Affichage des articles dont le libellé est DHD. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est DHD. Afficher tous les articles

mardi 20 janvier 2009

JEAN-JACQUES MOREAU (LA GAZETTE DU DOUBLAGE)

Nos amis de La Gazette du doublage (le site de François Justamand) publient un intéressant entretien avec Jean-Jacques Moreau (http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article5089&artsuite=0), acteur de cinéma, de théâtre et de télévision, et second rôle apprécié (Les aventures de Rabbi Jacob, entre autres...)

Cela dit en passant, votre humble taulier, ex-rédacteur en chef adjoint de cette belle maison qu'est la Gazette, ignorait complètement que Jean-Jacques Moreau faisait du doublage.

Par ailleurs, le blog de la Gazette du doublage vient de mettre en ligne le carton de doublage du film L'étrange histoire de Benjamin Button, où Brad Pitt est doublé comme il se doit par Jean-Pierre Michaël (http://www.objectif-cinema.com/blog-doublage/index.php/2009/01/19/126-survivre-a-l-emprise-du-temps). A propos de ce film, Nikki Finke nous signale sur Deadline Hollywood Daily, son blog, une très amusante vidéo (http://www.deadlinehollywooddaily.com/video-the-curious-case-of-forrest-gump/).

vendredi 5 décembre 2008

KNIGHT RIDER ONLINE

Je travaille actuellement sur quelques articles pour les éditions en Anglais et en Français de ce blog (Au programme: Roger Moore, Russell T. Davies, Lonesome Dove...), mais - comme vous le savez, fidèles lecteurs - je suis accroc au blog de Nikki Finke, et je suis tombé sur un des rares commentaires pro Knight Rider 2008, sous l'annonce par Nikki que le réseau NBC "débranchait la prise" (http://www.deadlinehollywooddaily.com/nbc-now-pulling-plug-on-knight-rider). Le commentaire était de "Sue":

« Le show se débrouillait pluôt bien niveau audiences jusqu'à ce qu'il soit contraint de faire un break à cause de la publicité politique. Il est toujours capable de combler ses pertes avec son prochain reformatage. J'aime la série et je ne vais pas perdre espoir maintenant. Je ne peux vraiment blâmer Ben Silverman, la baisse des audiences est générale. Le show de Rosie [Rosie O'Donnell] n'a pas fait mieux dans la tranche horaire de Knight. »

Votre humble serviteur continue à penser que les efforts de Gary Scott Thompson, "showrunner " de Knight Rider, et de son équipe, sont menacés pour des raisons extrinsèques à la qualité de la série, et que le show est une des victimes d'un problème beaucoup plus vaste(http://thierryattard.blogspot.com/2008/11/la-cabeza-de-alfredo-garcia_20.html).

Je ne partage pas l'optimisme de Sue, car je sais en tant que télespectateur de séries depuis plus de trente ans, que le reformatage à mi-saison est dans la plupart des cas un billet de première classe pour l'annulation. Quoi qu'il en soit, son commentaire était lié à cet excellent site qui intéressera autant les fans de l'ancienne que de la nouvelle version de Knight Rider: http://knightrideronline.com/

Et pendant que nous y sommes, un petit bonjour de France à M.Thompson...

Mise à jour : Une interview de Gary Scott Thompson sur le site www.mrmedia.com: http://www.mrmedia.com/2008/11/gary-scott-thompson-knight-rider.html

In English: http://tattard2.blogspot.com/2008/12/knight-rider-online.html

jeudi 20 novembre 2008

LA CABEZA DE ALFREDO GARCIA

L'interview de Ben Silverman par le journaliste Charlie Rose pour l'émission de ce dernier (http://www.charlierose.com/view/interview/9554) a été l'occasion pour Nikki Finke d'écrire un article très percutant et émouvant à la fois sur son blog, Deadline Hollywood Daily (http://www.deadlinehollywooddaily.com/transcript-of-ben-silverman-on-charlie-rose/).

REVEIL DOULOUREUX

Ben Silverman est le co-président de NBC Entertainment et de NBC Universal Television Studio depuis 2007, ainsi que le fondateur de Reveille Productions, une compagnie qui a amené avec succès aux Etats-Unis des formats étrangers, tels que le britannique The Office, en tant que remakes.

