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lundi 21 avril 2014

NOS PROCHAINES CRITIQUES DVD

Le coffret DVD de la saison 1 de la série espagnole Grand Hôtel (Gran Hotel) sort ce mercredi en France chez Koba Films.

La semaine suivante Koba nous proposera l'adaptation BBC 2011 de De Grandes Espérances (Great Expectations), d'après Charles Dickens, avec Ray Winstone, Gillian Anderson, David Suchet et Douglas Booth.

Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street) sera  disponible ici en DVD vendredi 25. Le talentueux Tristan Harvey, qui est la voix francophone de Leonardo DiCaprio au Quebec pour ce film, nous a aimablement envoyé le DVD Zone 1 (sorti le mois dernier).

Critiques dès que possible.

http://www.kobafilms.fr/serie/grand-hotel---saison-1-367.html
http://www.kobafilms.fr/film/de-grandes-esperances-368.html
http://www.doublage.qc.ca/p.php?i=162&idmovie=4029

lundi 15 octobre 2012

MARTIN, FRANK MARTIN

La semaine dernière la chaîne privée allemande RTL a débuté en première mondiale la diffusion de Le Transporteur - La série (Transporter: The Series), d'après la franchise cinéma à succès Le Transporteur créée par Luc Besson et Robert Mark Kamen.  La série de 12 épisodes a été tournée en Europe et au Canada (à Toronto) pour un budget estimé à 43 millions de dollars.

C'est une coproduction de la société française Atlantique Productions et la compagnie canadienne QVF Inc. avec
M6, RTL, HBO/Cinemax, Astral Television/The Movie Network, et Corus Entertainment/Movie Central

L'acteur anglais Chris Vance (Prison Break) est en vedette dans le rôle de l'ex-commando d'élite Frank Martin, joué par Jason Statham dans les films. Frank est un messager professionnel freelance qui conduit une puissante Audi noire et livre de mystérieux colis pour des clients parfois aussi louches que dangereux. Ses règles: 1° Ne jamais modifier un contrat. 2° Pas de nom. 3° Ne jamais ouvrir le colis. Afin de faire le job avec un minimum d'interaction personnelle il s'en remet à une personne de confiance, Carla (l'actrice hongroise Andrea Osvárt), qui organise ses missions. François Berléand reprend son personnage de l'inspecteur Tarconi présent dans les films et l'acteur allemand Charly Hübner (La vie des autres) interprète Dieter, le mécanicien de Frank.

Dirigé par le réalisateur canadien Stephen Williams (Lost), le pilote nous présente le Transporteur télé dès une spectaculaire et cinématographique séquence pré-générique dans les rues de Marseille (1) ainsi qu'à l'intérieur d'un grand garage de stationnement. Chris Vance, remarquablement choisi, y donne le ton de son Frank Martin dans un style James Bond bienvenu. La première mission de Frank à la télévision l'amène à Berlin - grâce à la coproduction internationale - où il doit conduire Delia Weigert (Rachel Skarsten) à son père, un géneral et conseiller d'affaires, en toute sécurité. Le transporteur croise la route des hommes de main d'un truand local joué en mode minimaliste par l'acteur allemand renommé Uwe Ochsenknecht.

« Je ne sais pas comment faire des séries télé. Je laisse les gens qui savent s'en occuper et espère qu'ils font leur travail, » a confié Luc Besson à The Hollywood Reporter l'an dernier. Son Nikita a été adapté deux fois à la télévision, en 1997 et 2010, et maintenant la franchise Transporteur est plutôt astucieusement transposée en format de série. Les cascades automobiles (coordonnées par Michel Julienne) et des combats d'arts martiaux bien règlés, chorégraphiés par Cyril Raffaelli, sont  intégrés à un script standard écrit par Alexander Ruemelin et Joseph Mallozzi & Paul Mullie (les séries Stargate).

