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samedi 3 décembre 2011

TROISIEME CHANCE

Malgré le flop spectaculaire de sa denière tentative il y a trois ans, TF1 veut toujours son "feuilleton quotidien". Mais pour l'instant seule France 3 sait comment transformer le plomb en or avec Plus belle la vie, lancé en 2004.

Laurent Storch, président de TF1 Production - également en charge de TF1 Films Production, ainsi que de la fiction et de la jeunesse à TF1, a annoncé le tournage de deux pilotes pour un possible feuilleton français quotidien. Celui-ci devrait être "sociétal et sur le ton de la comédie" et diffusé en access prime time. Le genre est ordinairement synonyme de soap mais, alors que les soap operas sont culturellement méprisés en France, le "feuilleton quotidien" reste un des fantasmes des chaînes françaises. Pourquoi? A cause de Plus belle la vie (PBLV), le EastEnders ou Coronation Street français.

Lancé en 2004 par France 3 à 20h20, face aux journaux d'information de 20h00 de TF1 et France 2, PBLV eut des débuts décevants. Mais la chaîne garda foi en son investissement et, après beaucoup de travail, le feuilleton quotidien devint un des programmes les plus regardés du pays - et commença à aiguiser les appétits. Puis TF1 eut le flair d'acheter Verliebt in Berlin (2005-2007), l'adaptation allemande du phénomène colombien Yo soy Betty la fea. Les télespectateurs français firent en 2007 un triomphe à ce Destin de Lisa, la romance entre Lisa Plenske et David Seidel.

France 2 et M6 tentèrent à leur tour de mettre à l'antenne leurs soaps quotidiens en 2008. Mais tant Cinq soeurs que Pas de secrets entre nous, conçus par la même société (Marathon, producteur de Sous le soleil), échouèrent à attirer le public. TF1 répliqua avec un des paris les plus ambitieux de l'histoire de la télé française, Seconde chance: 2700 m2 de plateaux à Bry sur Marne, avec 450 professionels en rotation sur le site (150 alternant sur les plateaux), 15 scénaristes travaillant sur place pour un format de 22 minutes tourné en HD, une chanson générique interprétée par une ancienne candidate de Star Academy, une campagne de marketing viral, des promos accrocheuses et surtout un budget de 28 millions d'euros.

TF1 testa prudemment 10 épisodes de Seconde chance auprès de panels avant de commander 180 épisodes à Alma Productions, sa filliale à l'origine de RIS (adapté d'un format italien) et de l'adaptation française de New York Section criminelle, mais aussi de l'affligeant L’Hôpital - lauréat d'un Gérard (les Razzies français). Seconde chance débuta en septembre 2008 mais six mois plus tard les audiences n'étaient toujours pas à la hauteur du coût et de la logistique. Supprimé en avril 2009, le feuilleton rejoignit des perles de ringardise comme Riviera (1991, chère coproduction américano-française), Foreign Affairs (1992, coproduction entre les Pays-Bas, le Canada et... l'Argentine!), Secrets (1992) ou Eldorado (1992-1993). Pourtant, un mois avant la fin de Seconde chance, M6 tentait un retour audacieux dans le jeu avec Paris 16ème, produit par CALT Production (Caméra Café).

L'effort de CALT disposait d'un budget estimé de 17 millions d'euros, de 180 jours de tournage pour 80 episodes (tournés simultanément par deux équipes), 9 décors créés par une équipe de 70 personne, 26 scénaristes et 7 réalisateurs. Mais Paris 16ème ne dépassa pas le 80ème épisode, comme Seconde Chance c'était truffé de clichés et de mauvais dialogues. Les deux tentaient de surfer sur des cartons américains tels que Ugly Betty ou Gossip Girl.

http://www.toutelatele.com/article.php3?id_article=36881
http://www.wat.tv/video/tf1-aura-son-feuilleton-quotidien-4kwel_2exyh_.html

mardi 24 novembre 2009

PAS DE SECONDE CHANCE (DU TOUT)

[16.36] Feu Seconde chance, le feuilleton quotidien de TF1 à 28 millions d'euros, n'a pas remporté l' International Emmy Award 2009 de la meilleure Telenovela.

