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vendredi 5 décembre 2025

LE COUP DE POUCE (ANTENNE 2, 1975)

Le coup de pouce est un téléfilm policier français en couleur de 97 minutes produit par l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française) et diffusé par Antenne 2 le 16 janvier 1975.
 
C'est aussi un épisode très particulier de la série policière Les Cinq Dernières Minutes, diffusée de 1958 à 1996.
 
Les Cinq Dernières Minutes est une des premières séries de l'histoire de la télévision française. Créée par le journaliste, réalisateur, scénariste et producteur Claude Loursais, elle a été lancée le 1er janvier 1958 sur l'unique chaîne de la RTF (Radiodiffusion Télévision Française), prédécesseur de l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française)Les Cinq Dernières Minutes est passée par beaucoup de changements en trois "périodes" jusqu'à la diffusion par France 2 de son 149ème épisode le 20 décembre 1996.  La première période (1958-1973) a été écrite par Claude Loursais qui a dirigé la plupart de ses épisodes avec Fred Kassak, Louis C. Thomas, Michel Lebrun, Maurice-Bernard Endrèbe, Henri Grangé, André Maheux, Jean Cosmos, etc. Cette version a pour acteurs principaux Raymond Souplex dans le rôle de l'inspecteur/commissaire Antoine Bourrel et Jean Daurand dans celui de  l'inspecteur Dupuy. 
 
À l'origine, Les Cinq Dernières Minutes était un jeu policier diffusé en direct. Après que le format et la diffusion en direct aient été abandonnés, la série a exploré différents milieux socio-professionnels dans des épisodes tournés en studio et en vidéo ainsi que sur film 16mm pour les extérieurs. La popularité du programme a atteint des sommets dans les années 1960-1970 et a fait de Raymond Souplex et Jean Daurand des stars de la télé. La phrase fétiche de Bourrel (« Bon Dieu, mais c'est bien sûr! ») est même entrée dans le langage courant. De 1967 à 1973 il y a eu une adaptation allemande appelée Dem Täter auf der Spur. Les Cinq Dernières Minutes est passé du noir et blanc à la couleur en 1971Dupuy a graduellement disparu à cause des problèmes de santé de Jean Daurand.  
 
En septembre 1972, Raymond Souplex travaillait sur le 56ème épisode, Un gros pépin dans le chasselas. Un mois après, le tournage a été interrompu par des grèves tournantes à l'ORTF. Les scénarios de deux épisodes, Les griffes de la colombe et Fausse note, étant prêts (1), l'acteur a répété le premier le 20 novembre. Il est mort deux jours plus tard d'un cancer, à l'age de 71 ans. Claude Loursais a décidé que l'épisode 56, terminé grâce à des changements de script et au montage, serait le dernier (2)Néanmoins, quatre téléfilms ont été testés entre juillet 1974 et janvier 1975 (pas dans l'ordre de production) sur la deuxième chaîne et Antenne 2 (3): Rouges sont les vendanges, Fausse note, Si ce n'est toi (anciennement Les griffes de la colombe) et Le Coup de pouce
 
Ces téléfilms, independants des Cinq Dernières Minutes mais construits selon sa "formule", ont présenté aux téléspectateurs de nouveaux détectives et sont rétrospectivement considérés comme "la période intermédiaire" de la série. Le fameux thème du générique composé par Marc Lanjean (4) en est notablement absent. Écrit par Jean Cosmos (en 1973) et réalisé par Claude Loursais, Le coup de pouce a été diffusé par Antenne 2 le 16 janvier 1975. Christian Barbier, devenu célèbre avec le feuilleton de l'ORTF L'Homme du Picardie (1968), est de retour dans le rôle du commissaire Le Carré de Rouges sont les vendangesRougeole,  le chien du commissaire, revient aussi mais pas l'inspecteur Ménardeau (Marc Eyraud). Rouges sont les vendanges était la troisième apparition de celui-ci. Dans Si ce n'est toi, le personnage était le collègue du commissaire Lindet (Henri Lambert) et il a résolu une affaire seul dans Fausse note.
 
Adrien Ridon, un vieux sculpteur, vit avec d'autres artistes dans une cité parisienne qui doit bientôt être démolie. Jacques Mouriez, un industriel, et son épouse Cathy invitent Adrien à prendre un verre à leur appartement. Ridon fait la connaissance d'un ami de Mouriez, chef de cabinet au ministère de la culture, et il lui demande s'il pourrait l'aider à faire classer son oeuvre maîtresse comme monument pour empêcher la démolition de la cité et l'expulsion des artistes. Cathy Mouriez rencontre Yves Le Gouverneur, un sculpteur ami d'Adrien Ridon. Plus tard, Yves meurt dans ce qui semble être un accident. Le second Le Carré est très loin d'être aussi bon que Rouges sont les vendanges. Bavard et trop long, Le coup de pouce a été majoritairement tourné (5) aux studios des Buttes-Chaumont. Christian Barbier arrive après 49 minutes.
 
En février 1973, Claude Loursais a envisagé de créér une nouvelle série centrée sur un commissaire et un juge d'instruction (6). Dans Le coup de pouce, le commissaire Le Carré travaille avec un juge débonnaire, joué par Maurice Jacquemont. Bernard Musson est Fosseuse, son greffier sarcastique, après une apparition dans un autre rôle pour Si ce n'est toi. Il y avait un juge d'instruction dans Un gros pépin dans le chasselas, coécrit par Jean Cosmos. Des années plus tard, le scénariste a cocréé Julien Fontanes, magistrat (1980-1989) pour TF1Maurice Barrier livre une formidable interprétation dans le rôle d' Yves Le Gouverneur. Sybil Saulnier (Cathy) a été remarquée par Life Magazine en 1963 pour une "ressemblance frappante" avec Marilyn Monroe. L'actrice et chanteuse Jacqueline Danno joue Raymonde, l'ex-femme d'Yves. 
 
Avec Harry Max (Adrien Ridon), Jean-François Poron (Jacques Mouriez), Josée Yanne (Hélène), Philippe Valauris (Albert), Hélène Vallier (Gina Solari), Maurice Lédé (Pol Sapiterni), Louis Lyonnet (Robert), Louis Julien (Frédéric), Nicole Derlon (Coiffeuse), Jean Labib (Inspecteur Martineau), Nicole Huc (Lucienne), Eric Meningand et Roland Husson. Produit par Hélène Rambert et Oreste Delsale. Pierre Mareschal est le directeur de la photographie. Montage vidéo par Christiane Coutel. Montage film par Joseph Neveu Sculptures par Pierre Sizonenko et Simon Jacquemond. Sculpture métallique par Michel Hennique. Il n'y a pas de musique originale, comme souvent pour les productions ORTF, et pas d'illustrateur sonore crédité pour l'utilisation de musique de catalogue.
 
En 1974, Jacques Debary (Poker d'as) est annoncé comme le commissaire d'une nouvelle série policière de Loursais encore sans titre et dont le tournage du premier épisode a commencé.  Appelé Le lièvre blanc aux oreilles noires, cet épisodea été diffusé par Antenne 2 le 10 mai 1975 dans le cadre d'une version relancée des Cinq Dernières Minutes. Le commissaire Broussard (Jacques Debary) a dû être rebaptisé commissaire Cabrol avant diffusion à cause d'un véritable superflic dénommé Broussard. Marc Eyraud est revenu en Ménardeau dans l'épisode suivant pour une association avec Cabrol qui a duré jusqu'en 1991. Pierre Santini (Un juge, un flic) dans le rôle du commissaire Julien Massard et Pierre Hoden (inspecteur Antoine Barrier) ont formé le tandem final des Cinq Dernières Minutes de 1992 à 1996.  
 
