jeudi 15 mai 2008

THE STRANGE CASE OF DR. MABUSE (McFARLAND)

À Jacques CHAMPREUX

Caché dans les ténèbres, un mystérieux génie démoniaque parie sur les faiblesses des âmes humaines pour atteindre son seul but : la destruction du monde civilisé. En cinq livres et douze films, sous diverses identités, divers déguisements, Mabuse défie l'Humanité.

David Kalat enquête dans un des livres les plus intéressants que l'on ait consacré au cinéma de genre.

« Il est plus fort que vous. Il est comme un Dieu. » (Cara Carozza dans Docteur Mabuse le Joueur - cité dans The Strange Case of Docteur Mabuse, Page 5)

« QUELQUE CHOSE DE MAUVAIS ARRIVE »

« Il y a un démon en liberté en Allemagne et un jour je crois que moi-même je l'ai vu de mes yeux... (Norbert Jacques)

Les temps incertains engendrent toutes sortes de cauchemars , mais certains des rêveurs magnifiques que sont les auteurs littéraires se voient donner la capacité d'exorciser leurs peurs de ces âges troubles en traduisant les recoins sombres de leurs visions au travers de la créativité de leur imagination : Moriarty, Fu Manchu, Fantômas... Mabuse, périls de leurs époques, chambre 101 de leurs créateurs. Quelque chose de mauvais arrive et Norbert Jacques l'a vu.

« Le Docteur Mabuse opère dans l'ombre, à la tête d'un monde qui ne connaît même pas son nom. » (David Kalat, The Strange Case of Dr. Mabuse, Page 3)

Des cendres d'un empire déchu, des péchés d'une république de carton, dans un pays qui tente de se guérir d'une de ses plus horribles guerres, émerge Dr Mabuse der Spieler. Créé en 1921 par Norbert Jacques, journaliste luxembourgeois devenu écrivain, Mabuse terrifie d'abord des millions de lecteurs allemands du Berliner Illustrierten Zeitung, dans un feuilleton en cinq parties publié par cette revue, puis devient un best-seller sous forme de livre.

« Dr Mabuse der Spieler (« Dr Mabuse le Joueur ») dépeint un Führer criminel qui exploite la décadence sociale pour son seul avantage» (David Kalat, The Strange Case of Dr. Mabuse, Page 14) . Tout est dit et toute ressemblance entre « L'homme sans visage » et l'homme avec une moustache sur le sien est le produit des circonstances... ou de la prescience. Pourquoi « Docteur », à propos ? « L'Allemagne connaît bien, à cause d'innombrables expériences, les effets que des titres comme Docteur, Professeur ou Comte peuvent avoir sur la confiance et le respect. Comment les gens ont accroché de tels titres comme un rideau cachant des vérités qu'ils ne souhaitaient pas reconnues » explique Jacques en 1928. Il y a quelqu'un derrière le rideau, tirant les ficelles, et ce n'est pas Le Magicien d'Oz.

« Il a lâché dans le monde un personnage qui lui a échappé. » (David Kalat, The Strange Case of Dr. Mabuse, Page 11)

C'est alors qu'entre en scène quelqu'un qui est un Mabuse dans son genre : l'aspirant « Wonder boy » du cinéma allemand, l'homme à femmes et dictateur des plateaux, Fritz Lang. Lang adapte Dr Mabuse, der Spieler en 1922 avec un film en deux parties écrit par lui et sa femme Thea von Harbou... ex-épouse de la star du film (dans le rôle titre), Rudolph Klein-Rogge.