Le gagnant est Caminho das Índias/India - A Love Story, une novela brésilienne plutôt originale de TV Globo. Tournée pendant 10 semaines dans plusieurs villes en Inde, 13000 m² de décors et 7000 m² de studios avec un budget équivalent à 50 millions de dollars américains, Caminho das Índias est une création de Glória Peres, l'auteur de O Clone/The Clone (2001-2002) - vendu dans 90 pays.

Le couteux Seconde Chance est en fait une des nombreuses tentatives infructueuses de dupliquer le succès de Plus belle la vie, le Eastenders à la française diffusé sur France 3. L'autre flop récent du genre en France étant Paris 16ème, le soap quotidien de M6 à 17 millions d'euros.

Notez que le gagnant de l'International Emmy Award 2009 de la Meilleure série dramatique est Livvagterne/The Protectors, une série originaire du Danemark. The Protectors est diffusé depuis 2008 et c'est une sorte de réponse danoise à MI-5 (Spooks), la série britannique de Kudos également en compétition cette année. C'est produit par DR et distribué par ZDF Enterprises.

http://thierryattard.blogspot.com/2009/03/seconde-chance-la-route-deldorado.html
http://thierryattard.blogspot.com/2009/03/paris-brule-t-il-propos-de-paris-16eme.html

Voir également (En Anglais):

http://www.digitalspy.co.uk/tv/news/a188317/international-emmy-awards-2009-the-winners.html
http://www.iemmys.tv/awards_nominees.aspx
http://www.globotvinternational.com/prodDet.asp?catId=1&prodId=115

samedi 7 mars 2009

PARIS BRÛLE-T-IL? (A PROPOS DE PARIS 16ème)

A la recherche du nouveau Plus belle la vie - l'équivalent français de Coronation Street ou EastEnders - depuis que France 3 a trouvé le filon avec son soap, TF1 a lançé Seconde chance en septembre dernier. Mais le Ugly Betty quotidien de 28 millions d'euros (http://thierryattard.blogspot.com/2009/03/seconde-chance-la-route-deldorado.html) n'a jamais atteint les espérances d'audience de la chaîne et on arrive au terme de ses 180 épisodes.

LES EVADES D'ELDORADO?

M6 a emprunté la route d'Eldorado bien avant TF1, l'été dernier, avec Pas de secrets entre nous. Mais cette production Marathon (compagnie ayant une certaine expertise avec Sous le soleil, vendu dans plus de 100 pays), fut un échec. Maintenant M6 prend stratégiquement avantage du sort de Seconde chance pour proposer Paris 16ème, sa nouvelle tentative.

Un budget estimé de 17 millions d'euros, 180 jours de tournage pour 80 episodes (tournés simultanément par deux équipes), 9 décors créés par une équipe de 70 personnes sous la direction du chef décorateur Jacques Houdin, 26 scénaristes, 7 réalisateurs. Ce sont les chiffres principaux de cette production CALT par Jean-Yves Robin. Cette compagnie est connue pour avoir révolutionné la fiction télé française avec deux séries au format court, Caméra Café (hit global au travers de nombreuses adaptations) et Kaamelott.

Lorène Maréchal (Alexandra Naoum), une jeune femme de province, arrive à Paris avec son oncle Antoine (Richard Gotainer) pour assister aux funérailles de ses parents. Elle est invitée par la distinguée Catherine Cipriani (Alexandra Kazan) dans son luxueux appartement du 16ème arrondissement de Paris. Catherine est l'épouse de Philippe Cipriani (Didier Menin), ténébreux propriétaire de Carialis - une compagnie prospère de navires marchands. Lorène doit découvrir un monde hostile et faire face à un secret que son oncle se sent obligé de lui révéler.