Mais il semble que le Prime Time de NBC ait besoin de bien plus qu'un "reveille", si ce n'est une "résurrection", après l'annulation du survendu My Own Worst Enemy (avec Christian Slater) et de celle de Lipstick Jungle, et le piètre accueil fait à Kath & Kim - le remake d'une sitcom australienne. L'éloge par Silverman des avantages d'une co-production comme Crusoe a achevé de susciter le scepticisme (http://dknowsall.blogspot.com/2008/09/hollywood-babble-on-on-166-nbc-world.html) après le manque d'enthousiasme causé par la grille de rentrée du réseau.

My Own Worst Enemy est un gâchis du talent de Christian Slater, qui mérite l'équivalent de de ce qu'a été 24 pour Kiefer Sutherland. Les promos laissaient l'étrange impression d'un "Jekyll rencontre Jason Bourne" (http://thierryattard.blogspot.com/2008/09/six-pieds-sous-terre_19.html) - tout le monde copie Bourne de nos jours... (http://thierryattard.blogspot.com/2008/11/pour-une-poignee-de-reconfort.html), et de ce côté-ci de l'océan il semble que la télévision américaine achète ses fictions hebdomadaires uniquement sur "pitch", alors que la télévision britannique construit des séries à partir et autour de scripts (http://dknowsall.blogspot.com/2008/11/boob-tube-how-long-should-series-last.html).

Dans un cas vous avez MI-5 (Spooks), la meilleure série d'espionnage de l'Histoire de la télévision (avec La Taupe), et dans l'autre une longue liste de grotesques pilotes invendus (http://www.leegoldberg.com/non_unsold.html), ou des séries comme Dans l'Oeil de l'espion (Fortune Hunter), Secret Agent Man et My Own Worst Enemy. Même si Dans l'oeil de l'espion était très plaisant à regarder, grâce au regretté Mark Frankel et à des airs de Probe (Search, 1972-1973, une série d'aventure et d'espionnage injustement oubliée). Seule la distance peut sauver ce type de séries, à la grande époque NBC était le réseau de Des agents très spéciaux mais c'était il y a 43 ans.... si Monsieur Solo devait se rendre à Paris aujourd'hui, espérons au moins que la production éviterait le ridicule.

LE FANTÔME DE BRANDON TARTIKOFF

Ce n'est pas la première fois que Nikki pointe son lance-flammes sur Ben Silverman (http://www.deadlinehollywooddaily.com/major-nbc-shakeup-ahead-network-wants-to-ax-teri-weinberg-hopes-ben-silverman-quits/) mais sa réaction à l'évocation, dans l'interview de Silverman, du nom de Brandon Tartikoff - le légendaire exécutif qui porta NBC sur les plus hauts sommets avec de nombreuses séries parmi les plus populaires des années 1980 (Hill Street Blues, Miami Vice, La loi de Los Angeles et plein d'autres) - est plutôt émouvante pour ceux pour qui ce nom signifie vraiment quelque chose: « Je souhaite aussi que Silverman arrête d'essayer d'entrer en contact avec le fantôme de Brandon Tartikoff [...] Oui, Silverman a travaillé pour Tartikoff une fois ou deux. Mais Ben, je connaissais Brandon. Tartikoff était un ami. Et vous monsieur, n'êtes pas Brandon Tartikoff ».

Après l'annulation de My Own Worst Enemy et de Lipstick Jungle le blâme est apparemment retombé sur Katherine Pope, présidente de Universal Media Studio (http://www.nypost.com/seven/11142008/gossip/pagesix/black_widow_effect_at_nbc_138573.htm), intervenue sur le développement de ces deux séries, comme sur celui de l'affligeant revival de Super Jaimie ainsi que du surrestimé Heroes (http://www.thefutoncritic.com/news.aspx?id=20070604nuts01).

D'après le New York Post, Ben Silverman a réussi à diminuer les coûts chez NBC et semble satisfaire ses patrons, particulièrement le président de NBC Jeff Zucker. Et les analystes disent que les audiences sont devenues moins importantes à considérer alors qu'elles s'éparpillent sur les chaînes du câble. Comme le disait Silverman au Post l'été dernier: « Nous travaillons pour les marges, pas pour les audiences ».

DANS UN MONDE...