Sans ces ingrédients obligatoires en provenance des films l'histoire a l'air d'un épisode recyclé de la série Largo Winch et le talent de François Berléand est malheureusement sous-utilisé ici. La musique, efficace, est du compositeur français Nathaniel Méchaly (les deux Taken, Colombiana). Globalement cette première est très regardable dans sa catégorie (2) mais est-ce que Le Transporteur - La série peut livrer ce type de colis toutes les semaines?

(1) [MAJ] (7 décembre 2012) La version diffusée sur M6 a un montage différent.
(2) RTL diffuse Transporter: The Series chaque jeudi dans le créneau horaire habituel d'Alerte Cobra.

http://www.quotenmeter.de/cms/?p1=n&p2=59649&p3= (En Allemand)
http://www.hollywoodreporter.com/news/will-transporter-tv-series-deliver-242871
http://www.hollywoodreporter.com/news/chris-vance-challenges-rewards-taking-378562
http://www.nathanielmechaly.com/ 

dimanche 29 mai 2011

THE GREEN HORNET (LE FRELON VERT)

Britt Reid (Seth Rogen) est un jeune playboy qui exaspère son père, James Reid (Tom Wilkinson), propriétaire du quotidien The Daily Sentinel. Lorsque James meurt, Britt fait la connaissance de Kato (Jay Chou) - mécanicien génial également doué pour les arts martiaux et qui travaillait pour son père.

Alors que le gangster paranoïaque
Benjamin Chudnofsky (Christoph Waltz) veut s'emparer de Los Angeles, Britt Reid et Kato deviennent des justiciers masqués se faisant passer pour des criminels dans leur arsenal roulant: La Beauté Noire.

Le Frelon vert (The Green Hornet) a été créé en 1936 par George W. Trendle et Fran Striker pour une série radiophonique. Dans les années 1940 le personnage fut adapté en bande dessinée ainsi qu'au cinéma dans deux serials. En 1966 une série télévisée avait pour vedettes Van Williams dans le rôle de Britt Reid/Le Frelon et Bruce Lee dans le rôle de Kato. Grâce à la notoriété de Lee leurs incarnations revinrent plus tard dans deux films compilant des épisodes de la série, Le Retour du Dragon (The Green Hornet, 1974) et La Revanche du Dragon (Fury of the Dragon, 1976).

« Donnez-nous le sushi.
- Ouais, donne-nous le sushi. »

IT'S NOT THAT EASY BEING GREEN

Voici maintenant l'acteur/producteur Seth Rogen dans le rôle de Reid pour ce film au budget de 120 millions de dollars écrit par lui avec Evan Goldberg, et réalisé par quelqu'un qu'on attend pas sur ce type de projet: le réalisateur français Michel Gondry (Eternal Sunshine of the Spotless Mind). On attend pas non plus Rogen en justicier masqué mais il a perdu du poids et est devenu plus athlétique pour le personnage. Après tout pourquoi est-ce qu'il ne pourrait pas étendre son registre de rôles au-delà de la comédie? Jim Carrey l'a fait et Seth Rogen serait assez talentueux pour le faire aussi. Excepté qu'il ne tente même pas de poser ne fut-ce qu'un orteil au-delà de sa zone de confort personnelle.

« Kato, j'veux que tu me prennes la main et que tu me suives dans cette aventure.
- Je vais y aller avec toi mais j'ai pas envie de te toucher. »


Son Britt Reid est un "riche crétin" et un gaffeur de super-héros accidentel largement dépassé en intelligence par Kato, l'artiste martial et maître-inventeur joué par l'acteur et superstar de la musique taïwanaise Jay Chou. Seth Rogen et Evan Goldberg sont de toute évidence beaucoup plus intéressés par la bromance des deux personnages (« Les filles sont toutes des emmerdeuses. Heureusement que t'es là, Kato. ») que par le matériel source, passé Kato et la voiture modèle rétro customisée et équipée de "plein de trucs super cools": La Beauté noire (The Black Beauty). Ils sacrifient même un personnage important du Frelon vert original tout comme Jim Phelps avait été maltraité dans le premier Mission: Impossible (1996).