THE BOLD AND THE BEAUTIFUL

M6 fait preuve d'audace en montrant le premier épisode de Paris 16ème sur son site internet avant la première de son soap quotidien le 9 mars (http://www.m6.fr/html/series/paris-16/). Le mini-site sur le programme est très bien fait, avec des vidéos, une présentation des personnages, le "pitch" du feuilleton, une présentation des décors et les statistiques principales. La chaîne semble être assez fière de la chanson du générique, Paris is burning, une chanson du phénomène electro-pop Ladyhawke (la chanteuse Néo-zélandaise Pip Brown) composée en fait il y a deux ans. On peut d'ailleurs voir le clip sur le site.

Depuis que Plus belle la vie a démarré doucement avant de devenir un succès après une remise en forme complète, chaque observateur de cette "Guerre des Soaps" prend soin de ne pas enterrer le nouvel entrant trop tôt. Mais on peut déjà discerner quelques faiblesses dans ce premier épisode, à commencer par une "américanisation subconsciente": la chanson du générique est en Anglais et certains des personnages s'appellent Ethan, Tara ou Chris. Mais nous sommes bien à Paris et nous avons droit aux plans habituels de la Tour Eiffel et du métro.

Autre problème, certains dialogues: « Mon téléphone implose. J'suis le directeur de la communication. Il faut que je communique - Ben communique », ou « Le vrai problème c'est que t'es pauvre », ou encore « Armateur. Ah ça c'est les bateaux, c'est pas les armes ». Et bien sûr Paris 16ème ne peut éviter les clichés du genre, tels le choc des cultures entre l'héroine pauvre et ses hôtes, l'homme de main de Philippe, le confident propriétaire du café et ses commentaires cynico-humoristiques, ou le jeune et brave avocat qui veut faire tomber Philippe pour une affaire de pollution. Il y a aussi certaines attitudes qui évoquent Le coeur a ses raisons, une parodie de Soap Opera par l'humoriste québécois Marc Labrèche (bien connue en France).

DES JOURS ET DES VIES

La frontière entre codes et clichés est mince dans l'univers des Soaps, et les clichés peuvent constituer une force s'ils sont bien gérés. Nous regarderons une demi-douzaine d'épisodes pour voir si nous sommes convaincus, votre humble serviteur étant - comme Maître Chiun - un aficionado des "Beaux drames". Au contraire de Seconde chance, la distribution de Paris 16ème est un des points positifs de ce nouveau feuilleton: Philippe est interprété par Didier Menin, respectable acteur de second plan (1) (remarqué dans Plus belle la vie), qui doit relever le défi de sortir du stéréotype de l'homme d'affaires sans scrupules collé à son téléphone portable. Paris 16ème tient peut-être son Charles Frémont, le personnage interprété par l'excellent Alexandre Fabre dans Plus belle la vie.

Alexandra Kazan (Catherine) a un cv international qui inclut des participations à la version 1989 du Saint (avec Simon Dutton) ou Dracula: The series, ainsi que des rôles réguliers dans des séries françaises. La carrière de Wadeck Stanczak (Alfred Saint-Faye) est une liste impressionnante de rôles divers au cinéma et à la télévision, mais la vraie bonne surprise du casting est Richard Gotainer, plus connu comme chanteur, dans le rôle du sympathique tonton issu des classes populaires. Paris 16ème compte aussi un groupe de nouveaux visages et n'oublions pas que les jeunes et nouveaux talents ont fait le succès d'un soap comme Les Feux de l'Amour dans les années 1970.