LANGER, LANGER ZEIT

« Avec son monocle, aboyant des ordres avec son accent allemand, Lang personnifiait le Hollywood des années 30 et 40. Cette image s'est rapidement transformée en cliché, le stéréotype sadique du réalisateur germanique. » (Page 20)

Fritz Lang peut être considéré comme l'un des pères du cinéma commercial moderne, créant comme scénariste, réalisateur ou bien les deux, les codes et conventions des films d'aventure longtemps avant que les accros de cinéma ne commencent à réclamer un « Indy IV » (Die Spinnen, Indische Grabmal), des thrillers conspirationnistes (Mabuse), des films de science-fiction (Metropolis), des films de 007 (avec Spione - regardez donc Octopussy avec l'œuvre de Lang à l'esprit) ou bien du film noir. A côté de Lang il y a Alfred Hitchcock, moins la flamboyance et le génie, avec La Mort aux trousses (1959) - la mère de tous les blockbusters à pop-corn de l'été.

« Alfred Hitchcock (qui emprunta librement à Lang, à la fureur de ce dernier) puisa l'inspiration dans cette séquence [le raid de la police sur le quartier général de Mabuse] pour un dénouement assez similaire dans le film de 1934 L'Homme qui en savait trop. » (Page 58)

Thea von Harbou et Fritz Lang prennent le matériel original du Mabuse de Norbert Jacques et se l'approprient (sans trahir l'auteur qui collabore avec le duo pour l'adaptation), avec une subtilité égalant la complexité de leur partenariat professionnel et personnel (« Nous avons été mariés 11 ans, parce que pendant dix ans on n'avait pas le temps de divorcer » admit cyniquement Lang). Mais au prix de la descente de Jacques dans l'oubli collectif (« Jacques n'a pas arrangé les choses en mettant largement de côté ses ambitieux projets littéraires dans une vaine tentative de recréer la magie de Mabuse », Page 16) - finalement l'homme vendit la propriété de Mabuse aux responsables successifs de la vie cinématographique de sa créature.

« Pour qu'une séquence fût exactement comme il le voulait, Lang tira de vraies balles en direction de sa distribution afin d'obtenir à l'écran des coups de feu et des impacts de balles véritablement réalistes. » (Page 31)

Le Mabuse à grand spectacle en deux parties est acclamé par la critique et se pose en succès domestique, établissant Fritz Lang comme un réalisateur qui compte en Allemagne. Mais parallèlement à la règle d'or qui veut que « le principe de Mabuse exige que Mabuse se détruise » (Page 31), Herr Lang brûle « des ponts derrière lui et par devant lui, abusant et exploitant tout autour de lui » (Page 21) et ruine presque l'Ufa, la réponse des Allemands au Hollywood de l'époque, avec son Metropolis (1926).

M SCHLÄGT ZU

« Hitler comprenait la signification du cinéma...» (Joseph Goebbels - cité page 62)

On ne peut garder éternellement un « bon » vilain cinématographique mort, ou même dans un asile psychiatrique. La demande constante du public pour une suite à Mabuse incite Fritz Lang et Thea von Harbou à envisager un « Mabuse II ». En 1930, le couple consulte Norbert Jacques à propos du script de ce qui est titré à l'époque Mörder unter uns (Les Meurtriers sont parmi nous, qui sort sous le titre de M l'année suivante) et Lang lui demande des suggestions afin de ramener à l'écran le docteur et sa folie (« derrière » l'écran serait plus approprié, lorsqu'on parle de Mabuse...)

Jacques fait le « pitch » de Mabuse Kolonie (La colonie de Mabuse), son nouveau projet de livre, comme base possible pour une telle suite. Dans Kolonie, une mystérieuse « dragon lady », connue sous le nom de Frau Kristina, veut établir un mini-empire dans la jungle brésilienne et le modus operandi de son dessein criminel est basé sur le testament du Docteur Mabuse. Lang sent que cette histoire manque de potentiel cinématographique mais conserve l'idée d'un testament. Mabuse reviendra.

« L'Histoire rattrapait l'Art. Mabuse était arrivé. » (Page 34)

Seule piste qui mène à un gang de faussaires, un ex-flic corrompu, travaillant sous couverture, devient fou mais laisse un indice à son ancien supérieur, l'inspecteur Lohmann - le flic cynique du film M (interprété de nouveau par Otto Wernicke) et cet indice est un nom : Mabuse. Le problème est que le Docteur Mabuse (Rudolf Klein-Rogge, bien sûr) a été enfermé dans une cellule capitonnée il y a dix ans et que le génie du crime est presque un légume.

