oeuvre de Ian Fleming, la seule façon convenable d'être aujourd'hui fidèle à ses romans serait de produire des mini-séries se passant à l'époque des livres et avec les normes de qualité d'un Poirot avec David Suchet. Sans l'alchimie qui fit de Sean Connery la star immortelle du dyptique Docteur No/Bons baisers de Russie (longtemps avant que les producteurs ne décident que Quantum of Solace serait une suite) la création de Fleming aurait été transposée uniquement en bande dessinée (http://thierryattard.blogspot.com/2008/04/james-bond-007-spy-who-loved-me.html) et pour l'épisode d'une anthologie oubliée de la Préhistoire de la télévision.

Goldfinger a fait le cinéma commercial moderne et imposé les canons d'un genre à part entière pour des générations allant tous les deux ans (sauf exceptions) voir UN JAMES BOND, « la marque déposée du grand spectacle moderne »: élégance, action, aventure, lieux exotiques, voitures classieuses, la gigantesque tanière du méchant conçue par Ken Adam, les traits d'esprit, les fabuleux génériques, le talent de John Barry et CE thème. Le thème le plus célèbre au monde: The James Bond theme.

Et ce Bond-là a perduré pendant quarante ans avec flamboyance, beaucoup de hauts, quelques bas, essayant parfois maladroitement d'émuler des phénomènes du Box Office de leurs temps, comme Shaft pour Vivre et laisser mourir (1973), les films de la Shaw Brothers pour L'homme au pistolet d'or (1975), où même La guerre des étoiles - prototype des "franchises" telles que nous les connaissons aujourd'hui, pour Moonraker en 1979. Mais toujours avec un si ce n'est plus de ces moments construisant sa gloire éternelle et toujours dans le respect de l'âme du James Bond cinématographique: évasion à grand spectacle garantie. A cette époque Bond était synonyme de sensations cinématographiques vendues par des génies de la publicité imaginant les plus grands slogans et commandant de magnifiques affiches peintes. Nous connaissions le nom, nous connaissions le numéro.

Alors vint Meurs un autre jour (2002), avec ses excès et ratés sous le poids des mesures de catégories d'audience et contre le reflet d'un miroir déformant appelé Austin Powers. A ce moment-là votre humble serviteur, depuis longtemps amateur de James Bond, pensait qu'il était temps d'aider la franchise à ne pas finir en sujet perpétuel de rigolade pour Mad Magazine, et théorisa pompeusement devant ses infortunés amis le soi-disant manque de crédibilité de 007 au 21ème siècle - insistant sur le fait que ses espions favoris de l'écran étaient Harry Palmer et George Smiley (ce qui est toujours le cas, à propos...)

James Bond avait atteint le sommet de sa popularité en tant qu'un des « Trois B », la Sainte Trinité des Swinging Sixties: Les Beatles, Bond et Batman. A l'âge sombre d'un monde post-11 septembre, le Batman subit un "reboot", et un délai de 4 ans entre Meurs un autre jour et Casino Royale (2006) vit l'émergence de super agents de fiction brutaux et sans humour: Jack Bauer, tourmenté sauveur 7 jours par semaines, et le nouveau Jason Bourne incarné par Matt Damon. Mission: Impossible III, un des meilleurs thrillers d'action jamais réalisé, fit le reste et acheva de convaincre les producteurs des James Bond, qu'un reformatage était le seul moyen de faire de 007 un des "B" de l'action, avec Bourne et Bauer (le Ethan Hunt de Tom Cruise étant le quatrième mousquetaire).

« C'est un monde nouveau, avec de nouveaux ennemis, et de nouvelles menaces. Mais vous pouvez toujours compter sur un homme... » L'ennui avec Casino Royale c'est que l'homme et tout ce qui a fait du personnage un mythe moderne de la culture populaire sont portés disparus. Et nous avons dû attendre 4 longues années d'habituelles rumeurs et spéculations (empirées à l'ère d'internet), nous laisser convaincre par l'idée de changement substantiels, et accepter Daniel Craig en tant que nouveau James Bond (pourquoi pas? Il était excellent dans Layer Cake) avec les meilleurs sentiments et intentions... pour un résultat plutôt désespérant (1). Le Box Office a plebiscité les choix de Barbara Broccoli et Michael Wilson, patrons de la série lançée par Albert R. Broccoli et Harry Saltzman en 1962, mais à ce jour les pro et les opposants au rebootage façon « James Bourne » sont toujours en train de discuter si le film est du pur Bond ou non (2).