Perrette Souplex, la fille de Raymond Souplex, a joué la fille de Bourrel dans un épisode de 1995 Les épisodes de la série Les Cinq Dernières Minutes de 1958 à 1991 sont disponibles sur Madelen, le service de streaming de l'INA Brigade des Mineurs (1977-1979), la série dramatique sociale créée par  Claude Loursais et mettant en vedette Jean Daurand dans le rôle du commissaire Dupuy, est aussi sur Madelen
 
(1) Michel Lebrun dans Télé 7 Jours.
(2) Télé 7 Jours.
(3) L'ORTF a été démantelé en décembre 1974 et la deuxième chaîne a été rebaptisée Antenne 2. Cette dernière est devenue France 2 en 1992. 

lundi 17 novembre 2025

LES CINQ DERNIÈRES MINUTES: PATTE ET GRIFFE (ANTENNE 2, 1975)

Le commissaire Cabrol et son adjoint Ménardeau enquêtent sur la mort d'un grand couturier.

Patte et griffe  est un épisode de la série de téléfilms policiers Les Cinq Dernières Minutes, diffusée de 1958 à 1996. 

Créée par le journaliste, réalisateur, scénariste et producteur Claude LoursaisLes Cinq Dernières Minutes est une des premières séries de l'histoire de la télévision française. Elle a été lancée le 1er janvier 1958 sur l'unique chaîne de la RTF (Radiodiffusion Télévision Française), prédécesseur de l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française). Les Cinq Dernières Minutes est passée par beaucoup de changements en trois "périodes" jusqu'à la diffusion par France 2 de son 149ème épisode le 20 décembre 1996.  La première période (1958-1973) a été écrite par Claude Loursais qui a dirigé la plupart de ses épisodes avec Fred Kassak, Louis C. Thomas, Michel Lebrun, Maurice-Bernard Endrèbe, Henri Grangé, André Maheux, Jean Cosmos, etc. Cette version a pour acteurs principaux Raymond Souplex dans le rôle de l'inspecteur (plus tard commissaire) Antoine Bourrel et Jean Daurand dans celui de l'inspecteur Dupuy. 

À l'origine, Les Cinq Dernières Minutes était un jeu policier diffusé en direct.  Après que le format et la diffusion en direct aient été abandonnés, la série a exploré différents milieux socio-professionnels dans des épisodes tournés en studio et en vidéo ainsi que sur film 16mm pour les extérieurs. La popularité du programme a atteint des sommets dans les années 1960-1970 et a fait de Raymond Souplex et Jean Daurand des stars de la télé. Ils ont même campé des policiers similaires dans deux films (1) et la phrase fétiche de Bourrel (« Bon Dieu, mais c'est bien sûr! ») est entrée dans le langage courant.  De 1967 à 1973 il y a eu une adaptation allemande appelée Dem Täter auf der Spur. En 1971, Les Cinq Dernières Minutes est passé du noir et blanc à la couleur.  Dupuy a graduellement disparu à cause des problèmes de santé de Jean Daurand.

À la suite de la mort de Souplex en 1972, quatre téléfilms ont été testés par Loursais entre juillet 1974 et janvier 1975 (pas dans leur ordre de production)  sur la deuxième chaîne et Antenne 2 (2):  Rouges sont les vendanges, Fausse note, Si ce n'est toi et Le Coup de pouce. Ces téléfilms, indépendants des Cinq Dernières Minutes mais construits selon sa "formule", ont présenté aux téléspectateurs de nouveaux enquêteurs et sont rétrospectivement considérés comme "La période intermédiaire" de la série. Le fameux thème du générique par Marc Lanjean (3) en est notablement absent. Claude Loursais a failli garder Christian Barbier  (L'Homme du Picardie), interprète du commissaire Le Carré dans deux des téléfilms, mais ils ne se sont pas entendus sur le plan financier.  En 1974, Jacques Debary (Poker d'as) est annoncé comme le commissaire d'une nouvelle série policière de Loursais encore sans titre et dont le tournage du premier épisode a commencé.  

Cet épisode, appelé Le lièvre blanc aux oreilles noiresa été diffusé par Antenne 2 le 10 mai 1975 dans le cadre d'une version relancée des Cinq Dernières Minutes (4). Avant la diffusion, le personnage joué par Debary a été présenté à la presse en tant que commissaire Broussard mais a dû être rebaptisé Cabrol à cause d'un véritable superflic dénommé Robert Broussard. La mémoire longue, sa seconde affaire, marquait le retour de Marc Eyraud dans le rôle de Ménardeau. Le "columboesque" officier de police principal/inspecteur était apparu dans Si ce n'est toi, Fausse note et Rouges sont les vendanges (5). Tourné en mai 1975  et diffusé par Antenne 2 le 15 novembre 1975Patte et griffe (titré initialement Veuf mode) a été écrit par Jean Cosmos et réalisé par Claude Loursais. Produit par Antenne 2, c'est le troisième Cabrol dans l'ordre de diffusion (6). Le commissaire Cabrol et Ménardeau sont envoyés à la maison de couture de Lucas de Lucé, un designer de mode renommé retrouvé mort dans l'ascenseur de son immeuble parisien.

Lucé était sévèrement diabétique et il est décédé pendant qu'il était coincé dans l'ascenseur lors d'une coupure de courant mais le commissaire Cabrol trouve quelque chose d'étrange dans la cage de l'ascenseur. Bientôt l'enquête se concentre sur un mannequin prénommé Cynthia et le mari de la maîtresse du couturier. L'intrigue conventionnelle de Patte et griffe est portée par le contraste entre le cynique Cabrol et le pas complètement réveillé Ménardeau plus une excellente distribution invitée mais alourdie par trop d'exposition, dont un cours sur la rémunération des apprenties dans la haute couture et une conversation de 13 minutes au milieu de l'épisode. L'actrice de théâtre, de cinéma et de télévision Nadine Alari est Madeleine, le bras droit de Lucas. Le 15 novembre 1975 elle pouvait être vue sur deux chaînes simultanément car elle était aussi sur FR3 dans un enregistement de la pièce Marie Tudor (7)

Bien qu'il ait interprété un personnage différent dans Le lièvre blanc aux oreilles noires, François Dyrek joue Riton. L'actrice Anémone (Nadine) a joué des petits rôles dans trois épisodes des Cinq Dernières Minutes à la suite, celui-là compris. Dans les années 1980, elle est devenue une vedette du grand écran et elle a eu une carrière diversifiée avec des films tels que Le père Noël est une ordure (1982) ou Le grand chemin (1988). Avec Prudence Harrington (Cynthia), Danielle Duroux (Alice), Pierre Zimmer (Lucas de Lucé), Claude Nicot (Fleuret Coutillier), Jeanne Herviale (la mère de Fleuret), Bernard Dumaine (Charles Boutok), Paula Dehelly (Madame de Ravens), Annick Roux... Produit par Pierre Terrier. Albert Schimmel est le directeur de la photographie. Montage vidéo par Christiane Coutel. Montage film par Joseph Neveu

Il n'y a pas de musique originale, comme souvent pour les productions de l'ORTF, et pas d'illustrateur sonore crédité pour l'utilisation de la musique issue du catalogue Patchwork. L'association entre Cabrol et Ménardeau a duré jusqu'en 1991. Ils ont été remplacés par Pierre Santini (Un juge, un flic) dans le rôle du commissaire Julien Massard et Pierre Hoden (inspecteur Antoine Barrier) de 1992 à 1996.  Perrette Souplex, la fille de Raymond Souplex, a joué la fille de Bourrel dans un épisode de 1995. Les épisodes de la série Les Cinq Dernières Minutes de 1958 à 1991 sont disponibles sur Madelen, le service de streaming de l'INA Brigade des Mineurs (1977-1979), la série dramatique sociale créée par  Claude Loursais et mettant en vedette Jean Daurand dans le rôle du commissaire Dupuy, est aussi sur Madelen.  