L'industrie de l'Entertainment a profondément changé depuis l'ère du grand Brandon Tartikoff, Les Networks sont concurrencées par une multitude d'offres du câble, du statellite et d'internet. Pour être juste, NBC n'est pas le seul réseau a avoir eu des mauvaises saisons depuis quelques années. Et le vrai problème pour les "Big Four" (CBS, ABC, NBC, Fox) est la pertinence de continuer de commander et de montrer des séries hebdomadaires dans un environnement où les télespectateurs sont accoutumés aux fictions américaines de qualité venant de chez Showtime, AMC ou HBO, ou à la crème de la télévision britannique via BBC America ou The Sci-Fi Channel.

La meilleure illustration de ce dilemme c'est la nouvelle version de Knight Rider diffusée par NBC, une série pilotée par un homme, Gary Scott Thompson, qui a un vrai sens de ce que devrait être de l'Entertainment populaire et léger sur les réseaux (souvenez-vous de Las Vegas). La série est une cible sur internet depuis ses débuts avec des reproches allant de la comparaison avec l'original et la distribution, jusqu'à la qualité des scripts et les effets spéciaux. Ce qui est vraiment fascinant, lorsqu'on se souvient que l'original, lançé sous le règne de Brandon Tartikoff, était produit par Glen A. Larson (cela dit sans aucune offense, ses séries sont de magnifique souvenirs d'enfance) et était essentiellement une version 1er degré de Maman Bagnole avec les normes de production de la Universal Television de l'époque et des cascades.

Et voilà maintenant que la nouvelle version est modifiée suite à des audiences en yo-yo et que trois membres de la distributions s'en vont, dont Bruce Davison, un des plus grands acteurs américains contemporains. Vraiment dommage, 25 ans auparavant (lorsque les trois grands réseaux d'alors étaient sans rivaux), la série aurait été le toast du moment, mais les télespectateurs semblent souhaiter que les réseaux leur montrent des séries comme Dexter ou Californication, ou pas de séries du tout - America's got talent ou Deal or no Deal sont très agréables à regarder.

Adapter des formats étrangers ne sera certainement pas la solution aux problèmes des grilles de cet automne ou de la saison entière. Voyez ABC et son Life on Mars US... Mais quel est donc l'intérêt d'adapter des séries que les télespectateurs américains connaissent déjà grâce à BBC America ou internet? Est-ce que les responsables de la programmation croient que les séries britanniques sont toujours ghettoïsées sur PBS ou relégués à des deals bon marché pour la syndication? Que nous réserve NBC pour l'avenir? Un remake américain de Hotel Babylon à Las Vegas? Soyons sérieux...

Le véritable défi pour Ben Silverman et ses collègues ou homologues c'est de répondre à cette seule question: quel type d'Entertainment pour les réseaux au 21ème siècle?

Mise à jour: Alain Carrazé parle sur son blog de ce qu'il qualifie de "déclin" de NBC (http://alaincarraze.blog.canal-plus.com/archive/2008/11/21/nbc-le-declin-continue.html) + Lee Goldberg à propos de Tim Kring et Heroes (http://leegoldberg.typepad.com/a_writers_life/2008/11/how-not-to-get-people-to-watch-your-show.html).

In English: http://tattard2.blogspot.com/2008/11/la-cabeza-de-alfredo-garcia.html

jeudi 30 octobre 2008

CE N'EST QU'UN FILM, INGRID (EPISODE 6)

Dans lequel Ingrid se demande si elle ne devrait pas se régénérer en la grande Nikki Finke et appeler ce bloc-notes, Ce n'est qu'un film, Nikki...

DANSE DE LA PLUIE AU 30 ROCK

Nikki Finke's Deadline Hollywood Daily nous offre une fois de plus un scoop, avec une nouvelle très intéressante pour celles et ceux qui suivent le business de la télévision en Amérique et au Royaume-Uni: Paul Telegdy, un des hauts responsables de BBC Worldwide America (Vice-président exécutif des ventes télé, du contenu et de la production) vient de quitter de manière inattendue la filiale commerciale américaine de la Corporation, et NBC le veut comme futur VPE en charge du divertissement scénarisé et non-scénarisé(http://www.deadlinehollywooddaily.com/is-this-craig-plestis-replacement-at-nbc/). Cela suffirait à faire sensation selon nos critères personnels mais Nikki ajoute que les négociations comprendraient la possibilité pour Telegdy d'obtenir dans un an une position plus élevée telle que Président de NBC Entertainment. Ce qui signifie qu'il serait en mesure de pouvoir remplacer Ben Silverman, co-président de NBC Entertainment et NBC Universal Television Studio.