Flashback... 1924, Adolf Hitler est dans une cellule après un coup d'état raté, et écrit Mein Kampf, son manifeste. Avance rapide... Janvier 1933, les Nazis arrivent au pouvoir en Allemagne alors que Lang tourne simultanément Das Testament des Dr. Mabuse et Le Testament du Dr. Mabuse (une version française avec une distribution française et Rudolf Klein-Rogge dans le rôle du Génie du crime préféré du public). La première de Das Testament des Dr. Mabuse doit avoir lieu le 24 mars dans la salle de cinéma qui présenta le premier Mabuse en 1922, mais la première est retardée « pour raisons techniques », puis le film est officiellement interdit par le Comité allemand pour la censure cinématographique, une entité fantoche entre les mains du docteur Joseph Goebbels - le ministre de la propagande de Hitler.

Fritz Lang s'enfuit en Amérique. La légende racontera plus tard l'histoire d'une rencontre avec le Dr. Goebbels, comme son maître un fan de Lang depuis Die Nibelungen (1924), au cours de laquelle Goebbels tente Lang avec un deal faustien sans tenir compte des origines juives du réalisateur. De toute façon celle qui est séduite par « le côté obscur de la Force » est Thea von Harbou, la femme de Lang.

ATZE BRAUNER, DER SPIELER

« Ce serait le legs d'Artur Brauner. Comme cela se produirait encore et encore à travers l'Histoire du cinéma, le succès commercial était acheté au prix de la réputation artistique de quelqu'un. Pour tout ce que Brauner avait fait pour faire revivre et pour revigorer le cinéma allemand, il serait regardé comme une version glorifiée de P.T. Barnum. » (Page 132)

La perspective d'une seconde résurrection de Mabuse trouve son origine dans le rêve d'un homme de pouvoir reconstruire l'industrie cinématographique de son pays, un génie avec un authentique goût pour l'Art et un sens réel du commerce, essayant d'abord de trouver un compromis entre les deux avant de se rendre avec profit aux canons du box office. Méprisé par ses pairs et la critique mais tacitement approuvé par le public allemand, snobé par les historiens du cinéma, Artur « Atze » Brauner est le troisième père de Mabuse après Norbert Jacques et Fritz Lang.

Fondateur de la CCC Films en 1946, Brauner veut ramener en Allemagne le réalisateur de Das Testament des Dr. Mabuse, le film qui lui a donné la volonté et la force d'atteindre le sommet de la chaîne alimentaire de l'industrie allemande du cinéma. « C'était le premier véritable film de gangsters, pourvu de tous les raffinements qui deviendraient typiques de ce genre... » rappela t'il un jour avec la plus sincère des émotions.

« Lang vous donne envie de vomir. Personne dans le monde entier n'est aussi important que lui s'imagine l'être. Je comprends parfaitement pourquoi il est si détesté partout. » (Kurt Weill - cité page 92)

Perçu comme un « petit dictateur » aux Etats-Unis, un Mabuse à monocle, Fritz Lang « s'était battu avec pratiquement tout le monde à Hollywood, du plus révéré des magnats au plus anonyme des techniciens (Page 111) - au point que certains voulaient même le tuer. Changeant de studios à la vitesse de la lumière, le réalisateur de The Big Heat (1953) cloue méthodiquement le cercueil de sa carrière américaine de la manière auto-destructrice la plus mabusienne.

Artur Brauner, le plus puissant magnat de l'industrie cinématographique dans l'Europe d'après-guerre, rêve d'un remake mais séduit l'ego du Grand Herr Lang avec une offre que sa vanité ne peut refuser : le remake du Indische Grabmal (1921) en deux parties écrit par Thea von Harbou et Lang mais dirigé par Joe May au grand mécontentement de Lang. Les merveilleux Der Tiger von Eschnapur (Le Tigre du Bengale) and Das Indische Grabmal (Le Tombeau hindou, 1959) sont démolis par des critiques malicieux. Derrière le rideau, Mabuse attend...

