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mercredi 6 février 2013

INJUSTICE SUR ARTE

Demain soir sur Arte débute Injustice (2011), la dramatique en cinq parties du scénariste et écrivain de renom Anthony Horowitz (Crime Traveller, Inspecteur Barnaby, Foyle's War, les livres d'Alex Rider). Elle a pour acteur principal James Purefoy (Rome), actuellement dans The Following sur le réseau américain Fox.

C'est très regrettable mais Injustice n'arrive pas à la cheville de ce chef-d'oeuvre qu'est Collision (2009), du même auteur. Au moins Charlie Creed-Miles est très impressionnant et la séquence générique a le style si typique et classieux de Momoco (Luther). Un remake américain par Dick Wolf est en préparation. Qu'il ne se presse pas...

Nous avions longuement parlé d'Injustice lors de sa diffusion sur ITV (qui s'appelait alors ITV1) en 2011:

http://thierryattard.blogspot.fr/2011/06/injustice-itv1.html (Episode 1)
http://thierryattard.blogspot.fr/2011/06/injustice-episodes-2-3-itv1.html (Episodes 2 et 3)
http://thierryattard.blogspot.fr/2011/06/philanthropist.html (Episodes 4 et 5)

http://www.arte.tv/fr/injustice-une-miniserie-en-cinq-episodes/7259608,CmC=7259650.html

dimanche 12 juin 2011

THE PHILANTHROPIST

Injustice - Episodes 4 et 5 (ITV1). Dans lequel le DI Wenborn (Charlie Creed-Miles) a son heure de gloire avant de tomber et Will Travers (James Purefoy) découvre qu'il ne va pas recevoir de super-injonction du tribunal parce que l'affaire de son ami d'université n'est pas State of Play.

« You can't handle the truth! » (Colonel Jessep, A Few Good Men)

ITV1 a diffusé vendredi soir le dernier épisode d'Injustice, la nouvelle dramatique évènement en cinq parties d'Anthony Horowitz après le succès de Collision deux ans auparavant. La première remplissant correctement sa fonction d'appât, mais le second épisode montrait déjà des signes de fatigue et le suivant incinérait de manière surprenante une des intrigues essentielles. L'avant- dernier chapitre d'Injustice fonctionnait beaucoup mieux comme épisode d'une série policière classique que comme pièce d'un thriller puzzle, porté par la formidable présence de Charlie Creed-Miles dans le rôle du DI Mark Wenborn, le policier en charge de l'enquête. Particulièrement dans une scène pour laquelle l'acteur est digne d'un BAFTA, celle où Wenborn "grille un fusible" pendant qu'il interroge le jeune délinquant (et aspirant écrivain).

Peut-être que nos attentes étaient exagérément élevées à cause du sublime Collision et si la semaine était clairement inégale elle était au moins regardable, jusqu'au final. James Purefoy était excellent en mode David Morrissey dans le rôle de l'éminent citoyen avec un squelette derrière les costumes dans son placard. Charlie Creed-Miles était stellaire en DI Bastard, nous sauvant de l'ennui total inspiré par le personnage interprété par la pauvre Dervla Kirwan (à un point qu'on finissait par prier qu'elle ait signé un pacte avec les Cybermen). Même Obi Abili dans le rôle du DS Taylor, le coéquipier de Wenborn, commençait à attirer un peu d'attention. Puis le dernier épisode est tombé dans les escaliers aussi vite que celui cognait son épouse.

« You always believe the best in people. You are too easily taken in. Not, I would have to say, the best quality in a criminal barrister. » Se voyant plutôt commodément épargner une autre conversation avec Wenborn, Will a haussé un sourcil (à l'instar des téléspectateurs) sur une réplique moyenne mentionnant une marque suisse de montre puis il a sauvé son ami d'université de gros ennuis. Avant de faire son Dave Kujan (1) en réalisant que Martin n'était pas pris dans une conspiration mais était juste une autre erreur (constat approuvé par son ami imaginaire). Travers devrait suivre une thérapie et prendre sa retraite, ou bien trouver un job dans une ONG.

La prochaine fois que William Travers rechute avec sa conception très personnelle de l'idéalisme pas la peine d'en faire une autre dramatique en cinq épisodes. Mais merci pour Charlie Creed-Miles.

jeudi 9 juin 2011

INJUSTICE - EPISODES 2 & 3 (ITV1)

Il faut certainement à ITV beaucoup de confiance, le nom d'Anthony Horowitz, et le souvenir magique de Collision, pour diffuser depuis lundi les cinq épisodes d'Injustice sur une semaine. Particulièrement avec un troisième épisode précédé par l'irritant You've Been Framed! et programmé face à The Apprentice.

Will Travers (James Purefoy), grand avocat de la défense, se remet d'une dépression loin de Londres. Pourtant il accepte de s'occuper de l'affaire Martin Newall (Nathaniel Parker), un ami d'université accusé d'avoir assassiné sa secrétaire. Peu importe que son épouse Jane (Dervla Kirwan), maintenant professeur d'Anglais dans une institution pour jeunes délinquants, ait dû renoncer à un job en or dans l'édition pour le suivre. Pendant ce temps, la police trouve le corps d'un travailleur itinérant tué d'une balle dans la tête. Le misanthrope DI Mark Wenborn (Charlie Creed-Miles) se voit confier l'affaire avec son nouveau collègue, le DS Nick Taylor (Obi Abili). Il découvre que l'homme était un activiste de la cause animale et un client de Travers, dont il n'est pas précisément un fan.