Chez BBC Worldwide America, Paul Telegdy a supervisé l'adaptation américaine de l'émission Strictly come dancing, Dancing with the Stars, (http://www.variety.com/article/VR1117985135.html?categoryid=3070&cs=1) et Viva Laughlin, l'éphémère remake américain de Blackpool (est-ce que « éphémère remake américain » est un pléonasme?) Dans les épisodes précédents d'Ingrid nous vous avons parlé du départ de Jane Tranter (responsable des fictions à la BBC) pour Los Angeles, où elle est maintenant Vice-présidente executive de la branche production nord-américaine de BBC Worldwide (aux côtés de Paul Telegdy, lorsqu'elle a été nommée à ce poste).

Si l'arrivée de Telegdy chez NBC se confirme, et avec Jane Tranter à LA, la perspective d'un co-producteur US pour Doctor Who va devenir encore plus précise.

DOCTEUR NO

« Darling you got to let me know, should I stay or should I go ». Il était grand temps pour Doctor Who d'échapper à une de ses plus pesantes incertitudes: le fantastique David Tennant a annoncé qu'il ne reprendrait pas le rôle du Docteur en 2010 (http://news.bbc.co.uk/1/hi/entertainment/7698539.stm). Souvenez-vous que le fait que Tennant, un des Docteurs les plus populaires de l'Histoire de la série, devait jouer sur scène avec la Royal Shakespeare Company fut une des raisons du retard de la saison 5.

Souvenez-vous aussi de la fameuse régénération gâchée à la fin de la première moitié du final de la saison 4. Et souvenez-vous (« Souviens toi, souviens toi...») qu'il y a un Prochain Docteur interprété par l'excellent David Morrissey dans le spécial de Noël de cette année. Et bien, lorsque le Docteur se régénèrera pour de bon espérons que ce sera sous les traits de Morrissey. Nouveau visage, nouveaux Showrunners, la série Docteur Who a définitivement besoin d'une vraie régénération. A propos, lisez donc s'il vous plaît les réactions à cette annonce sur Behind the Sofa (http://www.behindthesofa.org.uk/2008/10/im-sorry-im-so.html#comments), le blog que tout fan de Docteur Who doit lire une fois par jour (au moins).

ONCE DE RECONFORT: MAIS A QUEL TAUX?

Ah, Nikki... Revenons à DHD: Nikki Finke pose la question à 261 millions de dollars au sujet de Quantum of Solace, le nouveau 007 (vraiment?): le rapport entre le prix total du film et sa durée de 105 minutes. 2,5 millions de dollars par minute! Peut-être le film le plus couteux à la minute jamais réalisé (http://www.deadlinehollywooddaily.com/new-bond-wannasee-double-casino-royale-questions-about-quantum-of-solace-cost/).

EN ATTENDANT LE D-DAY

Le canadien D.R. MacMaster (alias Furious D), auteur, scénariste et extraordinaire expert en matière d'industrie de l'Entertainment, a annoncé sur son blog, The Fantastic Adventures of Furious D (http://dknowsall.blogspot.com/), qu'il travaille sur un livre qui contiendra son impressionnante compréhension du business du cinéma et de la télévision ainsi que de son histoire, son sens aiguisé de l'analyse et son humour. Tous les ingrédients qui font que nous aimons son blog (http://thierryattard.blogspot.com/2008/08/ce-nest-quun-film-ingrid-episode-3.html).

In English: http://tattard2.blogspot.com/2008/10/its-only-movie-ingrid-episode-4.html

mardi 2 septembre 2008

DON LaFONTAINE (1940-2008)

Je viens juste de lire la triste nouvelle sur Nikki Finke's Deadline Hollywood Daily (http://www.deadlinehollywooddaily.com/rip-don-lafontaine/) et c'est un choc personnel pour votre hôte: Don LaFontaine, surnommé « La voix de Dieu », le grand artiste vocal entendu sur 5000 bande-annonces de films, nous a quitté.

Il y a trois ans il m'avait fait l'honneur d'accepter ma demande d' interview (http://thierryattard.blogspot.com/2008/05/don-lafontaine.html). C'était un gentleman, un homme de grande classe, et l'inventeur de la bande-annonce moderne.