La période Cabrol-Ménardeau a été diffusée en Allemagne sur ZDF sous le titre de Kommissar Cabrol ermittelt - Die Fälle des Monsieur Cabrol.

(1) L'assassin viendra ce soir (1964) et La malédiction de Belphégor (1967).
(2) L'ORTF a été démantelé en décembre 1974 et la deuxième chaîne a été rebaptisée Antenne 2. Cette dernière est devenue France 2 en 1992. 
(3) Arsenic Blues, composé par Marc Lanjean pour le film La Peau de l'ours (1957).
(4) Appelée aussi  "Les Nouvelles Cinq Dernières Minutes" par les magazines télé.
(5) Dans Patte et griffe, Ménardeau est présenté en tant qu' "officier de police judiciaire Ménardeau" par le commissaire Cabrol et crédité "inspecteur Ménardeau" au générique de fin.
(6) D'après Télé 7 Jours en janvier 1975, Le collier d'épingles (diffusé en tant que quatrième épisode) était sur le point d'être achevé avant Patte et griffe.
(7) Télé 7 Jours. 
  

lundi 7 juillet 2025

LES CINQ DERNIÈRES MINUTES: LE LIÈVRE BLANC AUX OREILLES NOIRES (ANTENNE 2, 1975)

Un meurtre a été commis dans un village de montagne. Le commissaire Broussard enquête.   

Le lièvre blanc aux oreilles noires est un épisode de la série de téléfilms policiers Les Cinq Dernières Minutes (1958-1996). 

Créée par le journaliste, réalisateur, scénariste et producteur Claude LoursaisLes Cinq Dernières Minutes est une des premières séries de l'histoire de la télévision française. Elle a été lancée le 1er janvier 1958 sur l'unique chaîne de la RTF (Radiodiffusion Télévision Française), prédécesseur de l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française)  Les Cinq Dernières Minutes est passé par beaucoup de changements en trois "périodes" jusqu'à la diffusion par France 2 de son 149ème épisode le 20 décembre 1996. La première période (1958-1973) a été écrite par Claude Loursais qui a dirigé la plupart de ses épisodes avec Fred Kassak, Louis C. Thomas, Michel Lebrun, Maurice-Bernard Endrèbe, Henri Grangé, André Maheux, Jean Cosmos, etc. Cette version a pour acteurs principaux Raymond Souplex dans le rôle du bourru inspecteur/commissaire Antoine Bourrel et Jean Daurand dans celui de l'inspecteur Dupuy. 

À l'origine, Les Cinq Dernières Minutes était un jeu policier diffusé en direct. Après que le format et la diffusion en direct aient été abandonnés, la série a exploré différents milieux socio-professionnels dans des épisodes tournés en studio et en vidéo ainsi que sur film 16mm pour les extérieurs. La popularité du programme a atteint des sommets dans les années 1960-1970 et a fait de Raymond Souplex et Jean Daurand des stars de la télé. La phrase fétiche de Bourrel (« Bon Dieu, mais c'est bien sûr! ») est entrée dans le langage courant.  La série a été adaptée en Allemagne (Dem Täter auf der Spur, 1967-1973). Les Cinq Dernières Minutes est passé du noir et blanc à la couleur en 1971 et Dupuy a graduellement disparu à cause des problèmes de santé de Jean Daurand.
 
À la suite de la mort de Souplex en 1972, quatre téléfilms ont été testés par Loursais  entre juillet 1974 et janvier 1975 (pas dans leur ordre de production) sur la deuxième chaîne et Antenne 2: Rouges sont les vendanges, Fausse note, Si ce n'est toi et Le Coup de pouce. Ces téléfilms, indépendants des Cinq Dernières Minutes mais construits selon sa "formule", ont présenté aux téléspectateurs de nouveaux détectives sans le fameux thème du générique par Marc Lanjean (1). Claude Loursais a failli garder Christian Barbier, interprète du commissaire Le Carré dans deux des téléfilms, mais ils ne se sont pas entendus sur le plan financier. En 1974, Jacques Debary (Poker d'as) est annoncé comme le commissaire d'une nouvelle série policière de Loursais encore sans titre et dont le tournage du premier épisode a commencé.  
 
L'épisode, intitulé Le lièvre blanc aux oreilles noires a été écrit par le romancier et scénariste Jean Chatenet (Ardéchois coeur fidèle, 1974). Claude Loursais a dirigé les séquences vidéo mais une crise d'appendicite l'a empêché de réaliser les scènes devant être filmées à Bonneval-sur-Arc (Savoie). L'ORTF a demandé alors à Claire Jortner, scripte et épouse de Loursais, de le remplacer (2)Le lièvre blanc aux oreilles noires  a été diffusé par Antenne 2 (3) le 10 mai 1975 dans le cadre d'une version relancée des Cinq Dernières Minutes. Avant la diffusion, le personnage joué par Debary a été présenté à la presse en tant que commissaire Broussard mais a dû être rebaptisé Cabrol à cause d'un véritable superflic dénommé Robert Broussard. Le nouveau commissaire est crédité Cabrol au générique de fin mais ne se présente jamais pendant l'épisode. En mai 1975 trois autres épisodes sont déjà prêts.
 
Henri Sorbier, un homme d'affaires de Lyon à la retraite, vit près du petit village montagnard de Bonvillard avec son épouse, son fils et sa belle-fille. Lorsqu'il est retrouvé mort sur un télésiège, le commissaire Broussard est envoyé sur place pour enquêter. Sorbier était craint par sa femme, et détesté à la fois par son entourage et les villageois. Particulièrement par Just Regaud, un berger qui a été forcé de vendre sa maison à Henri Sorbier. Le lièvre blanc aux oreilles noires est plein de moutons, de vaches et de belles montagnes. L'intrigue est un prétexte pour un documentaire social sur les défis des villages de montagne pris entre les traditions et l'essor des stations de ski. Le feuilleton Les Sesterain ou Le Miroir 2000 (ORTF, 1971) avait un thème similaire.
 