« Je devrai tuer Kim moi-même, c'est ça l'amitié. »

L'Oscarisé Christoph Waltz ajuste constamment son interprétation de Chudnofsky entre le nazi de Inglorious Basterds (« Decapite des statues. Je décapite toujours de vraies personnes, moi. ») et le vilain conventionnel de blockbuster. Il délivre tout de même une des meilleures scènes du film, face à James Franco dans son truc habituel, avant de sembler à peine concerné et de lâcher prise vers la fin en cuir rouge et masque à gaz! A ce rythme Waltz ser la prochain Victor Newman dans Les Feux de l'amour mais heureusement que Nicolas Cage a quitté le film, imaginez-le donc avec cette réplique: « Je suis Bloodnofsky. J'en ai tué des milliers et j'en tuerai des milliers d'autres. » Le légendaire Edward James Olmos est mal distribué dans le rôle du rédacteur en chef du Sentinel Mike Axford et Cameron Diaz (Lenore Case) est virtuellement inexistante.

« Well, it’s not really my movie. » (Michel Gondry)

Lorsqu'elles ne poussent pas les limites de l'incrédulité vers les sommets du ridicule, grâce à des effets numériques dernier cri et la conversion en 3D, les séquences d'action empruntent plutôt joyeusement aux franchises 007 et Superman. Vous ne trouverez pas la moindre trace de la créativité de Michel Gondry dans The Green Hornet, tellement le résultat est un film pop-corn extra-large en mode WTF total (le Frelon et Kato chantent Gangsta's Paradise quand ils essayent la Black Beauty). Quelque part entre Iron Man et Max La Menace avec Steve Carell, personne ne semble prendre ça au sérieux de toute manière.

Le DVD Zone 1 contient l'excellent doublage francophone québécois avec le talentueux Tristan Harvey doublant Britt Reid/Le Frelon vert. Harvey est aussi la voix de Kevin James ou de Ricky Gervais au Québec et appartient au club très fermé de ces artistes en doublage qui peuvent vraiment apporter une valeur ajoutée aux films sur lesquels ils travaillent. Les bonus du DVD comprennent un entretien avec Seth Rogen et Evan Goldberg sur l'écriture de The Green Hornet, et The Black Beauty: Rebirth of Cool, une featurette consacrée à la vraie star du film.

« Je l'ai appelé La Beauté Noire.
- Kato! Elle est de toute beauté! Et elle est noire. »

http://collider.com/the-green-hornet-interview-seth-rogen-evan-goldberg-on-set/37011/

http://www.deadline.com/2010/07/comic-con-7-sony-green-hornet-panel/
http://herocomplex.latimes.com/2011/01/16/green-hornet-director-michel-gondry-its-not-really-my-movie/
http://www.doublage.qc.ca/p.php?i=162&idmovie=3268

jeudi 10 juin 2010

AMERICAN SCIENCE FICTION FILM AND TELEVISION (BERG)

De chez Berg, éditeur de l'indispensable Visions of England par Paul Dave, émane cette accessible et définitive histoire critique de la science fiction cinématographique et télévisuelle américaine depuis la deuxième partie du vingtième siècle jusqu'à nos jours.

Dans American Science Fiction Film and Television, le spécialiste du cinéma et des média Lincoln Geraghty explore un des genres les plus populaires du grand comme du petit écran à travers la spécificité de la production américaine. Il étudie comment les thèmes et les tendances de ce genre reflètent d'importants évènements historiques, sociologiques et politiques de la vie américaine, depuis la Guerre froide jusqu'au 11 septembre 2001 et après.

L'intérêt du livre de Geraghty est double: son travail est une analyse de la manière dont des grands moments de l'histoire moderne américaine trouvent un écho dans des films ou des séries télé essentielles, et c'est aussi une excellente introduction au genre science-fiction à l'écran. Un genre naturellement dominé par la production américaine car Hollywood est le leader de l'industrie du divertissement.