« Lorsque vous mourez, la voix que vous entendez au Paradis n'est pas celle de Don. C'est Dieu qui essaye d'imiter Don. » (Ashton Smith)

Don LaFontaine donne maintenant des Masterclasses au Paradis.

samedi 9 août 2008

CE N'EST QU'UN FILM, INGRID (EPISODE 3)

OUVREZ LE CANAL D...

The Fantastic Adventures of Furious D (http://dknowsall.blogspot.com/
)
est un des blogs cinéma favoris de votre taulier accroc au lait Nestlé en tube, avec celui de la grande Nikki Finke, Deadline Hollywood Daily (http://www.deadlinehollywooddaily.com/) - Voir http://thierryattard.blogspot.com/2008/06/ce-nest-quun-film-ingrid-le-bloc-notes.html.

Furious D se définit comme « l'ultime outsider de la Pop Culture » et parodie l'égotisme du monde du cinéma avec des affiches hilarantes. Mais l'intérêt de ce blog réside dans le ton et la manière dont il exprime ses points de vue, en mélangeant une véritable philosophie aiguisée du business cinématographique avec une très bonne dose d'humour.


Morceaux choisis des pensées de Monsieur D:

-
« Vous savez, à Hollywood, la mentalité populaire est que pour récolter une nomination aux Oscar vous devez interpréter une personne handicapée mentale, malade en phase terminale ou les deux. »

- « [...]le principe fondamental du capitalisme est que dans tout deal les deux parties doivent se quitter satisfaites. »

- « C'est le loueur-acheteur moyen, pas le fanboy enragé, qui fait qu'un film est profitable en DVD. »

- « Quand j'étais gosse il y avait une blague sur les films hollywoodiens qui disait que tout était une suite de quelque chose, et jusqu'à un certain point c'était vrai. La philosophie prédominante à Hollywood était que chaque film avait besoin d'une suite, voire plus, et que le troisième devait de préférence être en 3D. »

- « Parce que la majorité des stars de la A-List d'Hollywood ne ferait pas vendre de billet pour le canot de sauvetage d'un navire en train de couler. »

- « Je voudrais voir tout le monde dans le business du cinéma faire de l'argent, être heureux, dans un monde ensoleillé peuplé de licornes, et qu'Alyson Hannigan tourne des scènes de nu. »


TOLDJA! (NIKKI FINKE'S MIX)

Un des gimmicks de Nikki Finke sur son blog est son désormais célèbre « Toldja! » (« J'vous l'avais dit! »), qu'elle utilise lorsqu'une info qu'elle a attribué à ses sources est officiellement confirmée ou lorsqu'une de ses prédictions se concrétise. Récemment, elle m'a laissé me complaire dans un exercice d'auto-indulgence lorsque je lui ai emprunté sans aucun scrupule son « Toldja! » après l'annonce d'un quatrième opus de la franchise Austin Powers.

Un mois auparavant, j'avais écrit sous un de ses posts un commentaire (http://www.deadlinehollywooddaily.com/get-smart-over-love-guru-by-more-than-2-1/) comparant le cours de la carrière du talentueux Mike Myers à celui de la carrière de Peter Sellers, après l'échec de The Love Guru, et je me demandais si (toute proportion gardée) les films d'Austin Powers n'allait pas devenir son équivalent de la série des Pink Panther - ma conclusion étant que je ne serais pas surpris si le tournage d'un nouvel épisode démarrait sous peu...

Celles et ceux qui souhaiteraient se faire une opinion sur ce parallèle liront avec profit l'ouvrage de Philippe Lombard sur les Panthère rose (http://thierryattard.blogspot.com/2008/06/pleins-feux-sur-la-panthere-rose.html).

WEEK-END SANS BERNIE

C'est en lisant les deux blogs cités supra, alors que je venais de terminer le premier Ingrid de mon blog en anglais, que j'ai appris le décès ce 9 août 2008 du comique et acteur américain Bernie Mac (http://www.imdb.com/name/nm0005170/), connu ici pour sa série télé The Bernie Mac Show (2001-2006) et pour son rôle de Jimmy Bosley dans le deuxième Charlie's Angels (2003), ainsi que pour sa participation à Ocean's Eleven et ses suites.