Rétrospectivement, Meurs un autre jour a été le déclencheur si ce n'est le bouc émissaire de ce reboot. Die Another Day n'est ni meilleur ni pire qu'un autre épisode de la franchise. Le film a essayé d'être à la hauteur du titre de « Marque déposée du grand spectacle moderne» hérité des années d'or de 007, dans un monde (une pensée ici pour le regretté Don LaFontaine...) où il y a un blockbuster sorti de l'usine Hollywoodland par semaine, et où les Allemands d'action concept produisent plus de séquences d'action spectaculaires dans un épisode d'Alerte Cobra que l'industrie cinématographique dans 144 minutes de Casino Royale. Hollywood sait cela, louez donc un des films récents du grand Bruce Willis.

Meurs un autre jour est le Bond Ultimatum du 007 "vieille école". Avec Quantum la suprématie de Bond reste incontestée du point de vue du Box Office mais il ne reste pratiquement rien aujourd'hui de la mémoire de Bond, la Bond Identity: un logo sur des affiches, le thème de James Bond sur les bandes-annonces. Pourquoi pas après tout? Vraiment. Tout change, il y a peut-être maintenant un Bond pour chaque génération: un dinosaure sexiste, mysogine, relique de la Guerre froide ou un instrument brut. Votre humble membre du Gang des chaussons aux pommes n'ira pas voir Quantum of Solace, une régénération gâchée dans Doctor Who c'est assez de déception pour cette année. Sans rancune aucune, Monsieur Bond...

« Voyez le cercueil, il a les mêmes initiales que vous: J.B.
- Je préfère que ce soit lui plutôt que moi. »
(Opération Tonnerre, 1965)


(1) Nous développerons notre avis sur Casino Royale dans un prochain article.

(2) Plus généralement, Furious D à propos du cas « Bond, James Bond » : http://dknowsall.blogspot.com/2008/11/cinemaniacal-bond-james-bond.html (voir aussi: http://dknowsall.blogspot.com/2008/02/cinemaniacal-1-shaken-not-stirred.html).

In English: http://tattard2.blogspot.com/2008/11/fistful-of-solace.html

jeudi 30 octobre 2008

CE N'EST QU'UN FILM, INGRID (EPISODE 6)

Dans lequel Ingrid se demande si elle ne devrait pas se régénérer en la grande Nikki Finke et appeler ce bloc-notes, Ce n'est qu'un film, Nikki...

DANSE DE LA PLUIE AU 30 ROCK

Nikki Finke's Deadline Hollywood Daily nous offre une fois de plus un scoop, avec une nouvelle très intéressante pour celles et ceux qui suivent le business de la télévision en Amérique et au Royaume-Uni: Paul Telegdy, un des hauts responsables de BBC Worldwide America (Vice-président exécutif des ventes télé, du contenu et de la production) vient de quitter de manière inattendue la filiale commerciale américaine de la Corporation, et NBC le veut comme futur VPE en charge du divertissement scénarisé et non-scénarisé(http://www.deadlinehollywooddaily.com/is-this-craig-plestis-replacement-at-nbc/). Cela suffirait à faire sensation selon nos critères personnels mais Nikki ajoute que les négociations comprendraient la possibilité pour Telegdy d'obtenir dans un an une position plus élevée telle que Président de NBC Entertainment. Ce qui signifie qu'il serait en mesure de pouvoir remplacer Ben Silverman, co-président de NBC Entertainment et NBC Universal Television Studio.