LA VENGANZA DEL DR. K

« J'ai déjà tué ce fils de pute ! » (Fritz Lang)

Un flic de Berlin (Gert Fröbe), un playboy américain homme d'affaires et propriétaire d'une usine nucléaire (Peter Van Eyck) et une jeune et belle damoiselle en détresse (Dawn Addams) sont des pions sur un luxueux mais mortel échiquier... l'Hôtel Luxor. Et la partie est regardée par 1000 yeux, observant les vies privées des clients du palace. Seul un medium (Lupo Prezzo) et un psychiatre (Wolfgang Preiss) semblent connaître les règles du jeu et pourquoi un vendeur en assurances particulièrement irritant (Werner Peters) est le seul en position de mettre le Maître en échec et mat ?

Mabuse est mort, vive Mabuse ! Die 1000 Augen des Dr. Mabuse (Le Diabolique Docteur Mabuse, 1960) est le chant du cygne, le testament de Fritz Lang. Périls d'époques troublées, chambre 101 de leur créateur, de l'anticipation de la terreur nazie à l'Angst nucléaire des sixties et l'intrusion de la technologie dans la vie de tous les jours, quelque chose de mauvais arrive, et Fritz Lang a tout vu. Au lieu du remake souhaité par Brauner, Lang nous offre un Mabuse tout neuf. 1000 Augen est un carton en Allemagne et est considéré comme un chef-d'œuvre en France. Brauner offre au Maître de diriger toute une franchise mais Lang refuse.

« Il n'y a pas de Mabuse parce que « Mabuse » n'est pas un nom, pas au sens traditionnel. C'est un signe. C'est un mot de passe. C'est une idéologie. » (David Kalat, The Strange Case of Dr. Mabuse, Page 5)

Arrêtez les rotatives ! La force de The Strange Case of Dr. Mabuse, par David Kalat, est là : Mabuse a survécu à Fritz Lang et Monsieur Kalat nous rappelle cette réalité. Le Docteur K n'est pas seulement l'auteur d'un des plus grands livres jamais écrit sur une série cinématographique de genre (avec Pleins feux sur... La Panthère rose par Philippe Lombard) mais aussi le patron de All Day Entertainment, une compagnie qui sort des éditions Collector de « films cultes » en DVD. « Ma passion pour la série des Mabuse m'a conduit à écrire ce livre mais aussi à prendre les licences de certains d'entre eux pour les sortir en DVD chez All Day » confesse l'homme presque en s'excusant à l'attention de ceux qui pourraient considérer que cette situation pourrait affecter ses commentaires. Appelons ça plutôt de la conscience professionnelle...

« Puisque Lang ne coopèrerait pas, son doppelgänger bon marché, le Docteur Harald Reinl le ferait » (Page 143). Comme Jean-Pierre Dionnet durant les merveilleuses et glorieuses heures de Cinéma de quartier pour Canal Plus, David Kalat braque les projecteurs sur les « autres » Mabuse : six films produits entre 1961 et 1970 délibérément ignorés ou méprisés par les critiques et les historiens du cinéma.

DR. MABUSE SCHLÄGT WIEDER ZU

« Reinl remodela le genre Mabuse hérité de Lang. Rejetant toute prétention artistique, il l'a reconstruit en tant que franchise avec une formule facile à suivre. Et ses contributions furent significatives : Lang dirigea trois films de Mabuse, Reinl deux. » (David Kalat, The Strange Case of Dr. Mabuse, Page 145 )

Extraordinaire artisan et artiste, roi du box office allemand au sommet de sa carrière, le nom de Harald Reinl est associé à l'âge d'or du cinéma populaire allemand : Edgar Wallace, Winnetou, Jerry Cotton, Kommissar X... et, bien sûr, Mabuse. Un méchant en vedette pourtant invisible (enfin presque...) - Wolfgang Preiss, le retour de son challenger, l'inspecteur Lohmann (Gert Fröbe - il s'appelait « Kras » dans l'épisode précédent, mais qui s'en soucie ?), le mystérieux super-espion séducteur adepte du triple jeu (Lex Barker) et la ravissante jeune femme avec un secret (Daliah Lavi), Le retour du Docteur Mabuse (1961) livre avec grand style du spectacle de haut niveau. Et pourquoi ce type nommé Bömmler a t'-il le visage du vendeur en assurances de 1000 Augen (le grand Werner Peters) ?