Il souffrait de sarcoïdose, une inflammation qui touche le plus souvent les poumons. Plus d'informations sur cette maladie: http://www.sarcoidose-infos.com/guppy/, ainsi que http://www.stopsarcoidosis.org/index.htm (en Anglais).

samedi 21 juin 2008

CE N'EST QU'UN FILM, INGRID (LE BLOC-NOTES DU TAULIER)

NIKKI S'HABILLE T'-ELLE EN PRADA?

La journaliste américaine Nikki Finke tient depuis 2006 un blog, Deadline Hollywood Daily (http://www.deadlinehollywooddaily.com/), dont elle est propriétaire et qui fut d'abord une rubrique sur le business, la politique et la culture de l'industrie de l'Infotainment dans le LA Weekly.

Ce blog (en anglais) sur Hollywoodland se distingue des publications corporatives par la qualité de ses informations (très souvent exclusives) et de ses impressionnantes sources, par son ton sans concession, son irrévérence - pleine d'humour - à l'égard des studios et de ceux qui les dirigent, ainsi que par la pertinence de ses analyses, voire de ses prévisions. Lors de la récente grève des scénaristes, Deadline Hollywood Daily était même la première source d'informations en temps réel de toute l'industrie.

Notons que Nikki Finke fut correspondante d'Associated Press à Moscou et Londres, qu'elle a travaillé entre autres pour Newsweek, The New York Times, The Washington Post, Vanity Fair et Esquire. Elle a été plusieurs fois récompensée par la profession et son blog est aujourd'hui une force qui compte à Hollywood.

MAX MENACE LE GOUROU

La nouvelle adaptation cinématographique de la série télévisée Max la menace, avec Steve Carell (The Office - version US) dans le rôle qui rendit Don Adams célèbre, est sortie vendredi 20 juin dans 3911 salles aux Etats-Unis (http://www.apple.com/trailers/wb/getsmart/). Ce même week-end sortait The Love Guru, le dernier film de Mike Myers (Austin Powers), de nouveau en chair et en os après sa longue période « shrekienne » (http://www.apple.com/trailers/paramount/theloveguru/).

Et c'est l'agent 86 Maxwell Smart, alias Max La Menace, qui sort vainqueur de ce combat de gaffeurs avec 13, 3 millions de dollars US de recettes vendredi contre 5,3 millions pour le gourou (http://www.deadlinehollywooddaily.com/get-smart-over-love-guru-by-more-than-2-1/).

Il est très étrange, cela dit sans aucune espèce de malice, de constater combien la carrière de l'inventif et doué monsieur Myers semble presque mimer celle du grand Peter Sellers, son devancier dans les rôles à transformation. Avec The Love Guru, on en arrive à se demander sérieusement si les Austin Powers ne seront pas pour lui, toute proportions gardées, l'équivalent des Panthère rose. Il ne serait pas surprenant après ça qu'un nouvel Austin Powers entre en production.

« J'AI DES AILES, J'AI DES AILES, J'AI DES AILES... »

Nikki Finke racontait mercredi 18 juin une histoire absolument incroyable (http://www.deadlinehollywooddaily.com/how-an-argument-about-iron-man-led-to-bob-shayes-stock-short-debacle/): lorsque New Line avait encore en développement le projet Iron Man, Bob Shaye, alors big boss de cette compagnie, avait eu avec Avi Arad, le patron de Marvel Studios, une discussion sur le fait de savoir si le super-héros devait voler ou non! Arad voulait bien sûr rester fidèle à la bande dessinée. L'option de New Line finit par tomber, et Bob Shaye, convaincu que le film ne marcherait pas, fit diminuer sa position sur ses actions Marvel.

Les fans quadragénaires de super-héros se souviennent peut-être d'un téléfilm-pilote de 1977 appelé Exoman, qui fut longtemps pour les lecteurs hexagonaux de comics le seul début de commencement de notion de ce qu'ils pouvaient espérer comme adaptation (non-officielle en l'espèce) d'Iron Man.

Dans l'excellent livre du scénariste-producteur Lee Goldberg Unsold Television Pilots (McFarland, 1990), le romancier et scénariste Martin Caidin explique comment des discussions interminables avec les responsables marketing de Universal quant à la figurine basée sur l'armure du héros contribuèrent à tuer toute série potentielle.

Mais quel aurait été donc le slogan de la version New Line d'Iron Man? « You'll believe a man cannot fly » (« Vous croirez qu'un homme ne peut pas voler »)?