Jacques Debary interprète un commissaire plus caustique que dans les épisodes suivants. Elisabeth Alain, qui joue Stéphanie Sorbier, est morte à l'âge de 36 ans après le tournage du Lièvre blanc aux oreilles noires. Henri Sorbier est interprété par le grand acteur de théâtre, de cinéma et de télévision Michel Vitold (L'homme qui revient de loin, Judex). L'actrice Anémone (Lily) a joué des petits rôles dans trois épisodes des Cinq Dernières Minutes à la suite, celui-là compris. Dans les années 1980, elle est devenue une vedette du grand écran et elle a eu une carrière diversifiée avec des films tels que Le père Noël est une ordure (1982) ou Le grand chemin (1988). Henri Marteau (Etienne), François Dyrek (Just) et André Weber (Adrien) sont apparus dans plusieurs épisodes dans différents rôles.
 
Avec aussi Bernard Rousselet (Arnaud Sorbier), Abel Jores (Élysée),  Patrick Lancelot (Gérard Martin), Philippe Moreau (Le maire), Eva Saint-Paul (Beatrix), etc. Produit par Hélène Rambert et Oreste Delsale.  Pierre Mareschal est le directeur de la photographie. Montage vidéo par Christiane Coutel. Montage film par M. Lebon-StockhausenIl n'y a pas de musique originale, comme souvent dans les productions ORTF, et pas d'illustrateur sonore crédité pour l'utilisation de la musique de catalogue.  Marc Eyraudvu dans Si ce n'est toi, Fausse note et Rouges sont les vendanges, est  revenu une nouvelle fois en "columboesque" inspecteur Ménardeau dans La mémoire longue pour une association avec Debary/Cabrol qui a duré jusqu'en 1991.  
 
Le duo Cabrol-Ménardeau a été remplacé par Pierre Santini (Un juge, un flic) dans le rôle du commissaire Julien Massard et Pierre Hoden (Inspecteur Antoine Barrier) entre 1992 et 1996. Perrette Souplex, la fille de Raymond Souplex, a joué la fille de Bourrel dans un épisode de 1995. Les épisodes de la série Les Cinq Dernières Minutes de 1958 à 1991 sont disponibles sur Madelen, le service de streaming de l'INA Brigade des Mineurs (1977-1979), la série dramatique sociale créée par  Claude Loursais et mettant en vedette Jean Daurand dans le rôle du commissaire Dupuy, est aussi sur Madelen.
 

samedi 23 novembre 2024

LES CINQ DERNIÈRES MINUTES: MEURTRE PAR LA BANDE (ORTF, 1972)

Le commissaire Bourrel et
l'inspecteur Dupuy, de la police judiciaire, enquêtent dans le monde de la bande dessinée.

Meurtre par la bande est un épisode de la série de téléfilms policiers Les Cinq Dernières Minutes (1958-1996).

Créée par le journaliste, réalisateur, scénariste et producteur Claude LoursaisLes Cinq Dernières Minutes est une des premières séries de l'histoire de la télévision française. Elle a été lancée le 1er janvier 1958 sur l'unique chaîne de la RTF (Radiodiffusion Télévision Française), prédécesseur de l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française) Les Cinq Dernières Minutes est passé par beaucoup de changements en trois "périodes" jusqu'à la diffusion par France 2 de son 149ème épisode le 20 décembre 1996. La première période (1958-1973) a été écrite par Claude Loursais qui a dirigé la plupart de ses épisodes avec Fred Kassak, Louis C. Thomas, Michel Lebrun, Maurice-Bernard Endrèbe, Henri Grangé, André Maheux, Jean Cosmos, etc. Cette version a pour acteurs principaux Raymond Souplex dans le rôle du bourru inspecteur/commissaire Antoine Bourrel et Jean Daurand dans celui de l'inspecteur Dupuy.
 
À l'origine, Les Cinq Dernières Minutes était un jeu policier diffusé en direct des studios des Buttes-Chaumont. Deux téléspectateurs sélectionnés assistaient à une enquête, puis l'inspecteur leur demandait la solution de l'énigme et comment prouver leur théorie avec la possibilité de revoir deux scènes. Après que Les Cinq Dernières Minutes ait abandonné la diffusion en direct et le format jeu, la série a exploré différents milieux socio-professionnels dans des épisodes tourné en studio et en vidéo ainsi que sur film 16mm pour les extérieurs. La popularité du programme a atteint des sommets dans les années 1960-1970 et a fait de Raymond Souplex et Jean Daurand des stars de la télé. La phrase fétiche de Bourrel (« Bon Dieu, mais c'est bien sûr! ») est entrée dans le langage courant. La série a été adaptée en Allemagne (Dem Täter auf der Spur, 1967-1973). Les Cinq Dernières Minutes est passé du noir et blanc à la couleur en 1971.
 
Dirigé par Claude Loursais, le patron de la série, et écrit par Louis C. Thomas avec Michel Lebrun, Meurtre par la bande a été diffusé sur la deuxième chaîne de l'ORTF le 4 mai 1972. Charny, un peintre abstrait, est retrouvé assassiné dans une vieille villa avec un étrange masque blanc sur le visage. Le commissaire Bourrel rencontre Karine, sa veuve, ainsi qu'une amie à elle prénommée Barbara. Bourrel et Dupuy partagent leur perplexité lorsque Doussard, un fan de bande dessinée, veut voir le commissaire. Il affirme que le crime a été inspiré par une mort similaire dans le magazine d'une héroïne de BD du nom de Vampyra. Bourrel interroge Giron, l'artiste cynique qui dessine ses aventures, et Fontaine, l'éditeur très occupé du magazine. Plus tard Doussard est tué par quelqu'un portant le masque de Vampyra. Le commissaire Bourrel, qui déteste les bandes dessinées, doit trouver des réponses dans la création du personnage.

Louis C. Thomas et Michel Lebrun réussissent à mélanger une bonne intrigue avec un aperçu intéressant du phénomène de la BD en France dans les années 1970. Les scénaristes ont fait leurs devoirs, mentionnant même la loi de 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Toutefois, cet aspect "documentaire social" des Cinq Dernières Minutes (une insistance de Claude Loursais) survient parfois avec lourdeur. Comme  lorsqu'un professeur de sociologie donne une mini-conference improvisée pour Bourrel. Le dessinateur de bande dessinée français Jean-Marc Loreau (alias Loro) a dessiné les pages de Vampyra spécialement pour cet épisode ou Bourrel dit sa phrase fétiche dans une bulle (1). L'inspecteur Dupuy a disparu des Cinq Dernières Minutes après Meurtre par la bande à cause des problèmes de santé de Jean Daurand. L'acteur est revenu en tant que commissaire Dupuy dans Brigade des Mineurs (1977-1979) la série dramatique sociale créée par Claude Loursais.
 
Avec Jean-Paul Tribout (Juju), André Oumansky (Charny), Claudine Coster (Karine), Paula Dehelly (Barbara), Mike Marshall (Le croque-mort), Patrick Lemaitre (Doussard), Jean-Claude Massoulier (Fontaine), Henri-Jacques Huet (Giron), Henri Serre (Maussac), Jean-Pierre Sentier (Le libraire), Albert Simono (Le professeur de sociologie), Louis Arbessier (Picquigny), etc. Produit par Oreste Delsale et Michèle Pietri. Thème du générique composé par Marc Lanjean (2). André Diot est le directeur de la photographie. Montage vidéo par Christiane Coutel. Montage film par Armand Leibovich. Suite au décès de Raymond Souplex en septembre 1972 et à ses derniers épisodes, de nouveaux détectives ont été testés par Claude Loursais dans quatre téléfilms diffusés entre juillet 1974 et January 1975 sur la deuxième chaîne et Antenne 2.  
 