Chez BBC Worldwide America, Paul Telegdy a supervisé l'adaptation américaine de l'émission Strictly come dancing, Dancing with the Stars, (http://www.variety.com/article/VR1117985135.html?categoryid=3070&cs=1) et Viva Laughlin, l'éphémère remake américain de Blackpool (est-ce que « éphémère remake américain » est un pléonasme?) Dans les épisodes précédents d'Ingrid nous vous avons parlé du départ de Jane Tranter (responsable des fictions à la BBC) pour Los Angeles, où elle est maintenant Vice-présidente executive de la branche production nord-américaine de BBC Worldwide (aux côtés de Paul Telegdy, lorsqu'elle a été nommée à ce poste).

Si l'arrivée de Telegdy chez NBC se confirme, et avec Jane Tranter à LA, la perspective d'un co-producteur US pour Doctor Who va devenir encore plus précise.

DOCTEUR NO

« Darling you got to let me know, should I stay or should I go ». Il était grand temps pour Doctor Who d'échapper à une de ses plus pesantes incertitudes: le fantastique David Tennant a annoncé qu'il ne reprendrait pas le rôle du Docteur en 2010 (http://news.bbc.co.uk/1/hi/entertainment/7698539.stm). Souvenez-vous que le fait que Tennant, un des Docteurs les plus populaires de l'Histoire de la série, devait jouer sur scène avec la Royal Shakespeare Company fut une des raisons du retard de la saison 5.

Souvenez-vous aussi de la fameuse régénération gâchée à la fin de la première moitié du final de la saison 4. Et souvenez-vous (« Souviens toi, souviens toi...») qu'il y a un Prochain Docteur interprété par l'excellent David Morrissey dans le spécial de Noël de cette année. Et bien, lorsque le Docteur se régénèrera pour de bon espérons que ce sera sous les traits de Morrissey. Nouveau visage, nouveaux Showrunners, la série Docteur Who a définitivement besoin d'une vraie régénération. A propos, lisez donc s'il vous plaît les réactions à cette annonce sur Behind the Sofa (http://www.behindthesofa.org.uk/2008/10/im-sorry-im-so.html#comments), le blog que tout fan de Docteur Who doit lire une fois par jour (au moins).

ONCE DE RECONFORT: MAIS A QUEL TAUX?

Ah, Nikki... Revenons à DHD: Nikki Finke pose la question à 261 millions de dollars au sujet de Quantum of Solace, le nouveau 007 (vraiment?): le rapport entre le prix total du film et sa durée de 105 minutes. 2,5 millions de dollars par minute! Peut-être le film le plus couteux à la minute jamais réalisé (http://www.deadlinehollywooddaily.com/new-bond-wannasee-double-casino-royale-questions-about-quantum-of-solace-cost/).

EN ATTENDANT LE D-DAY

Le canadien D.R. MacMaster (alias Furious D), auteur, scénariste et extraordinaire expert en matière d'industrie de l'Entertainment, a annoncé sur son blog, The Fantastic Adventures of Furious D (http://dknowsall.blogspot.com/), qu'il travaille sur un livre qui contiendra son impressionnante compréhension du business du cinéma et de la télévision ainsi que de son histoire, son sens aiguisé de l'analyse et son humour. Tous les ingrédients qui font que nous aimons son blog (http://thierryattard.blogspot.com/2008/08/ce-nest-quun-film-ingrid-episode-3.html).

In English: http://tattard2.blogspot.com/2008/10/its-only-movie-ingrid-episode-4.html

vendredi 19 septembre 2008

SIX PIEDS SOUS TERRE

Les grilles de rentrée des grands réseaux américains donnent déjà une idée assez nette de ce que sera l'étendue du massacre à la fin de la saison 2008-2009.