Les développements menés par Lincoln Geraghty sont ponctués de présentations critiques d'un certain nombre de films ou séries aptement choisis pour illustrer ses thèmes: L'Invasion des profanateurs de sépultures (1956), La Quatrième dimension (1959-1964), Star Trek/La patrouille du cosmos (1966-1969), Soleil vert (1973), Matrix (1999), Battlestar Galactica (2003-2009), etc. L'exploration par l'auteur inclut la science-fiction dans les séries d'espionnage des années 1960 ou la production télé britannique.

Parmi les points particulièrement intéressants: le chapitre sur la science-fiction dystopique, une analyse intelligente de Miracle sur la 8ème rue (1987), ou des observations sur l'émergence de Star Trek: La nouvelle génération (1987-1994) avec l'évolution de l'industrie de la télévision américaine à la fin des années 1980. American Science Fiction Film and Television est construit sur un énorme travail de recherche et peut être apprécié par les fans, les spécialistes, les universitaires ou simplement par des lecteurs ayant une curiosité pour le genre.

http://www.bergpublishers.com/?TabId=5230&v=1858270
http://us.macmillan.com/americansciencefictionfilmandtelevision
http://www.amazon.com/s/?index=books&keywords=1845207963&tag=macmillan-20

Visions of England:

http://thierryattard.blogspot.com/2008/05/visions-of-england.html
http://www.bergpublishers.com/?tabid=2022

jeudi 25 mars 2010

ROBERT CULP (1930-2010)

[6.50] L'acteur, scénariste et réalisateur américain Robert Culp est mort hier à Hollywood, il avait 79 ans.

Culp a attiré l'attention des téléspectateurs américains dès le début de sa riche et très longue carrière avec la série western Trackdown (1957-1959). Dans un épisode, le personnage joué par Culp faisait équipe avec un chasseur de primes nommé Josh Randall. Randall, joué Steve McQueen, eut droit à sa propre série (Au nom de la loi).

Si McQueen est devenu une superstar mondiale, Robert Culp a contribué à l'écriture d'un chapitre important de l'Histoire de la télévision américaine avec la série Les Espions (I Spy, 1965-1968), où il jouait Kelly Robinson. Le partenaire de Robinson, Alexander Scott - interprété par le comique Bill Cosby - était noir, à un moment où l'idée d'un président afro-américain à la Maison Blanche n'était même pas le début du commencement d'un rêve. Non seulement Les Espions était une série révolutionnaire pour cette raison, mais c'était aussi une très bonne série avec des scripts réalistes - certains écrits par Culp lui-même (dont celui du premier épisode), un générique ultra cool au thème composé par Earle Hagen et même des extérieurs exotiques: Acapulco, Hong Kong, Madrid, etc.

Populaire au Québec (c'était doublé en Français là-bas), I Spy n'est arrivé en France qu'en 1987 et le public français connait Culp à cause de ses participations à Columbo en tant que meurtrier. Quelques années plus tard, l'acteur ressuscita avec élégance cette figure archétypale dans le quatrième épisode de La loi est la loi (Jake and the Fatman, 1987-1992). Culp y était si impressionnant que le personnage revint en quête de revanche en 1991.

Les télespectateurs français ne connaissent pas l'autre série importante dans la carrière de Robert Culp: Ralph Super-héros (The Greatest American Hero, 1981-1986), car seul le pilote a été diffusé ici. Dans cette série William Katt jouait le rôle de Ralph Hinkley, un professeur qui se voit confier par des extra-terrestres un costume rouge de super-héros, et Culp était l'agent du FBI Bill Maxwell.

Parmi ses nombreuses apparitions à la télévision on peut citer trois épisodes de Au-delà du réel, et des séries ou mini-séries telles que Des Agents très spéciaux, Les règles du jeu, Sloane Agent spécial ou Le code Rebecca. Culp a aussi tourné dans quelques films comme le fameux Bob & Carol & Ted & Alice (1969), et il a également réalisé le très efficace thriller Hickey & Boggs (1972), où il faisait de nouveau équipe avec Bill Cosby.