mardi 27 septembre 2011

LA COURSE AU JOUET

Doctor Who - Closing Time (Saison 6, Episode 12). Dans lequel le Docteur retrouve un vieil ami, décroche un job, et fait face à de vieux adversaires.

« Take my shoes off and throw them in the lake.
And I'll be 2 steps on the water. » (Kate Bush, Hounds Of Love)

Doctor Who est plus populaire que jamais avec Matt Smith et sous le règne de Steven Moffat. Ses audiences restent plus que satisfaisantes dans un environnement où la façon de consommer la télévision a évolué. La marque est commercialement au sommet partout et le programme a réussi a conquérir le marché américain. L'approche narrative de Moffat est soutenue par une majorité de Whovians, séduits par son énigmatique et soapesque arc scénaristique. Et le travail des autres scénaristes est salué sans réserve comme étant génial. Tant pis si quelques vieux fans, loins d'être fascinés par le grand timey-wimey, décident d'abandonner la série en cours de route.

Alors que la seconde moitié de la sixième saison est sur le point de s'achever, Gareth Roberts, le scénariste de Closing Time, fait revenir Craig Owens - apparu dans l'épisode The Lodger, qu'il avait écrit pour la saison précédente. Le comédien et personnalité de la télé James Corden est bien meilleur acteur que comique, même si sa contribution à l'édition 2011 de Red Nose Day était sans conteste la meilleure séquence de la soirée caritative. Il réussit à faire de Craig un garçon charmant en pleine angoisse de paternité lorsque le Docteur revient dans sa vie. Son amie Sophie (Daisy Haggard) a laissé le jeune homme avec leur bébé, Alfie, pour le week-end.

Bravo à Gareth Roberts pour avoir créé la sensation sur internet en un instant lorsque nous avons appris du Docteur, qui prétend parler bébé, que le jeune Alfie préfère en fait être appelé "Stormaggedon, Dark Lord of All". De bons dialogues entre Matt Smith et James Corden servent assez bien une authentique alchimie entre les deux. Mais malgré d'agréables moments de comédie l'histoire n'est qu'un prétexte pour leur réunion: le Docteur prend un job dans un grand magasin pour enquêter sur d'étranges variations de courant électrique et la disparition d'une employée.

« You're here for a reason, aren't you? You've noticed something and you're investigating. And because it's you it's going to be dangerous and alien. » Un "rat argenté" et un ascenseur hors d'usage conduisent le tandem aux ennuis sous la forme d'un vaisseau Cybermen caché sous le magasin. Peut-être bien qu'il est temps de mettre les Cybermen "au placard" tellement ils sont réduits à rien d'autre qu'une anecdote sur pattes sous l'ère Moffat. Et qui feignait de croire que Craig deviendrait vraiment Cybercraig dans la maladroite scène de la conversion? Il pourra toujours acheter un Cyberman à Stormageddon pour Noël, nos enfants nous protègeront de la prochaine invasion.

Un grand magasin, franchement... Et après? Un studio de cinéma ou de télévision comme au temps des productions Monty Berman? Et bien sûr l'avant-dernier épisode de la saison se devait de finir avec la candidate mandchoue et le retour de la reine des méchantes d'opérette, Madame Kovarian (Frances Barber). Dommage qu'ils n'aient pas pu avoir Joan Collins pour le rôle. Closing Time, quel titre fort approprié pour cet épisode réalisé par Steve Hughes.

Next Time: Le mari de l'astronaute.

http://danowen.blogspot.com/2011/09/doctor-who-612-closing-time.html

jeudi 22 septembre 2011

DANSE ENCORE AVEC LES STARS

La saison 2 de Danse avec les Stars, l'adaptation française de Strictly come Dancing/Dancing with the Stars, démarre le samedi 8 octobre sur TF1.

Baptisé Strictly come Dancing au Royaume-Uni et Dancing with the Stars aux Etats-Unis, le format de BBC Worldwide met en tandem des célébrités avec des danseurs professionnels pour concourir (en danse de salon et danse latine) devant trois juges. Danse avec les Stars est arrivé en France sur TF1 en février 2011, six ans après que la chaîne ait tenté un concept similaire appelé Celebrity Dancing.

Les candidats de la saison 2 de DALS seront le chanteur, acteur et personnalité médiatique Francis Lalanne, l'ex-champion olympique de patinage Philippe Candeloro, la chanteuse Nâdiya, la chanteuse Shy'm, l'ex-Miss France Valérie Bègue, le mannequin Baptiste Giabiconi, l'actrice Véronique Jannot, la chanteuse Sheila, et l'ex-joueur de tennis professionnel Cédric Pioline.

Ces célébrités feront équipe avec les danseurs professionnels Fauve Hautot, Katrina Patchett, Grégoire Lyonnet, Julien Brugel, Silvia Notargiacomo, Candice Pascal, Maxime Dereymez, Christophe Licata et Grégory Guichard (qui arrive dans l'émission).