A LA POURSUITE D'OCTOBRE ROUGE

Ceux qui pensaient que la saison précédente était tombée si bas, grève du WGA ou non, atteindront un nirvana de pétrole avec la chronique sur Deadline Hollywood Daily - le blog de Nikki Finke, de ce qui nous attend, en commençant par NBC (http://www.deadlinehollywooddaily.com/major-nbc-shakeup-ahead-network-wants-to-ax-teri-weinberg-hopes-ben-silverman-quits/). Foyer de la version américaine de The Office, le réseau au paon nous remake une sitcom australienne, Kath & Kim (http://www.nbc.com/Kath_and_Kim/), pour un début à l'antenne le 9 octobre. « L'art d'adapter un programme d'un autre pays est rempli de difficultés. Pour chaque hit: Ugly Betty, The Office, Queer as Folk, il y a un raté dans la lignée de Chateau Snavely, une tentative de refaire L'Hôtel en folie pour un public américain, et qui fut supprimée dieu merci après le pilote », écrivait Sarah Hughes à propos de Viva Laughlin, le remake de Blackpool(http://www.guardian.co.uk/media/organgrinder/2007/oct/23/post53). Quoi d'autre après le remake de Life on Mars par ABC? Un remake américain du Lost in Austen d'ITV? « Amanda Price déteste sa vie, mais elle aime Autant en emporte le vent [Imaginez la voix du regretté Don LaFontaine] ... Lost in Mitchell, bientôt! »

Parmi les séries arrivant en octobre chez NBC, My Own Worst Enemy, avec Christian Slater, est une des plus attendues. Regarder les promos sur le site internet du réseau (http://www.nbc.com/My_Own_Worst_Enemy/) laisse l'impression d'un Jekyll rencontre Jason Bourne mais Christian Slater vaut qu'on y jette un oeil.

Les autres réseaux ne semblent pas en meilleure posture (http://www.deadlinehollywooddaily.com/double-trouble-inside-network-fall-skeds/) et, lorsqu'on lit Deadline Hollywood Daily, Dirty Sexy Money (ABC) a l'air ni « dirty » ni « sexy ». D'ailleurs, l'argent est-il sexy ces jours-ci? Après une semaine d'enfer à Wall Street, Nikki évalue l'impact du «Bloody Monday » sur l'industrie de l'Entertainment(http://www.deadlinehollywooddaily.com/yes-bloody-monday-will-affect-hollywood/). Notez quelques merveilleux Finkismes, tels que « Et j'espère qu'il existe en enfer un endroit spécialement réservé aux vendeurs à découvert, voire une parade de prisonniers » ou « Ils n'étaient pas en train d'ignorer Sarbanes-Oxley [la loi américaine sur la transparence financière, NDA] en mentant, n'est-ce pas? »

LOOKING FOR BRANDON

Le lucide, avisé et corrosif Furious D réagit aux propos de Ben Silverman, co-président de NBC Entertainment et NBC Universal Television Studio, sur les avantages des co-productions telles que Crusoe, bientôt sur NBC (http://dknowsall.blogspot.com/2008/09/hollywood-babble-on-on-166-nbc-world.html): « Une des facettes de ce zirconium cubique de brillance managériale est l'utilisation de la co-production internationale, supposée préserver du bide les séries de NBC, en les rendant profitables même si elles n'attirent pas beaucoup de télespectateurs ».

« Lost in a Roman Wilderness of Pain » comme le chantait le barde... Quand votre humble serviteur était plus jeune, nous étions fascinés par une vidéo montrée dans Le club des télévisions du monde (une émission estivale d'Antenne 2) et qui s'appelait Come on along with ABC, une des plus brillantes campagnes publicitaires jamais réalisées pour un Network US. Les réseaux américains fabriquaient de l'Entertainment de haut niveau pour le public américain avec des normes US et vendaient ça à toute la planète. Ce dont les réseaux ont le plus besoin maintenant ce sont les Glen A. Larson, Stephen J. Cannell, Quinn Martin, Aaron Spelling, Harve Bennett, Doug Cramer, Kenneth Johnson ou Lee Goldberg des 20 prochaines années. Ainsi que de nouveaux Fred Silverman et Brandon Tartikoff. Les grands réseaux américains devraient se réveiller ou laisser la fiction télé à USA Network, Showtime ou HBO. Après tout, le A prendre ou à laisser américain est bien fait et drôle à regarder - tout comme l'était la version française, moins spectaculaire certes (à quand un retour sous forme de spéciales?)