Les Cinq Dernières Minutes a été relancé sur Antenne 2 en mai 1975 avec Jacques Debary (Commissaire Cabrol) et Marc Eyraud (Inspecteur Ménardeau). Le duo a tiré sa révérence en 1991, pour être remplacé par Pierre Santini (Un juge, un flic) dans le rôle du commissaire Julien Massard et Pierre Hoden (Inspecteur Antoine Barrier) de 1992 à 1996. Les épisodes des Cinq Dernières Minutes de 1958 à 1991 et Brigade des mineurs sont disponibles sur Madelen, le service de streaming de l'INA. La période Cabrol-Ménardeau a été diffusé en Allemagne sur  ZDF sous le titre Kommissar Cabrol ermittelt - Die Fälle des Monsieur Cabrol.
 
(1) Meurtre par la bande est rétrospectivement comparé à un épisode de Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers) intitulé Le vengeur volant (The Winged Avenger).

jeudi 11 juillet 2024

LES CINQ DERNIÈRES MINUTES: LA MÉMOIRE LONGUE (ANTENNE 2, 1975)

Le commissaire Cabrol et l'inspecteur Ménardeau, de la police judiciaire, enquêtent sur un meurtre dans le monde des brocanteurs.

La mémoire longue est un épisode de la série de téléfilms policiers Les Cinq Dernières Minutes (1958-1996).
 
Créée par le journaliste, réalisateur, scénariste et producteur Claude LoursaisLes Cinq Dernières Minutes est une des premières séries de l'histoire de la télévision française. Elle a été lancée le 1er janvier 1958 sur l'unique chaîne de la RTF (Radiodiffusion Télévision Française), prédécesseur de l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française) Les Cinq Dernières Minutes est passé par beaucoup de changements en trois "périodes" jusqu'à la diffusion par France 2 de son 149ème épisode le 20 décembre 1996. La première période (1958-1973) a été écrite par Claude Loursais qui a dirigé la plupart de ses épisodes avec Fred Kassak, Louis C. Thomas, Michel Lebrun, Maurice-Bernard Endrèbe, Henri Grangé, André Maheux, Jean Cosmos, etc. Cette version a pour acteurs principaux Raymond Souplex dans le rôle de l'inspecteur/commissaire Antoine Bourrel et Jean Daurand dans celui de l'inspecteur Dupuy.
 
La popularité des Cinq Dernières Minutes  a atteint des sommets dans les années 1960-1970 et a fait de Raymond Souplex et Jean Daurand des stars de la télé. La phrase fétiche de Bourrel (« Bon Dieu, mais c'est bien sûr! ») est entrée dans le langage courant. La série a été adapté en Allemagne (Dem Täter auf der Spur, 1967-1973). Les Cinq Dernières Minutes est passé du noir et blanc à la couleur en 1971 et Dupuy a graduellement disparu à cause des problèmes de santé de Jean Daurand. À la suite de la mort de Souplex en 1972, quatre téléfilms ont été testés par Loursais  entre juillet 1974 et janvier 1975 (pas dans l'ordre de production) sur la deuxième chaîne et Antenne 2: Rouges sont les vendanges, Fausse note, Si ce n'est toi et Le Coup de pouce. Ces téléfilms, indépendants des Cinq Dernières Minutes mais construits selon sa "formule", ont présenté aux téléspectateurs de nouveaux détectives sans le fameux thème du générique par Marc Lanjean (1).
 
En 1974, Jacques Debary (Poker d'as) est annoncé comme le commissaire d'une nouvelle série policière de Loursais encore sans titre et dont le tournage du premier épisode a commencé. Cet épisode, titré Le lièvre blanc aux oreilles noires, a été finalement diffusé par Antenne 2 le 10 mai 1975 dans le cadre d'une version relancée des Cinq Dernières Minutes. Le commissaire Broussard (Jacques Debary) a dû être renommé Cabrol parce qu'il existait en réalité un superflic dénommé Broussard. Dirigé par Claude Loursais et écrit par le romancier et scénariste Jean Chatenet, La mémoire longue est le deuxième épisode de ce que les magazines télé ont appelé "Les Nouvelles Cinq Dernières Minutes". L'acteur Marc Eyraud revient dans le rôle de l'inspecteur Ménardeau, vu dans Si ce n'est toi, Fausse note et Rouges sont les vendanges.
 
Martin Lagache, un petit brocanteur, et son amie Thérèse volent un coffret de cylindres de phonographe pendant le déménagement du riche antiquaire Gilles Pierrefort. Bientôt, Martin se comporte comme s'il avait reçu une grosse somme d'argent. Pierrefort, furieux, débarque à la boutique de jeune homme pour le voir mais Lagache est retrouvé mort poignardé. Cabrol et Ménardeau interrogent deux brocanteurs pittoresques, Georgette et Félix, et font la connaissance de Gilles Pierrefort. Lorsqu'il est arrivé durant l'été 1974, Ménardeau a très vite été comparé à Columbo. Son créateur Claude Loursais, irrité par cette comparaison, a argué que l'inspecteur est apparu avant le lieutenant américain (2). Sauf que le détective débraillé interprété par Peter Falk a été vu pour la première fois à la télévision française en décembre 1972.
 
Claude Loursais a probablement arrêté d'être agacé car La mémoire longue est influencé par Columbo au-delà de la présence de Ménardeau, même si le meurtrier n'est pas connu dès le début. Le grand acteur de théâtre, télévision et cinéma Jean Topart (Rocambole) est fabuleux dans le rôle de Gilles Pierrefort. Topart avait une voix extraordinaire, qui lui a permis de travailler énormément pour la radio et le doublage. L'antiquaire est la réponse de Jean Chatenet aux riches vilains de Columbo. Bien sûr, Cabrol et Ménardeau s'engagent dans une confrontation psychologique avec lui. À un moment, Ménardeau dit qu'il doit parler à sa femme. Officiellement baptisé Cabrol à partir de cet épisode, le commissaire est moins "abrupt" que dans Le lièvre blanc aux oreilles noires. Le fumeur de Gitanes Maïs a maintenant le sens de l'humour.

Anémone interprète Thérèse. L'actrice a joué des petits rôles dans trois épisodes des Cinq Dernières Minutes à la suite, celui-là compris. Dans les années 1980, elle est devenue une vedette du grand écran et elle a eu une carrière diversifiée avec des films tels que Le père Noël est une ordure (1982) ou Le grand chemin (1988). Dans le premier son personnage s'appelle aussi Thérèse. Avec également René Lefevre (Félix), Georgette Anys (Georgette), Bernard Allouf (Martin Lagache), Liliane Gaudet, Nono Zammit, Henri Crémieux... Produit par Jean Le Coz. Il n'y a pas de musique originale, comme souvent avec les productions de la télé française de l'époque. Pierre Mareschal est le directeur de la photographie. Montage vidéo par Christiane Coutel. Montage film par M-L Stockhausen. Le duo Cabrol-Ménardeau a tiré sa révérence en 1991, pour être remplacé par Pierre Santini (Un juge, un flic) dans le rôle du commissaire Julien Massard et Pierre Hoden (Inspecteur Antoine Barrier) de 1992 à 1996. 
 