Danse avec les Stars est toujours présenté par Sandrine Quétier et Vincent Cerutti. Chris Marques, Alessandra Martines, et Jean-Marc Généreux demeurent les homologues des juges Craig Revel Horwood, Len Goodman, Bruno Tonioli et Alesha Dixon.

http://www.tf1.fr/danse-avec-les-stars/
http://www.tf1.fr/danse-avec-les-stars/candidats/
http://twitter.com/#!/DanseStars_TF1

mardi 20 septembre 2011

DES ORAGES ET DES GUERRES

C'était censé être une "bataille": le retour de Downton Abbey, le luxueux drame historique d'ITV1, contre la dixième et dernière saison de MI-5 (Spooks), la série d'espionnage de BBC One. Mais qui pensait sérieusement que le MI-5 pourrait résister face à Violet, comtesse douairière de Grantham?

La deuxième saison de Downton a débuté dimanche soir avec 9 millions de téléspectateurs (34,6%), contre 4,62 millions (17%) pour Spooks (1).

« It's my lucky charm. I've had it always. So you must promise to bring it back, without a scratch. »


1916, le monde est en guerre. Les membres de la famille Crawley et les domestiques qui travaillent pour elle à Downton Abbey, leur demeure edwardienne, s'efforcent de maintenir leurs habitudes. Parce que, pour citer Mr Carson (Jim Carter), c'est « la seule façon de montrer aux Allemands qu'ils ne nous battront pas ». Certains hommes sont au loin dans les tranchées, comme Matthew Crawley (Dan Stevens). Robert (Hugh Bonneville) aimerait bien aller combattre mais on confie au comte de Grantham d'autres responsabilités. John Bates (Brendan Coyle) voit ses efforts pour construire un avenir avec Anna (Joanne Froggatt) menacés par l'arrivée de Vera (Maria Doyle Kennedy), son épouse.

Ecrit par son créateur Julian Fellowes et produit par Carnival Films, Downton Abbey, le carton d'audience d'ITV1, est de retour dans toute sa magnificence. L'amour, la guerre, l'honneur, l'intrigue, le drame et même l'humour sont présents au sein d'un supersoap de grande classe en costume. Certaines discussions dans les tranchées peuvent rappeler Blackadder Goes Forth mais cette première, réalisée par Ashley Pearce, reste au sommet de son art. En témoigne cette superbe scène dans laquelle Mary (Michelle Dockery) voit Matthew et la nouvelle élue de son coeur, Lavinia Swire (Zoe Boyle), tandis que joue l'orchestre. Et bénie soit Maggie Smith dans le rôle de Violet.

« Buzzards are circling. »

Dans Spooks, c'est une autre guerre qui revient hanter Sir Harry (Peter Firth). Un de ses contacts du passé est éliminé alors qu'il voulait avertir le patron de la Section D du MI-5 qu'une taupe à la solde des Britanniques - nom de code: Tourmeline - est en danger. Elena Gavrik (Alice Krige) est l'épouse d'Ilya Gavrik (Jonathan Hyde), un ministre russe de rang élevé, et quelqu'un la "traite" en utilisant les codes de Harry Pearce. Ilya est un ancien adversaire de Harry et il est la cible d'un complot visant à l'assassiner afin de faire du tort au début d'une nouvelle ère de relations entre l'Angleterre et la Russie.

La série à succès produite par Kudos Film and Television a explosé sa date de péremption il y a pas mal de temps déjà et la neuvième saison était tout simplement risible. Le premier de ces six derniers épisodes pourrait être le premier pas vers une sortie avec toute la dignité que Spooks devrait mériter étant donné sa sophistication passée. Une sortie digne que Ruth Evershed (Nicola Walker) et Harry méritent aussi, attendu que la probabilité qu'ils se retirent à la campagne est mince. Le reste de l'équipe ne mérite rien, tellementont dirait qu'ils ont été recalés à un entretien d'embauche de la CTU (oh, le joli ordinateur portable piégé que voilà!) On dirait même qu'il y a une Nina Myers (?)

La réception très Ferrero Rocher a l'air d'être extraite d'un Mission:Impossible et c'est sans surprise que l'on apprend que Harry a un héritier au FSB. Mais dans l'ensemble ce thriller d'espionnage à l'ancienne est presque rassurant avec ses Russes, la CIA, etc. A la fin du grand jeu de Harry tout le monde finit blanc et gris.

(1) http://www.guardian.co.uk/media/2011/sep/19/downton-abbey-spooks-viewers

http://www.itv.com/presscentre/presspacks/downtonabbeyseriestwo/default.html
http://www.bbc.co.uk/pressoffice/pressreleases/stories/2011/08_august/11/spooks.shtml
http://www.guardian.co.uk/tv-and-radio/tvandradioblog/2011/sep/18/spooks-series-10-episode-one