A propos de HBO, Nikki Finke a exprimé sa désapprobation quant au renouvèlement anticipé de True Blood (qui a démarré le 7 septembre) pour une saison 2 (http://www.deadlinehollywooddaily.com/hbo-quickly-renews-true-blood/), qualifiant la série de « rien d'autre qu'une version contemporaine de Entretien avec un vampire ». « Et son, écriture pitoyable démontre qu'Alan Ball, lauréat à la fois d'un Oscar et d'un Emmy (American Beauty et Six Feet Under) n'y croit pas, ou alors il a un neveu homonyme moins talentueux » (ouille!) Pensez-y, les vampires ne sont pas nouveaux à la télévision (http://alaincarraze.blog.canal-plus.com/archive/2008/09/11/vampire-vous-avez-dit-vampire.html) mais le coup réalisé avec True Blood est plutôt malin de la part de HBO, qui revient aux fondamentaux de la série Le Voyageur (The Hitchhiker, 1983) après la période Soprano. La série originale du Voyageur (pas la co-production USA Network-La Cinq sans sexe ni gore) - qui n'était pas précisément du Shakespeare - avait contribué à populariser la chaîne câblée dans les années 1980. La dynamique créative est clairement du côté de Showtime mais n'enterrons pas HBO trop tôt.

Un remake de la série Le voyageur serait une formidable idée, soit dit en passant...

vendredi 29 août 2008

LE JEUNE BARNABY JONES RACONTE

A Michael SLOAN

Tout le monde sait que Hollywoodland ne peut laisser une série télé morte reposer en paix. Tel Bernie Lomax (souvenez-vous du fabuleux Terry Kiser) dans Weekend chez Bernie et sa suite, les remakes de séries cultes quittent régulièrement le cimetière des éléphants pour les grilles des réseaux américains ou, plus fréquemment, leurs étagères poussiéreuses.

ARRÊTE-MOI SI TU LA CONNAIS, CELLE-LA...

Sans remakes, le seul Batman de l'écran serait à jamais Lewis Wilson dans le serial de 1943 (cf. Heroes & Villains Movie serial classics par Michael Bifulco, Bifulco Books, Woodland Hills, California, 1989). Les remakes permettent aux nouvelles générations de découvrir un personnage ou un concept. La nouvelle version de Doctor Who est probablement la meilleure série de l'Histoire de la télévision (au moins pour ses trois premières saisons). Mais à chaque saison, les exécutifs de la télévision semblent concourir pour l'award du remake le moins nécessaire d'une vieille série culte, pensez à la version 2003 de Dragnet par Dick Wolf (Law & Order), avec Ed O'Neill dans le rôle de Joe Friday.

Qu'il n'y ait pas de malentendu , Dick Wolf est un des plus brillants producteurs du Panthéon de la télévision américaine, et Ed O'Neill un acteur magnifique dont le talent va au-delà du Al Bundy de Marié deux enfants. Mais Dragnet et Friday sont si ancrés dans leur temps (les année 1950-1960) et si liés à la personnalité d'un seul homme, l'acteur et producteur Jack Webb, que la seule manière convenable de refaire ce classique était d'en faire une parodie (Dragnet, 1987, avec Dan Aykroyd).

Comme le remarque dans son blog le toujours avisé et excellent Furious D: « [Comme] les remakes de vieux succès sombrent toujours dans l'oubli avant que vous ne puissiez prononcer les mots "Bionic Woman" » (http://dknowsall.blogspot.com/2008/08/hollywood-babble-on-on-155-everything.html) mais le fait que le concept ait été incinéré avec le New Dragnet de 1989 (Vic Daniels, flic à Los Angeles, produit pour la Syndication) aurait dû attirer l'attention du réseau.