Les épisodes de la série Les Cinq Dernières Minutes de 1958 à 1991 sont disponibles sur Madelen, le service de streaming de l'INA. La période Cabrol-Ménardeau a été diffusée en Allemagne sur ZDF sous le titre de Kommissar Cabrol ermittelt - Die Fälle des Monsieur Cabrol.
 
(1) Arsenic Blues, composé par Marc Lanjean pour le film La Peau de l'ours (1957).
(2) Télé 7 Jours.

lundi 8 juillet 2024

FAUSSE NOTE (ORTF, 1974)

Fausse note est un téléfilm policier en couleur d'une durée de 95 minutes produit par l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française) et diffusé sur sa deuxième chaîne le 1er août, 1974.

C'est aussi un épisode très particulier de la série policière Les Cinq Dernières Minutes (1958-1996).
 
Créée par le journaliste, réalisateur, scénariste et producteur Claude LoursaisLes Cinq Dernières Minutes est une des premières séries de l'histoire de la télévision française. Elle a été lancée le 1er janvier 1958 sur l'unique chaîne de la RTF (Radiodiffusion Télévision Française), prédécesseur de l'ORTF. Les Cinq Dernières Minutes est passé par beaucoup de changements en trois "périodes" jusqu'à la diffusion par France 2 de son 149ème épisode le 20 décembre 1996. La première période (1958-1973) a été écrite par Loursais qui a dirigé la plupart de ses épisodes avec Fred Kassak, Louis C. Thomas, Michel Lebrun, Maurice-Bernard Endrèbe, Henri Grangé, André Maheux, Jean Cosmos, etc. Cette version a pour acteurs principaux Raymond Souplex dans le rôle de l'inspecteur/commissaire Antoine Bourrel et Jean Daurand dans celui de l'inspecteur Dupuy. Pierre Collet jouait le brigadier Coulomb

Les Cinq Dernières Minutes était initialement un jeu policier diffusé en direct. Deux téléspectateurs sélectionnés assistaient à une enquête, puis l'inspecteur Bourrel leur demandait la solution de l'énigme et comment prouver leur théorie avec la possibilité de revoir deux scènes. Après que Les Cinq Dernières Minutes ait abandonné la diffusion en direct et le format jeu, la série a exploré différents milieux socio-professionnels dans des épisodes tournés en studio et en vidéo ainsi que sur film 16mm pour les extérieurs. La popularité du programme a atteint des sommets dans les années 1960-1970 et a fait de Raymond Souplex et Jean Daurand des stars de la télé. La phrase fétiche de Bourrel (« Bon Dieu, mais c'est bien sûr! ») est entrée dans le langage courant. La série a même été adapté en Allemagne (Dem Täter auf der Spur, 1967-1973). Les Cinq Dernières Minutes est passé du noir et blanc à la couleur en 1971 et Dupuy a graduellement disparu suite aux problèmes de santé de Jean Daurand.
 
En septembre 1972, Raymond Souplex travaillait sur le 56ème épisode, Un gros pépin dans le chasselas. Le tournage a été interrompu par les grèves tournantes d'octobre à l'ORTF mais comme les scénarios de deux épisodes, Les griffes de la colombe (Épisode 57) et Fausse note, étaient prêts (1) l'acteur a répété le premier le 20 novembre. Il est mort deux jours plus tard du cancer, à l'âge de 71 ans. Claude Loursais a décidé que l'épisode 56, terminé grâce à des changements de scénario et au montage, serait le dernier (2). Néanmoins, quatre téléfilms ont été testés entre juillet 1974 et janvier 1975 (pas dans l'ordre de production) sur la deuxième chaîne et Antenne 2: Rouges sont les vendanges, Fausse note, Si ce n'est toi (anciennement Les griffes de la colombe) et Le Coup de pouce. Ces téléfilms, independants des Cinq Dernières Minutes mais construits selon sa "formule", ont présenté aux téléspectateurs de nouveaux détectives sans le fameux thème du générique par Marc Lanjean (3)
 
Dirigé par Claude Loursais, Fausse note a été écrit par Louis C. Thomas et Michel Lebrun. Comme Si ce n'est toi il a été imaginé pour Bourrel, donc les deux scripts ont dû être révisés. Gilbert Gauthier, un flamboyant musicien et compositeur, est abattu dans son appartement insonorisé. Curieusement, le meurtre a été enregistré par le magnétophone de Gauthier. L'officier de police principal Ménardeau est en charge de l'enquête. L'excellent Marc Eyraud est de retour dans le rôle du "columboesque" Ménardeau après la première apparition de son personnage en assistant du détective principal de Si ce n'est toi. Ses convictions religieuses, qui ne sont plus mentionnées, sont remplacées par un sens de l'humour cynique. La présence de véritables musiciens vient enrichir un bon scénario, à commencer par celle du trompettiste jamaïcain de jazz Sonny Grey dans le rôle d'Aristote. L'accordéoniste et joueur de trombonne Charles Verstraete fait une apparition non créditée dans un flashback. Le violoniste Gérard Jarry parle avec Ménardeau.

Le clarinettiste Julien Froment est joué par l'inoubliable Guy Marchand. Acteur, chanteur et musicien, il a travaillé pour les plus grands réalisateurs et son CV inclut le rôle  principal dans la série policière Nestor Burma (1991-2003), d'après les romans de Léo Malet. Alain Mottet (Vidocq) nous livre une superbe performance dans le rôle d'Igor Cléry. Henri-Jacques Huet, un familier des Cinq Dernières Minutes dans différents rôles, revient et cette fois il est la victime. Jean-François Rémi, de la Comédie-Française, interprète Richard Barnett. Il faisait partie de la distribution régulière de la série de science-fiction Aux frontières du possible (ORTF, 1971-1974). Florence Blot (Un curé de choc), actrice de second rôle appréciée du public, joue la concierge et a une scène fabuleuse avec  Marc Eyraud/Ménardeau. Avec aussi Laurence Vincendon (Sophie Cléry), Gilles Guillot (L'ingénieur du son), Jeanne Herviale (Madeleine), Claude Bertrand (Thoreau), Nono Zammit (Doudou), etc.

Produit par Pierre Monzat et Michelle Piétri. Musique par le compositeur, chef d'orchestre et pianiste Jean-Claude Pelletier. Michel Carré est le directeur de la photographie. Montage vidéo par Christiane Coutel. Montage film par Roger Taconnat. Les quatre téléfilms sont rétrospectivement considérés comme "la période intermédiaire" des Cinq Dernières Minutes. En 1974, Jacques Debary (Poker d'as) est annoncé comme le commissaire d'une nouvelle série policière de Loursais encore sans titre et dont le tournage du premier épisode a commencé. Cet épisode, titré Le lièvre blanc aux oreilles noires, a été diffusé par Antenne 2 le 10 mai 1975 dans le cadre des... Cinq Dernières Minutes. Le commissaire Broussard (Jacques Debary) a dû être renommé Cabrol parce qu'il existait en réalité un superflic dénommé Broussard. Marc Eyraud est revenu une nouvelle fois en Ménardeau dans l'épisode suivant pour une association avec Cabrol qui a duré jusqu'en 1991.
 