Ladislas Fodor, le scénariste du Retour, écrit deux autres Mabuse : L'invisible Dr. Mabuse (1962), dirigé par Reinl (avec de nouveau Lex « the Rex » Barker) et Le Testament of Dr. Mabuse. Das Testament des Dr. Mabuse (1962) est réalisé par Werner Klinger, un autre artisan, qui réalise le rêve d'Artur Brauner d'un remake du chef-d'œuvre de Fritz Lang. L'épisode suivant, Mabuse contre Scotland Yard (1963), transpose lourdement Mabuse dans l'univers de la franchise Edgar Wallace (au travers de l'adaptation d'un livre de son fils, Bryan Edgar Wallace) et Mabuse et le rayon de la mort (1964) rappelle un peu trop Opération Tonnerre (sorti... l'année suivante - un autre tour de Mabuse ?)

« Même Brauner lui-même semblait scandalisé par toute cette affaire ; des huit films qu'il produisit avec Jess Franco, La Venganza del Dr. Mabuse (« La Vengeance du Dr. Mabuse », 1970) est le seul qui ne figure pas sur la liste du catalogue officiel de la CCC. » (Page 239)

On dit que toutes les bonnes choses ont une fin mais le Docteur Mabuse est tout sauf bon et son génie du mal est sans fin. Il refait surface en Espagne avec La Venganza del Dr. Mabuse (1970). Produit discrètement par Artur Brauner, cette Vengeance en couleurs est réalisée par l'icône la plus révérée du cinéma de genre : el Don des films B à Z qui ont du style, le réalisateur espagnol Jess Franco en personne. Marche ou crève : Vengeance définitive ?

DR. M EST VIVANT

« Personne ne me découvrira. Personne n'imagine que le Docteur Mabuse est vivant. » (Professeur Farkas dans La Venganza del Dr. Mabuse)

The Strange Case of Dr. Mabuse - A Study of the Twelve Films and Five Novels, par David Kalat (publié chez McFarland) explore non seulement l'univers du Mabuse littéraire et les films « officiels » mais aussi deux films : Scream and Scream Again (1969) et Dorian Gray im Spiegel der Boulevardpresse (1984) qu'il associe au personnage.

« L'amour de Chabrol pour l'œuvre de Lang est absolu. » (Page 275)

David Kalat termine son intéressant ouvrage avec une étude de l'excellent Dr. M (1990), l'hommage de Claude Chabrol aux visions langiennes de Mabuse. Le Docteur Marsfeldt est le dernier héritier du testament du Docteur Mabuse, à moins que... ? Mabuse vit au travers du livre de Monsieur Kalat, une célébration d'un des monuments du cinéma populaire allemand, un cinéma injustement ignoré. Mabuse reviendra, il revient toujours.

Les temps incertains engendrent toutes sortes de cauchemars, mais certains des rêveurs magnifiques que sont les auteurs se voient donner la capacité d'exorciser leurs peurs de ces âges troubles en traduisant les recoins sombres de leurs visions au travers de la créativité de leur imagination : Moriarty, Fu Manchu, Fantômas, Mabuse, Marsfeldt... périls de leurs époques, chambre 101 de leurs créateurs...

« ... De ce résumé des récents événements, quelle signification pouvons-nous déduire ? Pouvons-nous reconnaître l'apocalypse qui approche ? Quel avenir horrible ces signes présagent? » (Norbert Jacques, Mabuse Kolonie, 1930)

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