NOUVEAUX SINGES, VIEILLES GRIMACES

Les échecs du Dragnet de Dick Wolf ou de Kojak (2005, avec Ving Rhames) ne découragent visiblement pas CBS-Paramount, alors que le studio a annoncé cet été de nouvelles versions de la série Les rues de San Francisco et de... Hawai Police d'Etat. La seconde, basé bien sûr sur le méga hit avec Jack Lord dans le rôle de Steve McGarrett (1968-1980), est particulièrement étonnante, car Hawai avait fait l'objet d'une précédente tentative de revival, tournée en 1997 et jamais diffusée, avec Monsieur Gary Busey (vos fans français vous saluent) dans le rôle principal.

« Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter » a écrit George Santayana. En 1992, le magnat de la télévision Aaron Spelling tenta de relancer Les rues de San Francisco (1972-1977), la série de Quinn Martin avec Karl Malden et un Michael Douglas pré-Basic Instinct, avec Retour dans les rues de San Francisco, un téléfilm avec Malden mais bien évidemment sans Douglas.

Le succès des Rues était complètement le résultat d'une alchimie entre Malden et Douglas, au point que lorsque Douglas quitta la série pour une carrière cinématographique, son remplacement par Richard Hatch - un acteur plutôt honorable - mena à la suppression du programme. Dans les deux cas (Five-O et Les rues), refaire des séries tant caractérisées par le charisme et le talent de leurs vedettes est plus qu'une entreprise risquée. Et McGarrett, le Joe Friday hawaïen, la quintessence du conservateur avec une plaque(http://www.nytimes.com/2007/08/03/opinion/03fri3.html), ferait maintenant probablement pâle figure à côté de Jack Bauer. A quand une nouvelle version de Sur la piste du crime ( The F.B.I, 1965-1974) ? Mais qui sera le nouveau Efrem Zimbalist, Jr. ?

SERIE MORTELLE

Le scénariste, auteur et producteur Lee Goldberg, peut-être une des dernières personnes à Hollywood sachant comment rendre une série distrayante, et l'un des plus fins connaisseurs du business de la télévision, a co-écrit en 1997 un épisode hilarant de sa série Diagnostic Meurtre, un morceau merveilleux d'esprit et de causticité baptisé Série mortelle (Must Kill TV, saison 5, épisode 9), avec Doug E. Doug (Cosby), Reginald VelJohnson et Jaleel White (La vie de famille), Erik Estrada, Jane Seymour et Peter Graves apparaissant dans leurs propres rôles.

Dans ce Noblesse oblige rencontre TV Guide (http://www.twiztv.com/scripts/diagnosismurder/season5/diagnosismurder-509.txt) où une cadre d'un réseau de télévision, Rachel Woodrall, est tuée par un pilote, le grand Stephen J. Cannell joue Jackson Burleigh, un producteur de télé: « Mais Rachel n'a pas voulu délivrer Burley de son contrat d'exclusivité pour écrire les trois derniers épisodes du "Jeune Barnaby Jones raconte" ... et quand il a terminé, elle a annulé la série».

Le Police procedural n'est pas le seul genre à bénéfficier de l'attention des réseaux américains de télévision: un nouveau 90210 arrive chez CW, avec Shannen Doherty et Jennie Garth (http://www.ew.com/ew/article/0,,20221152_20221173_20221579,00.html) mais sans Tori Spelling (http://www.deadlinehollywooddaily.com/tori-spelling-furious-at-90210-for-unequal-pay-show-is-key-to-cws-future/). Et ABC lance un revival de Cupid, la comédie romantique avec Jeremy Piven (Entourage) annulée après seulement une saison en 1998-1999. Quelque part dans le catalogue Spelling il y a une série oubliée appelée Finder of Lost loves (1984), avec Tony Franciosa et Deborah Adair. Peut-être que quelqu'un se souvient d'une vieille série de Rick Rosner (l'homme à qui l'on doit CHiPs) qui s'appelait Loterie! (1983). Les possibilités sont infinies.

« J'attends le revival de Maman bagnole [My Mother The Car, NDA] , en série policière » écrit Furious D. Non, D, Maman bagnole - Le Film. Le film...

samedi 9 août 2008

CE N'EST QU'UN FILM, INGRID (EPISODE 3)

OUVREZ LE CANAL D...