Mais atteindre la longévité des Feux de l'Amour doit faire partie des rêves les plus fous de la production. Une des règles cardinales du Soap Opera est le facteur d'identification et parier que les télespectateurs ont envie de regarder un feuilleton sur les résidents du 16ème arrondissement de Paris (« J'ai compris que tu veux que ce soit comme d'habitude: Bling Bling ») est très risqué alors que nous sommes au plus haut de la récession. L'ère des Supersoaps et la fascination pour leurs riches familles est révolue depuis longtemps (demandez donc aux producteurs de Dirty Sexy Money). Les prochains entrants dans la quête pour le nouveau PBLV pourraient consulter les producteurs d'EastEnders, ou de GZSZ (Gute Zeiten Schlechte Zeiten), mais peut-être bien que Plus belle la vie ou Verliebt in Berlin (Le Destin de Lisa/Bruno) étaient des coups de chance ou de la pure magie. Si prochains entrants il y a, au cas où l'éventuel échec de Paris 16ème s'ajouterait à celui du couteux Seconde chance.

(1) Nous préférons pour notre part l'expression anglo-saxonne Character actor, plus respectueuse.

(A suivre)

mardi 3 mars 2009

SECONDE CHANCE: LA ROUTE D'ELDORADO

2700 m2 de plateaux à Bry sur Marne, avec 450 professionels en rotation sur le site (150 alternant sur les plateaux), 15 scénaristes travaillant sur place pour un format de 22 minutes tourné en HD, une chanson générique interprétée par une ancienne candidate de Star Academy, une campagne de marketing viral, des promos accrocheuses et un très commenté budget de 28 millions d'euros. Seconde chance, le soap quotidien lancé le 29 septembre 2008 par TF1, avait tout pour être considéré comme un des plus ambitieux paris de l'Histoire de la télévision française.

PLUS BELLE LA VIE AVEC 28 MILLIONS D'EUROS?

Pourquoi donc la première chaîne de télévision d'Europe (et leader en France) penserait qu'un Soap Opera pourraît être le ticket qui restaurerait son leadership dans une tranche horaire conquise par ses rivaux hertziens et par la télévision numérique terrestre (17h40 initialement) dans un pays où les télespectateurs n'ont pas la moindre notion de qui Luke et Laura peuvent bien être? (1) La réponse est simple: Plus belle la vie, l'équivalent français des britanniques Coronation Street ou EastEnders, ou de l'allemand Gute Zeiten, Schlechte Zeiten (GZSZ). Lancé en 2004 par France 3 dans la tranche stratégique de 20h20, face à ces institutions que sont les journaux d'information de 20h00 de TF1 et France 2. PBLV démarra avec des audiences pénibles mais France 3 avait foi en son investissement, et, après beaucoup de travail, le feuilleton quotidien devint un des programmes les plus regardés du pays - et commença à aiguiser les appétits.

Puis TF1 eut le flair d'acheter Verliebt in Berlin (2005-2007), l'adaptation allemande par Sat.1 du phénomène global né en Colombie, Yo soy Betty la fea. Les télespectateurs français firent un triomphe à ce Destin de Lisa, la romance entre Lisa Plenske et David Seidel, leur guilty pleasure N°1 de l'année 2007. La chaîne publique France 2 et la chaîne privée rivale de TF1, M6 tentèrent à leur tour de mettre à l'antenne leurs soaps quotidiens en 2008. Mais tant Cinq soeurs que Pas de secrets entre nous, conçus par la même compagnie de production (Marathon, producteur de Sous le soleil ou Totally Spies!), échouèrent à attirer le public.

Dans un tel contexte et avec un budget équivalant deux fois le coût de production de Plus belle la vie, TF1 se devait d'être prudente et testa 10 épisodes de Seconde chance auprès de panels avant de commander 180 épisodes à Alma Productions, la filliale de TF1 à l'origine de RIS (adapté d'un format italien) et de l'adaptation française de Law & Order Criminal Intent, mais aussi de L’Hôpital, sujet involontaire de plaisanteries la saison dernière - et qui a même gagné un Gérard (les Razzies français).