Pierre Santini (Un juge, un flic) dans le rôle du commissaire Julien Massard et Pierre Hoden (Inspecteur Antoine Barrier) ont constitué le duo final des Cinq Dernières Minutes de 1992 à 1996. Perrette Souplex, la fille de Raymond Souplex, a joué la fille de Bourrel dans un épisode de 1995. Les épisodes de la série Les Cinq Dernières Minutes de 1958 à 1991 sont disponibles sur Madelen, le service de streaming de l'INA
 

lundi 1 juillet 2024

DES YEUX PAR MILLIERS BRAQUÉS SUR NOUS (ORTF, 1971)

Un acteur vedette d'une série télé populaire est piégé dans un étrange hôtel.

Des yeux par milliers braqués sur nous est un téléfilm fantastique en noir et blanc d'une durée de 85 minutes produit par l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française) et diffusé sur sa première chaîne le 27 février 1971. Un tireur embusqué prend pour cible un match de football lorsqu'il est arrêté par un commissaire à la fin d'un épisode d'une série. Sa vedette, Raymond, conduit pour rejoindre un couple d'amis à la campagne. Sa voiture  tombe en panne et il disparait alors qu'il cherchait de l'aide. L'acteur se réveille dans un hôtel ultra-moderne où le temps s'écoule plus vite, les balcons sont fermés par un mur de verre transparent et les clients se promènent en tournant litéralement en rond à l'intérieur de l'hôtel quand ils veulent se ballader.
 
Les employés sont invisibles bien que leur travail soit toujours fait. À la grande surprise de Raymond, aucun client n'éprouve le besoin d'aller dehors. Les téléviseurs dans les chambres diffusent les rêves les plus fous des clients et l'ascenseur ne va jamais au-delà du premier étage. Seul un homme semble avoir des réponses et il montre à Raymond qu'ils sont observés. "Raymond" est interprété par Raymond Souplex (1), d'abord connu pour la série radiophonique Sur le banc (1937-1940, 1949-1963) puis, de 1958 à sa mort en 1972, pour le rôle qui a fait de lui une superstar de la télé: le commissaire Antoine Bourrel dans la série policière Les Cinq Dernières Minutes (1958-1996). Des yeux par milliers braqués sur nous a été écrit par Henri Grangé (2) et André Maheux, qui ont travaillé sur Les Cinq Dernières Minutes jusqu'en 1964-1965. Après,  ils ont écrit le feuilleton à succès de l'ORTF  L'Homme du Picardie (1968).
 
Alain Boudet, qui a dirigé Des yeux par milliers braqués sur nous,  était un des grands réalisateurs de la RTF (Radiodiffusion Télévision Française) et de son successeur l'ORTF. Son téléfilm Le navire étoile (1962), écrit par Michel Subiela, était le premier programme de science-fiction de la télévision française. Boudet a réalisé le téléfilm fantastique Bouclage (1968), qu'il a écrit avec son collaborateur fréquent Christian-Daniel Watton, ainsi que trois épisodes de l'anthologie fantastique de Michel Subiela intitulée Le Tribunal de l'impossible (1967-1974). Henri Grangé et André Maheux ont imaginé Des yeux par milliers braqués sur nous avec Raymond Souplex à l'esprit (3). L'acteur le plus célèbre de la télévision française admettait qu'il ne pouvait échapper à la notoriété apportée par Les Cinq Dernières Minutes. La scène où Raymond demande au réalisateur s'il pourrait jouer un évèque est inspirée d'une anecdote réelle (4).
 
Les clients de l'hôtel sont tous nommés d'après des personnages d'épisodes des Cinq Dernières minutes écrits par Grangé et Maheux. Le duo tente souvent la parodie, particulièrement lorsque quelqu'un est assassiné et l'un des clients se trouve être un véritable commissaire interprété par Guy Tréjean. Tréjean a joué le commissaire Lambert dans la série policière Allô Police (1966-1970). Sauf que l'exercice de style des scénaristes ne colle pas avec la vision du réalisateur Alain Boudet, elle-même limitée par les contraintes budgétaires et le tournage des deux tiers du téléfilm aux studios Cognacq-Jay. Le sentiment constant, justifié ou non, que Des yeux par milliers braqués sur nous a été influencé par Le Prisonnier et La quatrième dimension est déroutant. En tout cas, il est facile de repérer des clins d'oeil à Fritz Lang et Franz Kafka. Finalement, le téléfilm veut être beaucoup trop de choses à la fois.

Jacques Debary (Le réalisateur) et Marc Eyraud (Monsieur Grisolles), ont été les acteurs principaux des Cinq Dernières Minutes entre 1975 et 1991. Avec aussi Jean Leuvrais (Cazères), Jean Daniel (Poujol), Anna Gaylor (Madame Grisolles), Jacqueline Jefford et Fulbert Janin (Les Bretenoux), Catherine Rich et Van Doude (Les Dennevy), Françoise Bonneau et Guy Naigeon (Les Crégut), Jean Clarieux, Liliane Gaudet, etc. Pierre Gout est le directeur de production. Louis Miaille est le directeur de la photographie. Montage par Guy Fitoussi et Françoise Bac. Décors par Jean-Baptiste Hughes et Constantin Hagondokoff. Il n'y a ni musique originale ni illustration sonore. Des yeux par milliers braqués sur nous et les épisodes des Cinq Dernières Minutes de 1958 à 1991 sont disponibles sur Madelen, le service de l'INA.
 
(1) Le personnage est crédité en tant que "Raymond" mais une assistante l'appelle "Monsieur Souplex".
(2) Parfois écrit "Henry Grangé".
(3) (4) Télé 7 Jours N°566 (27 février 1971).
 
 
Voir également:
 
https://thierryattard.blogspot.com/2024/06/rouges-sont-les-vendanges-ortf-1974.html 

mardi 25 juin 2024

SI CE N'EST TOI (ORTF, 1974)

Si ce n'est toi est un téléfilm policier en couleur d'une durée de 109 minutes produit par l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française) et diffusé sur sa deuxième chaîne le 16 août 1974.

C'est aussi un épisode très particulier de la série policière Les Cinq Dernières Minutes (1958-1996).

Créée par le journaliste, réalisateur, scénariste et producteur Claude LoursaisLes Cinq Dernières Minutes est une des premières séries de l'histoire de la télévision française. Elle a été lancée le 1er janvier 1958 sur l'unique chaîne de la RTF (Radiodiffusion Télévision Française), prédécesseur de l'ORTF. Les Cinq Dernières Minutes est passé par plusieurs changements en trois "périodes" jusqu'à la diffusion par France 2 de son 149ème épisode le 20 décembre 1996. La première période (1958-1973) a été écrite par Loursais qui a dirigé la plupart de ses épisodes avec Fred Kassak, Louis C. Thomas, Michel Lebrun, Maurice-Bernard Endrèbe, Henri Grangé, André Maheux, Jean Cosmos, etc. Cette version a pour acteurs principaux Raymond Souplex dans le rôle du moustachu et ronchon inspecteur/commissaire Antoine Bourrel et Jean Daurand dans celui de l'inspecteur Dupuy. Pierre Collet jouait le brigadier Coulomb

Les Cinq Dernières Minutes était initialement un jeu policier diffusé en direct des studios des Buttes-Chaumont. Deux téléspectateurs sélectionnés assistaient à une enquête, puis l'inspecteur Bourrel leur demandait la solution de l'énigme et comment prouver leur théorie avec la possibilité de revoir deux scènes. Après que Les Cinq Dernières Minutes ait abandonné la diffusion en direct et le format jeu, la série a exploré différents milieux socio-professionnels dans des épisodes tournés en studio et en vidéo ainsi que sur film 16mm pour les extérieurs. La popularité du programme a atteint des sommets dans les années 1960-1970 et a fait de Raymond Souplex et Jean Daurand des stars de la télé. La phrase fétiche de Bourrel (« Bon Dieu, mais c'est bien sûr! ») est entrée dans le langage courant.  La série a été adaptée en Allemagne sous le titre Dem Täter auf der Spur (1967-1973). Les Cinq Dernières Minutes est passé du noir et blanc à la couleur en 1971 et Dupuy a graduellement disparu suite aux problèmes de santé de Jean Daurand.
 