The Fantastic Adventures of Furious D (http://dknowsall.blogspot.com/
)
est un des blogs cinéma favoris de votre taulier accroc au lait Nestlé en tube, avec celui de la grande Nikki Finke, Deadline Hollywood Daily (http://www.deadlinehollywooddaily.com/) - Voir http://thierryattard.blogspot.com/2008/06/ce-nest-quun-film-ingrid-le-bloc-notes.html.

Furious D se définit comme « l'ultime outsider de la Pop Culture » et parodie l'égotisme du monde du cinéma avec des affiches hilarantes. Mais l'intérêt de ce blog réside dans le ton et la manière dont il exprime ses points de vue, en mélangeant une véritable philosophie aiguisée du business cinématographique avec une très bonne dose d'humour.


Morceaux choisis des pensées de Monsieur D:

-
« Vous savez, à Hollywood, la mentalité populaire est que pour récolter une nomination aux Oscar vous devez interpréter une personne handicapée mentale, malade en phase terminale ou les deux. »

- « [...]le principe fondamental du capitalisme est que dans tout deal les deux parties doivent se quitter satisfaites. »

- « C'est le loueur-acheteur moyen, pas le fanboy enragé, qui fait qu'un film est profitable en DVD. »

- « Quand j'étais gosse il y avait une blague sur les films hollywoodiens qui disait que tout était une suite de quelque chose, et jusqu'à un certain point c'était vrai. La philosophie prédominante à Hollywood était que chaque film avait besoin d'une suite, voire plus, et que le troisième devait de préférence être en 3D. »

- « Parce que la majorité des stars de la A-List d'Hollywood ne ferait pas vendre de billet pour le canot de sauvetage d'un navire en train de couler. »

- « Je voudrais voir tout le monde dans le business du cinéma faire de l'argent, être heureux, dans un monde ensoleillé peuplé de licornes, et qu'Alyson Hannigan tourne des scènes de nu. »


TOLDJA! (NIKKI FINKE'S MIX)

Un des gimmicks de Nikki Finke sur son blog est son désormais célèbre « Toldja! » (« J'vous l'avais dit! »), qu'elle utilise lorsqu'une info qu'elle a attribué à ses sources est officiellement confirmée ou lorsqu'une de ses prédictions se concrétise. Récemment, elle m'a laissé me complaire dans un exercice d'auto-indulgence lorsque je lui ai emprunté sans aucun scrupule son « Toldja! » après l'annonce d'un quatrième opus de la franchise Austin Powers.

Un mois auparavant, j'avais écrit sous un de ses posts un commentaire (http://www.deadlinehollywooddaily.com/get-smart-over-love-guru-by-more-than-2-1/) comparant le cours de la carrière du talentueux Mike Myers à celui de la carrière de Peter Sellers, après l'échec de The Love Guru, et je me demandais si (toute proportion gardée) les films d'Austin Powers n'allait pas devenir son équivalent de la série des Pink Panther - ma conclusion étant que je ne serais pas surpris si le tournage d'un nouvel épisode démarrait sous peu...

Celles et ceux qui souhaiteraient se faire une opinion sur ce parallèle liront avec profit l'ouvrage de Philippe Lombard sur les Panthère rose (http://thierryattard.blogspot.com/2008/06/pleins-feux-sur-la-panthere-rose.html).

WEEK-END SANS BERNIE

C'est en lisant les deux blogs cités supra, alors que je venais de terminer le premier Ingrid de mon blog en anglais, que j'ai appris le décès ce 9 août 2008 du comique et acteur américain Bernie Mac (http://www.imdb.com/name/nm0005170/), connu ici pour sa série télé The Bernie Mac Show (2001-2006) et pour son rôle de Jimmy Bosley dans le deuxième Charlie's Angels (2003), ainsi que pour sa participation à Ocean's Eleven et ses suites.

Il souffrait de sarcoïdose, une inflammation qui touche le plus souvent les poumons. Plus d'informations sur cette maladie: http://www.sarcoidose-infos.com/guppy/, ainsi que http://www.stopsarcoidosis.org/index.htm (en Anglais).