Avec un mariage en difficulté et une carrière sous surveillance hiérarchique, Wenborn peut et doit se concentrer sur l'enquête et sur l'avocat. Mais Will porte toute son attention sur son nouveau dossier: son ami Martin, trader en pétrole, avait une liaison avec sa secrétaire dans une chambre d'hotel où elle a été retrouvée morte er où son ordinateur a disparu. Et certaines personnes s'inquiètent à propos de son contenu et de ce que l'avocat de Newall pourrait découvrir. Une autre source de problèmes pour Will est son vieil adversaire Jeremy Forbes-Watson (Nick Dunning), qui a une revanche à prendre.

Déjà trois épisodes de diffusés et Injustice est clairement dépourvu de l'originalité et de la sensibilité de Collision, avec lequel il partage des éléments structurels. La première donnait astucieusement assez pour attirer vers le suivant mais l'épisode 2, centré sur le meurtre de la secrétaire de Martin, montre des signes de baisse de régime. L'épisode suivant carbonise d'une manière suprenante une des intrigues essentielles, en dévoilant ce qui a conduit Will Travers à ses problèmes personnels. Même si l'idéalisme de Will est difficile à avaler au moins est-il plus intéressant que son épouse. Si seulement nous pouvions découvrir qu'elle a passé un pacte avec les Cybermen. Toute autre option que l'histoire du livre sera considérée avec joie.

Comme c'était prévu, le premier épisode d'Injustice a affecté l'audience de l'excellent Case Histories lundi soir, avec une moyenne de 5,32 millions de téléspectateurs (contre 4,46 millions pour la nouvelle série de BBC One). Mais la nouvelle dramatique de Horowitz a perdu 1,04 millions de téléspectateurs mardi. Toutefois nous sommes curieux de savoir quels tours Anthony Horowitz a encore dans son sac, et Charlie Creed-Miles est fantastique en "DI Bastard". On peut se demander ce que le personnage ferait dans la salle du conseil de The Apprentice si Lord Sugar prenait une journée de congé.

Episode 1: http://thierryattard.blogspot.com/2011/06/injustice-itv1.html

http://www.itv.com/injustice/
http://www.digitalspy.co.uk/tv/news/a323582/injustice-beats-case-histories-in-monday-ratings.html
http://www.digitalspy.co.uk/tv/news/a323787/angry-boys-debuts-with-nearly-600k.html

mardi 7 juin 2011

INJUSTICE (ITV1)

Injustice - Episode 1. William Travers, un avocat renommé spécialisé dans les affaires criminelles, se remet de problèmes personnels loin de Londres après qu'une affaire se soit très mal terminée. Il est conduit à contrecoeur à prendre un dossier concernant un vieil ami.

Injustice, la nouvelle dramatique en cinq épisodes d'Anthony Horowitz, scénariste et écrivain de renom (Crime Traveller, Midsomer Murders, Foyle's War, les livres d'Alex Rider), a débuté hier soir sur ITV1. Elle est diffusée sur cinq soirées consécutives comme ce qu'ITV avait fait il y a deux ans pour la précédente dramatique évènement de Horowitz, le superbe Collision - avec un succès critique et un succès d'audience amplement mérités.

James Purefoy (Rome) est Will Travers, un avocat de la défense qui a toujours l'oeil pour le détail qui fait la différence. Jusqu'au jour où sa vie déraille, lui faisant quitter Londres avec sa famille. Mais un ami accusé d'avoir assassiné sa secrétaire a besoin de ses talents et Will pense qu'il a une dette envers lui, malgré le fait que son épouse Jane (Dervla Kirwan) ait quitté un très bon emploi pour le suivre. Pendant ce temps la police trouve le cadavre d'un travailleur itinérant tué d'une balle dans la tête et l'inspecteur en charge de l'enquête, le DI Mark Wenborn (Charlie Creed-Miles), n'est pas précisément un fan de Travers.

On ne change pas une recette qui a fonctionné. Injustice reprend les ingrédients de Collision sur une base plus intimiste (autrement dit une distribution plus petite), mélangeant le présent avec des flashbacks au sein d'une structure narrative complexe. Anthony Horowitz assemble patiemment son nouveau thriller en puzzle avec des fragments de vies mais l'image obtenue ne ressemblera pas à la photo sur la boite. Le premier épisode remplit sa fonction en lâchant assez afin de susciter l'intérêt pour la suite (une voiture qui explose, un personnage tenant une arme), mais pour l'heure Injustice apparaît comme dépourvu de l'originalité et de la sensibilité de son prédécesseur.

Purefoy est parfait en mode David Morrissey total dans le rôle d'une figure établie au côté sombre. Dervla Kirwan a l'air d'être encore dans The Silence (2010) mais chez Horowitz rien ni personne n'est ce qu'il semble être alors qui sait... Et la révélation absolue de cette première est le très impressionnant Charlie Creed-Miles dans le rôle du flic cynique.

Injustice est réalisé par Colm McCarthy et produit par Injustice Films Limited. Anthony Horowitz est producteur exécutif. Jill Green and Eve Guttierez produisent. La musique est de Magnus Fiennes, Ruairi O'Brien est le directeur de la photo et la séquence générique a la classe et le style si distinctif de la compagnie Momoco (Silk, Zen, Luther).

http://www.cultbox.co.uk/reviews/episodes/1105-injustice-episode-1-review
http://www.guardian.co.uk/tv-and-radio/2011/jun/06/injustice-embarrassing-fat-bodies-review
http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/tv/reviews/last-nights-tv--injustice-itv1-americas-secret-killers-dispatches-channel-4-2293830.html
http://www.telegraph.co.uk/culture/tvandradio/8560173/Injustice-ITV1-review.html