En septembre 1972, Raymond Souplex travaillait sur le 56ème épisode, Un gros pépin dans le chasselas. Le tournage a été interrompu par les grèves tournantes d'octobre à l'ORTF mais comme les scénarios de deux épisodes, Les griffes de la colombe (Épisode 57) et Fausse note, étaient prêts (1) l'acteur a répété le premier le 20 novembre. Il est mort deux jours plus tard du cancer, à l'âge de 71 ans. Claude Loursais a décidé que l'épisode 56, terminé grâce à des changements de scénario et au montage, serait le dernier (2). Néanmoins, quatre téléfilms ont été testés entre juillet 1974 et janvier 1975 (pas dans leur ordre de production) sur la deuxième chaîne et Antenne 2: Rouges sont les vendanges, Fausse note, Si ce n'est toi (anciennement Les griffes de la colombe) et Le Coup de pouce. Ces téléfilms, independants des Cinq Dernières Minutes mais construits selon sa "formule", ont présenté aux téléspectateurs de nouveaux détectives sans le fameux thème du générique par Marc Lanjean (3)

Dirigé par Claude Loursais, Si ce n'est toi a été écrit par Louis C. Thomas et Michel Lebrun. À l'instar de Fausse note il a été imaginé pour Bourrel, c'est pourquoi les deux scripts ont dû être révisés. Deux clochards, Mouton et Bébé Rose, sauvent une jeune femme qui s'est jetée dans la Seine. Mouton trouve une clé et visite une maison où il découvre le cadavre d'un homme poignardé avec un coutelas. L'endroit n'est autre que le temple du Colombier, une étrange communauté religieuse, et la victime, Serge Montuget, un de ses membres. Le pragmatique commissaire Lindet est déconcerté et demande l'assistance de l'officier de police Ménardeau, un expert en religions. Ils tombent par hasard sur Sylvie Bracieux, la jeune femme sauvée du suicide. Fille d'un banquier, Sylvie est membre de la communauté et elle était amoureuse de Montuget. Lindet et Ménardeau apprennent que "Frère Serge" était loin de mener une vie d'ascète.

Si ce n'est toi a clairement souffert de la mort de  Raymond Souplex. Le commissaire Lindet, interprété par Henri Lambert (Jean-Roch Coignet), est un piètre substitut à Bourrel. Marc Eyraud est le columboesque Ménardeau, "le gars qui mange des graines" (dixit Lindet). L'officer de police est un antoiniste, un membre d'un culte venu de Belgique. C'est un prétexte pour montrer que les scénaristes ont fait leurs devoirs et certaines parties de sa première conversation avec Lindet sonnent bizarrement aujourd'hui. Mouton et Bébé Rose sont joués par Hubert Deschamps et Jean-Pierre Rambal, deux seconds rôles appréciés du public. Deschamps (Zazie dans le métro) est de fait l'acteur principal du téléfilm avec sa gouaille et des dialogues géniaux. En 1977, Rambal a joué le premier rôle dans la charmante série comique La Lune papa. André Falcon (Bracieux) a travaillé avec Raymond Souplex sur les répétitions. Charles Millot (Les Barbouzes) joue "Le Maître", le gourou de la communauté du Colombier.

Il n'y a pas de musique originale, comme souvent avec l'ORTF. René Taquet est crédité comme illustrateur sonore de Si ce n'est toi. Il était directeur artistique, producteur de musique,  fondateur des Disques Magellan (4) et spécialiste de la musique d'illustration (appelée aussi "librairie musicale"). La bande sonore de ce téléfilm provient de son catalogue Patchwork. Par exemple, un thème appelé Secret derrière la porte composé en 1971 par Vladimir Cosma. Produit par Marc Chanal et Michèle Piétri. Albert Schimel est le directeur de la photographie. Montage vidéo par Thérèse Sonntag. Montage film par Maryvonne Cuglière. Cascades par Michel Norman et Michèle Delacroix. Avec aussi Marianne Eggerickx (Sylvie), Jean-Claude Jay (Frère Georges), Guy Bousquet (Frère Pierre), Jean-Pierre Andréani (Frère Serge), Wanda Woznica (Soeur Jeanne), Perrette Pradier (Léontine), Armand Mestral (Renoux), Pierre Duncan (Brigadier), Patrick Laval (Medical intern), Séverine Morizot, Bernard Musson, Nicole Evans...

Marc Eyraud est revenu en Ménardeau dans Fausse note pour résoudre l'affaire tout seul et sans ses convictions religieuses (dont on a jamais plus entendu parler). Ensuite, le sympathique inspecteur est devenu l'adjoint du commissaire Le Carré (Christian Barbier) dans Rouges sont les vendanges. Les quatre téléfilms sont rétrospectivement considérés comme "la période intermédiaire" des Cinq Dernières Minutes. En 1974, Jacques Debary (Poker d'as) est annoncé comme le commissaire d'une nouvelle série policière de Loursais encore sans titre et dont le tournage du premier épisode a commencé. Cet épisode, titré Le lièvre blanc aux oreilles noires, a été diffusé par Antenne 2 le 10 mai 1975 dans le cadre des... Cinq Dernières Minutes. Le commissaire Broussard (Jacques Debary) a dû être renommé commissaire Cabrol parce qu'il existait en réalité un superflic dénommé Broussard. Marc Eyraud est revenu une nouvelle fois en Ménardeau dans l'épisode suivant pour une association avec Cabrol qui a duré jusqu'en 1991.
 
Pierre Santini (Un juge, un flic) dans le rôle du commissaire Julien Massard et Pierre Hoden (Inspecteur Antoine Barrier) ont constitué le duo final des Cinq Dernières Minutes de 1992 à 1996. Perrette Souplex, la fille de Raymond Souplex, a joué la fille de Bourrel dans un épisode de 1995. Les épisodes de la série Les Cinq Dernières Minutes de 1958 à 1991 sont disponibles sur Madelen, le service de streaming de l'INA. Brigade des Mineurs (1977-1979), la série dramatique sociale créée par  Claude Loursais et mettant en vedette Jean Daurand dans le rôle du commissaire Dupuy, est aussi sur Madelen
 
(1) Michel Lebrun dans Télé 7 Jours N°744 (27 juillet 1974).
(2) Télé 7 Jours N°667 (3 février 1973).
(3) Arsenic Blues, composé par Marc Lanjean pour le film La Peau de l'ours (1957). 

 
Voir également:
 
https://thierryattard.blogspot.com/2024/06/rouges-sont-les-vendanges-ortf-1974.html