LE DESTIN D'ALICE

Alice Lerois, 35 ans (Caroline Veyt, une actrice belge), deux enfants, est plaquée par son mari, et doit trouver un job de toute urgence, mais son cv est une catastrophe. Alors qu'elle décroche un entretien de la dernière chance, à l'agence publicitaire Broman & Barow, elle est engagée par une des cadres, Laetitia (Isabelle Vitari), qui se trouve être une ancienne camarade de lyçée. Mais Laetitia a une idée en tête et des comptes à règler. Oui, et alors? Seconde chance empreinte les codes (clichés?) de Ugly Betty et Verliebt in Berlin réunis, depuis le personnage de la super-garce jusqu'au patron quinqua à la Alan Dale, plus des tics de RIS ou de L’Hôpital (une voix-off, des split screens, des chansons incidentes en Anglais, etc...). Et aussi des séquences surréalistes héritées de Ally McBeal, ainsi qu'une agaçante musique incidente "elfmanienne" venant tout droit de Wisteria Lane. Sans parler de répliques terribles telles que « Je suis une femme comme les autres ».

TF1 avait annulé la seconde saison de Verliebt in Berlin (Le Destin de Bruno, centrée sur le demi-frère de Lisa) à mi-parcours à cause du manque d'intérêt des télespectateurs après le départ du personnage de Lisa Plenske. Les responsables de TF1 et d'Alma ont ils pensé que la recette n'est bonne qu'avec une héroïne? La cible visée par TF1 n'est autre que la mythique ménagère de moins de 50 ans et les adolescents. Mais les adolescents regardent Alles was zählt (Le rêve de Diana), un soap allemand de Grundy UFA, sur M6. Les deux premiers épisodes de Seconde chance furent plutôt bien accueillis. Le bouche à oreilles fut d'abord favorable au sein du public visé et la chaîne semblait satisfaite des des débuts de son feuilleton.

Six mois plus tard, les audiences n'ont pas atteint ce que TF1 pouvait en attendre avec un tel budget et une telle logistique, mais personne ne voulait enterrer le soap trop tôt à cause du précédent de Plus belle la vie. En plus TF1 à dû gérer la grossesse de son actrice principale et donc remplacer Caroline Veyt par Pascale Michaud dans le rôle d'Emilie Marceau - à partir de l'épisode 100 (et avec un générique modifié). Maintenant, à l'approche de la fin de la saison, Seconde chance s'apprête à rejoindre le Mémorial des expériences hasardeuses en matière de Soap Operas, auprès de perles comme le très "camp" Riviera (1991, une coûteuse co-production américano-française), Affaires étrangères (Foreign Affairs, 1992, une co-production entre la Hollande, le Canada et... l'Argentine!), Secrets (1992) (2) ou Eldorado, de la BBC (1992-1993).

Les clés pour un bon soap sont des personnages forts, des acteurs virtuoses (3), un facteur d'identification mais des intrigues exagérées voire hyperboliques tout en étant contenues dans le cadre de l'environnement défini par le programme... le tout pour un coût raisonnable. TF1 devrait s'en tenir aux formules de ses "dramédies" à succès: l'inégal Joséphine Ange gardien et le léger, drôle et efficace Père et maire (ABC ou NBC devraient prendre en considération l'idée d'acheter le format de cette série), plutôt que de tenter de dupliquer Ugly Betty, Grey's Anatomy ou Les experts d'une façon ou d'une autre.

(1) Luke et Laura Spencer dans Hôpital central/Alliances et trahisons (http://thierryattard.blogspot.com/2008/05/alliances-et-trahisons-sur-tf1-terreur.html), LE couple de l'Histoire du Soap Opera.
(2) Sky du Mont à propos de Secrets: http://thierryattard.blogspot.com/2008/05/sky-du-mont.html.
(3) Dans l'univers du soap à la française, le charismatique Alexandre Fabre - Charles Frémont dans Plus belle la vie - est l'incarnation du virtuose. Physique mis à part, il est l'équivalent français de Joseph Mascolo (Stefano DiMera dans Des jours et des vies).